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mardi 11 novembre 2014

Bioplastiques : Distinctions Subtiles mais Significatives

Les bioplastiques suscitent depuis quelques années un intérêt grandissant. Toutefois, le développement de ce nouveau secteur n’est pas sans soulever un certain nombre de questionnements et de défis.

Le vocabulaire utilisé sème la confusion et l’amalgame

Les termes « biodégradable, compostable, biosourcé, dégradable voire oxo-biodégradable » sont largement utilisés comme argument de promotion de matériaux «environnementaux». La situation actuelle est plus que confuse. La sémantique utilisée pour la promotion de ces nouveaux produits est souvent complexe, reposant sur des termes galvaudés et jouant sur l’ambigüité, ce qui ne permet pas aux consommateurs avertis d’opérer des choix éclairés.

Il faut dire que la définition même du terme « bioplastique » n'est pas claire. Sciences et Avenir définissait les bioplastiques comme étant : « un néologisme formé de toutes pièces par les industriels et qui recouvre des plastiques à la composition et à l’intérêt écologique très variables »
Le terme « bioplastique » est aujourd’hui utilisé pour désigner deux réalités distinctes : l’origine de la ressource et la gestion de la fin de vie. Contrairement aux termes biodégradable et compostable qui font référence à la gestion de fin de vie, le terme biosourcé est plutôt en lien avec l’origine de la ressource du bioplastique. Il englobe donc les plastiques des trois catégories suivantes :

1.     Biodégradables et issus de ressources renouvelables : ex. PLA (Natureworks)
2.     Biodégradables et issus de ressources non renouvelables (origine fossile) : ex. Ecoflex (BASF)
3.     Non biodégradables et issus de ressources renouvelables : ex. Green PE (Braskem)

Les distinctions sont subtiles mais importantes. Il convient de mentionner que certains matériaux biodégradables peuvent être fabriqués à partir de ressources fossiles. Il ne faut pas non plus confondre le biodégradable et le compostable : la biodégradabilité ne veut pas nécessairement dire compostabilité. Si un plastique est compostable, il est forcément biodégradable, mais la réciproque n’est pas vraie. De plus, bio-sourcé ne veut pas dire nécessairement compostable.
Dans un but de clarification, il faudrait éviter l’utilisation du terme de bioplastique et lui préférer celui de plastique compostable ou celui de plastique biosourcé (compostable ou recyclable).

Gestion de fin de vie, le casse-tête

Une mauvaise gestion de fin de vie des plastiques compostables risque potentiellement de contaminer l’ensemble de la chaîne de recyclage ou même d’avoir des effets pervers sur l’environnement s’ils se trouvent dans les sites d’enfouissement. Les plastiques compostables qui sont déviés de la voie du compostage risquent en effet, de causer plus d’impacts nocifs sur l’environnement ainsi que des dommages au sein de l’industrie de recyclage. En effet, la dégradation d’un bioplastique dans un site d’enfouissement génère du méthane, un des principaux gaz à effet de serre, dont le pouvoir réchauffant est environ 23 fois supérieur à celui du CO2. De même, les bioplastiques qui finissent dans un bac de recyclage risquent de contaminer la chaîne de recyclage, si l’on ne peut les différencier des pétro-plastiques.

Promouvoir avec discernement

Il s’avère impératif de mieux informer les consommateurs pour qu’ils comprennent quelle est la véritable valeur ajoutée environnementale de ces produits. Le vrai débat est celui de la valeur ajoutée environnementale des bioplastiques. Elle n’est réelle que lorsqu’il n’est pas possible d’envisager les 3R (Réduction, Réutilisation, Recyclage). Il ne faudrait pas laisser croire au consommateur que tous ces matériaux qui s’arrogent le préfixe « Bio » ne posent aucun problème en matière de déchets et pourraient magiquement disparaitre de notre environnement. De plus, le développement des bioplastiques ne doit pas compromettre la hiérarchie d’usage des ressources.


Promouvoir la biodégradabilité des plastiques (A lire aussi Bannir le « Biodégradable »…!) auprès des consommateurs, peut aussi comporter le risque d’augmenter les cas d’abandon sauvage, alors que les comportements à encourager doivent rester la prévention et la participation individuelle au système collectif de gestion des déchets. En d’autres termes, plastique « bio » ou « petro », il ne faut pas jeter; Il faut plutôt, dans l’ordre, Réduire, Réutiliser, Recycler et Composter.

lundi 4 juin 2012

Des ballerines GUCCI biodégradables : Quel message faut-il comprendre derrière ce geste de la marque de luxe ?


La maison haute-couture Gucci vient de lancer une collection de ballerines biodégradables (voir ici). Pour la modique somme de 120 euros, ces ballerines sont même équipées d’un logo spécial, GG, qui veut dire «Gucci Green ! Quel message faut-il comprendre derrière ce geste de la marque de luxe ?

Voilà une belle façon de s’acheter rapidement une belle conscience environnementale. Il ne faudrait pas laisser croire au consommateur que tous ces matériaux qui s’arrogent le préfixe « Bio » ne posent aucun problème en matière de déchets et pourraient magiquement disparaitre de notre environnement. De plus, Il est impératif de mieux informer les consommateurs pour qu’ils comprennent la véritable valeur ajoutée environnementale des produits biodégradables. Les comportements à encourager doivent rester la Réduction à la source, la Réutilisation et le Recyclage. Les bioplastiques n’ont vraiment de valeur ajoutée environnementale que lorsqu’il n’est pas possible d’envisager les 3R.

En conclusion, Gucci semble faire un geste éco-responsable, mais ce soit disant « virage vert » s’avère dérisoire, voire contre-productif sur le plan environnemental.

Par ailleurs, je me demande quel type de bioplastique a été utilisé pour la fabrication de ces ballerines?

Un petit cours 101 sur les bioplastiques :
  1. Le terme « bioplastique » est aujourd’hui utilisé pour désigner deux réalités distinctes : l’origine de la ressource et la gestion de la fin de vie : Biosourcé, Biodégradable et composable. Les distinctions sont subtiles mais très importantes. En effet, si un plastique est compostable, il est forcément biodégradable, mais la réciproque n’est pas vraie. Un bioplastique bio-sourcé n'est pas nécessairement compostable.
  2. Les plastiques compostables qui sont déviés de la voie du compostage risquent de causer plus d’impacts nocifs sur l’environnement ainsi que des dommages au sein de l’industrie de recyclage. En effet, la dégradation d’un bioplastique dans un site d’enfouissement génère du méthane, un des principaux gaz à effet de serre, dont le pouvoir réchauffant est environ 23 fois supérieur à celui du CO2. De même, les plastiques compostables qui finissent dans un bac de recyclage risquent de contaminer la chaîne de recyclage, si l’on ne peut les différencier des pétro-plastiques. 
  3. Le terme biodégradable est perçu de façon positive par le consommateur, qui, trop souvent, considère que ce qui est biodégradable peut magiquement disparaître. Promouvoir la biodégradabilité des plastiques peut aussi comporter le risque d’augmenter les cas d’abandon sauvage. Par ailleurs, au lieu d’insister sur l’aspect biodégradable, il serait préférable de promouvoir le compostable : le consommateur est d’emblée informé de ce qu’il devra en faire à la fin de son cycle de vie, c'est-à-dire le destiner au compostage. De plus, la promotion des plastiques compostables doit impérativement s’accompagner du développement et de la généralisation d’infrastructures adéquates permettant le compostage.

Vous pouvez consulter ici le dossier consacré aux bioplastiques

lundi 25 juillet 2011

Biodegradable/Compostable/Biobased : Distinctions are subtle but significant


The misconceptions among consumers of what terms like bio-based and biodegradable mean pose challenges for companies putting labels on their products and their packaging.

“There are two huge misconceptions,” said Steve Mojo, executive director of the Biodegradable Products Institute, at the recent Bioplastek conference in New York.

“Eighty-five percent of consumers think that bio-based/renewable also means biodegradable, and 60 percent think biodegradable products magically disappear when you throw it away,” he said. “So the message has to be clear on the package and/or your website -- wherever you expect the consumer to look.

“The challenge all companies will face will be finding a way on the packaging to convey their message -- especially when people are buying the product, not the packaging,” he said. “It is confusing to consumers and it is going to get more so as many people don’t understand what those words really mean.”


You find here my talk entitled: “Bio-coated Paper-Based Flexible Packaging: Functionality and Sustainability” given at the 2011 TAPPI PLACE Flexible Packaging Symposium, April 5, 2011 in Orlando, Florida USA.  Here are some highlights:
  1. The distinctions are subtle but significant: not all bioplastics are created equal and there are a lot of misleading claims out there
  2. Education is needed to clarify in the minds of consumers and clients, the environmental benefits of these new materials.
  3. Education: has to be a combined effort from resin makers, converters and the companies that will be selling these products to the consumer



dimanche 12 juin 2011

L’oxo-biodégradable séduit…l’Afrique

Pendant que les sacs oxo-dégradables sont en perte de vitesse en Europe et aux États-Unis, le marché s’emballe en Afrique.

De nombreux pays interdisent désormais les conditionnements non biodégradables, un business estimé à 4 milliards d’euros sur le continent. Entre les sociétés proposant des alternatives, la compétition est lancée. Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Sacs en plastique : le marché s'emballe
Mais n’ont-t-ils pas succombé aux fausses promesses des oxo-dégradables? Voir ici
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La seule vraie solution, c'est le sac réutilisable et durable. Pourquoi pas un retour à beau sens d’antan comme les couffins en feuille de palmier ou de cocotier.



Vous pouvez consulter ici le dossier sur les plastiques oxo-dégradables

mercredi 8 juin 2011

European Union : Compostable does not mean biodegradable

Packaging advertised as being biodegradable is misleading for consumers if it does not decompose in the natural environment, the European Union has claimed.

The EU’s ongoing consultation on reducing plastic carrier bag says that rules need to be put in place to make a “clear distinction” between packs that biodegrade in the natural environment and those that need to go to industrial composting facilities.

It also suggests that some packs are claiming to conform to existing rules on biodegradability when in fact they do not.




lundi 23 mai 2011

Emballage papier : flexible, pratique et éco-responsable

Jeudi 26 mai 2011, je donnerai une conférence dans le cadre de la deuxième édition du colloque sur l’éco-responsabilité dans l’Industrie graphique organisé par l’Institut des communications graphiques du Québec (ICGQ).


Ma présentation s’intitule : "Emballage papier : flexible, pratique et éco-responsable". Je présenterai les diverses solutions proposées par Cascades pour compenser les défaillances du papier en termes de propriétés barrières et faire de l’emballage papier une véritable alternative viable et durable.


Pour les détails et le programme complet, cliquez ici

Au plaisir de vous rencontrer.

jeudi 28 octobre 2010

“Toxic & Not Biodegradable,” Goody Bags Parent Company Admits

Yesterday, the Federal Court of Australia ruled plastic bag company NuPak Australia has engaged in misleading and deceptive conduct related to environmental marketing claims for Goody-brand “degradable” bags.

The court heard the company had claimed its bags were biodegradable and compostable when this was not the case. The court was told its bags also contained a heavy metal in amounts that exceeded the maximum concentration under Australian standards.

NuPak has been ordered to publish corrective notices on its website, send a letter to each customer and contribute $10,000 towards the costs of the ACCC over the proceedings.

Following legal action by the Australia Competition and Consumer Commission (ACCC), Nupak Australia is Pty Ltd (‘Nupak’) has consented to a declaration being made by the Federal Court of Australia that it contravened sections 52 and 53 of the Trade Practices Act 1974 (the TPA) by making false representations and engaging in misleading or deceptive conduct.
As part of the court action, Nupak has consented to a Court declaration that ‘Goody’ brand plastic bags supplied by Nupak did not biodegrade or disintegrate and contained a toxic or hazardous substance, and therefore were not complaint with the Australian Standard.

Nupak has given an undertaking to the Court to refrain from representing that ‘Goody’ brand plastics bags are biodegradable, compostable or comply with the Australia Standard unless first receiving independent scientific testing that supports the claim.

Nupak has consented to orders that it publish corrective notices in The Advertiser (a daily newspaper from Adelaide, Australia) and also to an order to implement a Trade Practices Compliance and Education Training Program regarding its responsibilities and obligations under Australian law.

Nupak has paid a contribution towards the ACCC’s costs of instituting the proceedings.

In a written statement, the Biodegradable Products Institute commented:

“We are glad to see that manufacturer’s unsupported claims are recognized as misleading. We hope to see more of this in the future, in response to the growing number of these claims around the globe.

mercredi 16 juin 2010

BioVeille : Agropolymères et biopolymères de source bactérienne

Dans un contexte mondial marqué par une diminution des ressources fossiles et une hausse croissante du prix du pétrole, la mise en marché de matériaux biodégradables produits à partir de ressources renouvelables et non renouvelables représente un facteur majeur pour l'essor du développement durable. À cet effet, les bioplastiques suscitent un intérêt grandissant dans plusieurs secteurs industriels.

Ce BioVeille® présente un aperçu de certaines recherches et innovations réalisées au Québec, au Canada et dans le monde touchant les agropolymères et les biopolymères de source bactérienne.

Sommaire :
Introduction
Enjeux technologiques
Biopolymères d'origine végétale
Biopolymères issus de fermentation bactérienne
Centres de recherche et regroupements spécialisés
Glossaire
Sites Internet de référence
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jeudi 11 mars 2010

''oxo-degradable'' plastic bags may not be as eco-friendly as thought

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''Biodegradable'' plastic bags used by major supermarkets do not break down as quickly as believed and may not be as environmentally-friendly as they sound, according to Government-funded research.
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A study into ''oxo-degradable'' plastics, often labelled as degradable or biodegradable, found there was uncertainty about their impact on the natural environment.
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The carrier bags, bin bags and flexible packaging, made from common plastics with small amounts of chemicals to speed up their breakdown, are also not suitable for recycling with other plastics, reuse or composting, the research by Loughborough University found.
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In the wake of the study funded by the Department for Environment, Food and Rural Affairs, ministers called on the industry not to claim the plastics were better for the environment than more conventional ones. And the Co-operative said it would not be using carrier bags made from that type of plastic in its stores in future.
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Oxo-degradable plastics contain additives to help them degrade into smaller pieces more quickly with the help of heat or light. They then have to biodegrade, a process caused by microbes. The report said adding the metal compounds to the plastics did not improve their environmental performance and ''potentially gives rise to certain negative effects''.
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Researchers said it was hard to estimate how long the plastics would take to degrade, though somewhere between two and five years has been suggested if they are left out in the open UK environment. But they do not degrade in the absence of oxygen so are unlikely to break down in landfill, where much of the plastic would end up. And the process of biodegrading, which can only happen once the plastic has initially broken into smaller fragments, takes place slowly – many times slower than for compostable bags.
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One of the claims made for oxo-degradable plastics is they reduce litter as they are biodegradable, but the report said they would still be lying around for several years before they broke down in the environment. And there are concerns about the impact the degraded fragments of plastic could have in the natural world, potentially being consumed and building up in insects, animals and fish. The report said there was no evidence either way as to whether this posed a problem for wildlife.
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The study warned that consumers may be confused by labelling the products as ''biodegradable'' and may put them in with compostable materials – even though they take much longer to break down.
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The additives also make the plastics unsuitable for recycling with mainstream plastic packaging and for reuse, particularly for long term storage because they will begin to disintegrate.
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The report called for the description of the plastics as ''biodegradable'' to be replaced with a greater explanation of how exactly it will break down, or the correct method of disposal.
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Environment minister Dan Norris said: ''The research today clearly shows us that consumers risk being confused by some claims made about oxo-degradable plastics. ''As these plastics cannot be composted, the term 'biodegradable' can cause confusion. ''Incorrect disposal of oxo-degradable plastics has the potential to negatively affect both recycling and composting facilities. ''We hope this research will discourage manufacturers and retailers from claiming that these materials are better for the environment than conventional plastics.''
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Iain Ferguson, environment manager for the Co-operative Food, said: ''We have already decided to stop purchasing carrier bags with the oxo-biodegradable additive and with the support of our customers and staff, we have reduced carrier bag numbers by 60% in the last three years.''
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Defra said bags and other products made from compostable plastic are tested to make sure they are able to bio-degrade within six months, and are marked with logos showing they are suitable for composting.
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To see the final report use the link below:
Assessing the Environmental Impacts of Oxo-degradable Plastics Across Their Life Cycle
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Vous pouvez consulter ici le dossier sur les plastiques oxo-dégradables
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jeudi 18 février 2010

Logos Bio à Gogo : Le grand ménage par l’étiquette carbone

La prise de conscience actuelle envers l'environnement et son corollaire l’apparition de nouveaux produits biodégradables ont favorisé l'émergence de nombreux logos et labels. Cependant, la surabondance de pictogrammes vert et bio a de quoi emmêler le consommateur qui ne sait plus où donner de la tête et en vient à s’interroger sur leur fiabilité. Comment se retrouver dans cette « jungle » de logos?

La situation actuelle est plus que confuse. La sémantique utilisée pour la promotion de ces nouveaux produits Bio est souvent complexe, reposant sur des termes galvaudés et jouant sur l’ambigüité, semant amalgame et confusion. Les notions de «biodégradable, compostable, dégradable voire oxo-biodégradable» sont largement utilisées comme argument de promotion de matériaux «environnementaux». Or, il n’est pas certain que le grand public ait une connaissance exacte de ce que à quoi renvoie chacune de ses notions. Un contexte qui ne permet pas aux consommateurs, même avertis, d’opérer des choix éclairés.

En fait, la conception de nouveaux matériaux devrait toujours être guidée par le concept de «Cradle to Cradle» (du berceau au berceau). La biodégradabilité peut trop souvent être suspectée de «Greenwashing». Au lieu d’insister sur l’aspect biodégradable, il serait préférable de promouvoir le compostable. Rappelons que si un plastique est compostable, il est forcément biodégradable, mais la réciproque n’est pas vraie. De plus, en utilisant le terme compostable, cela ne laisse plus la place à l’ambigüité : le consommateur est d’emblée informé de ce qu’il devra en faire à la fin de son cycle de vie, c'est-à-dire le destiner au compostage.

Étiquette « empreinte carbone » sur les emballages

Il est vraisemblable que nombre de ces logos est condamné à disparaître avec l’arrivée imminente des étiquettes « empreinte carbone ». Ces étiquettes sont déjà une réalité au Japon et au Royaume-Uni et le sera en France d’ici un an. Il s’agit d’un étiquetage environnemental qui vise à informer le consommateur des émissions de gaz à effet de serre qu'implique la production d'un produit. Ces gaz sont responsables du réchauffement climatique de la planète. Cette étiquette apposée sur les produits, notamment de grande consommation, prend en compte les 5 étapes clés du cycle de vie : l'extraction des matières premières, le transport, la fabrication du produit, l’emballage et la distribution. Le résultat est exprimé en gramme équivalent CO2 pour 100g de produit fini.
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D’ici là, il s’avère impératif de mieux informer les consommateurs pour qu’ils comprennent quelle est la véritable valeur ajoutée environnementale de ces produits. Il ne faudrait pas qu’ils leur attribuent des vertus miraculeuses qui les déresponsabiliseraient d’une gestion plus éco-responsable des matières résiduelles commençant par une réduction à la source.

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jeudi 4 février 2010

Plastique biodégradable : la grande illusion!

A priori, le plastique biodégradable semble très intéressant pour remplacer les articles en plastique traditionnel. C’est pourquoi plusieurs voient d’un bon œil les produits en plastique biodégradable qui envahissent graduellement les tablettes des magasins. Sacs poubelles, pellicule alimentaire, ustensiles, assiettes, verres jetables, barquettes pour les plats à emporter et bouteilles d’eau sont autant d’objets qu’on propose maintenant en version biodégradable. Mais les plastiques biodégradables sont-il vraiment avantageux d’un point de vue environnemental ? Et saviez-vous qu’il y en a deux sortes bien différentes ? J’ai demandé à Sophie Taillefer de RECYC-QUÉBEC de faire la lumière sur ce sujet.

Biodégradable 101
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La biodégradation c’est tout simplement la décomposition complète de la matière organique par des micro-organismes, comme des champignons microscopiques ou des bactéries, qui ont besoin de cette matière pour se nourrir et se reproduire. Selon les conditions (présence d’oxygène, de chaleur et d’humidité, par exemple), la biodégradation sera plus ou moins rapide. En fait, c’est ce qui se passe quand on fait du compost. Mais attention, car « le compostage est une forme de biodégradation en vitesse accélérée », explique Sophie Taillefer. Une précision importante, car pour qu’un produit soit composable, il doit se biodégrader au même rythme que les végétaux. La norme sur la biodégradation des plastiques par compostage exige qu’un produit se biodégrade à 90 % à l'intérieur d'une période de 180 jours (environ 6 mois).
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Plus de gaz à effet de serre
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Sur certains sacs en plastique biodégradable, on peut lire la mention « ce sac se dégrade dans les 12 mois ». Mais qu’arrive-t-il quand les produits biodégradables se retrouvent à l’enfouissement, au Québec ? « Dans la plupart des sites d’enfouissement, on compacte la matière pour qu’elle occupe moins de place. Donc, il y a de moins en moins d’oxygène. La biodégradation se fait de façon beaucoup plus lente par des micro-organismes qui vivent sans oxygène. Ces micro-organismes génèrent du méthane quand ils décomposent la matière. Or le méthane est un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le CO2 », explique Sophie Taillefer. Les plastiques biodégradables qui se retrouvent à l’enfouissement contribuent donc au réchauffement climatique.
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Pas mieux que le plastique traditionnel
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En échangeant les plastiques traditionnels par des plastiques biodégradables, on échange aussi un impact environnemental par un autre qui pourrait avoir davantage de conséquences, à l’heure des changements climatiques. En effet, le plastique traditionnel génère peu de gaz à effet de serre car il est très stable et qu’il prend des centaines d’années à se biodégrader dans un site d’enfouissement. Par contre, il prend de la place ! Conclusion : les plastiques biodégradables, tout comme les plastiques traditionnels, ne devraient pas terminer leur vie à l’enfouissement car ce n’est pas une solution intéressante d’un point de vue environnemental.
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Deux grandes catégories de plastique biodégradables
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En plus, il faut savoir qu’il y a deux grandes catégories de plastiques biodégradables : les plastiques oxo-biodégradables et les plastiques d’origine végétale dits « compostables ». Les deux ont des propriétés très différentes et il est donc important de les distinguer.
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1. Le plastique oxo-biodégradable
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On le reconnait par la mention « oxo-biodégradable » ou « biodégradable » sur l’étiquette, l’emballage ou le produit lui-même. On le fabrique avec du plastique traditionnel auquel on ajoute un additif à base de métaux pour qu’il se fragmente en fin de vie avant d’être ultimement biodégradé.

L’oxo à l’enfouissement: Qu’arrive-t-il s’il se retrouve à l’enfouissement ? « À l’enfouissement la matière est compactée, il n’y a pas d’oxygène, la biodégradation est très lente et il y aura génération de méthane », rappelle Sophie Taillefer.
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Recyclable, vraiment ?: Sur certains produits en plastique oxo-biodégradable on peut lire la mention « recyclable ». Mais est-ce vraiment le cas ? Rien n’est moins sûr, selon Sophie Taillefer. « C’est incertain. Pour l’instant, on ne sait pas si les plastiques oxo-biodégradables sont compatibles avec le recyclage des plastiques traditionnels. S’ils se retrouvent dans la filière de recyclage avec d’autres plastiques et qu’on en fait un nouveau produit, comme un banc de parc, et qu’il perd ses propriétés, ça peut être problématique », explique-t-elle. C’est la raison pour laquelle RECYC-QUÉBEC travaille au développement d’une certification des sacs recyclables pour s’assurer que ce qui est en circulation sur le marché est vraiment recyclable. Cette certification pourrait par la suite être appliquée à tous les produits en plastique recyclable.
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L’oxo-biodégradable : non compostable: Les plastiques oxo-biodégradables ne répondent pas aux exigences du compostage. « Ils ne se dégradent pas au même rythme que la pelure de banane ou le cœur de pomme. Et le contenu en métaux provenant de l’additif peut être problématique », précise Sophie Taillefer. Les mettre dans le bac brun affecterait donc la qualité du compost.
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Conclusion sur les plastiques oxo-biodégradables: À moins de preuve du contraire, les plastiques oxo-biodégradables sont :
• Non recyclables,
• Non compostables.
• Ils finissent donc leur vie à l’enfouissement où ils génèrent plus de gaz à effet de serre que les plastiques traditionnels.
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On peut donc se questionner sérieusement sur leur utilité.
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2. Le plastique compostable
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Le deuxième type de plastique biodégradable qu’on retrouve sur le marché est un plastique d’origine végétale qu’on appelle communément le « plastique compostable ». Pour le fabriquer, on utilise généralement de l’amidon de maïs ou de la canne à sucre qu’on transforme en résine avant d’en faire des produits. On peut le reconnaitre par le terme « compostable » sur l’emballage. Il faut cependant s’assurer que le produit est réellement compostable en recherchant un logo de certification, comme celui du Bureau de normalisation du Québec.

Le compostable à l’enfouissement: On pourrait croire que les plastiques d’origine végétale sont plus intéressants que les plastiques oxo-biodégradables à l’enfouissement, mais ce n’est pas le cas. « Comme pour les autres plastiques biodégradables, on va avoir un impact au niveau des changements climatiques. La biodégradation des produits compostables va être très lente dans un site d’enfouissement et il va il y avoir génération de méthane. Ils ne sont donc pas destinés à l’enfouissement », insiste Sophie Taillefer.
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Pas pour le bac vert: Les plastiques compostables ne sont pas non plus destinés à être recyclés avec les plastiques traditionnels. « Si on les met au bac de récupération, ils peuvent être un contaminant pour les autres plastiques recyclables », précise Sophie Taillefer. Le compostable, ce n’est donc pas pour le bac vert !
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Au compost industriel: L’intérêt des plastiques compostables est réel si le produit est composté en fin de vie. Pour ça, il faut avoir accès à une collecte des matières organiques municipales. En effet, on ne devrait pas mettre des articles en plastique compostable dans un composteur domestique car le compost maison n’atteint pas une chaleur suffisamment élevée pour qu’ils soient vraiment biodégradés. Plusieurs municipalités recueillent les matières organiques dans un sac compostable mais, pour ce qui est des ustensiles et des couverts, des barquettes de biscuits et des bouteilles, il faut s’assurer que la municipalité les accepte avant de les mettre au bac brun.
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Conclusion sur les plastiques compostables: Les plastiques compostables sont :
• Non recyclable.
• S’ils finissent leur vie à l’enfouissement où ils génèrent plus de gaz à effet de serre que les plastiques traditionnels.
• Mais, ils sont très intéressants là où les municipalités les compostent.
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Que faire, comme consommateur ?
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Finalement, les plastiques biodégradables ne sont pas aussi verts qu’on pourrait le penser, sauf les plastiques compostables lorsqu’ils sont véritablement compostés en fin de vie.
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Selon Sophie Taillefer, « Les consommateurs devraient privilégier les produits durables, comme les gourdes et la vaisselle. En seconde option, choisir des produits en plastique recyclable pour lesquels il y a déjà une filière de recyclage. Et enfin, choisir des produits à contenu recyclé ». On revient au 3R : réduire, réutiliser et recycler
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Source : Le Vie en Vert
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Pour plus d'infos sur le sujet, veuillez consulter les liens ci-dessous:
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samedi 30 janvier 2010

SPI Bioplastics panel questions oxo-degradability claims

SPI Bioplastics Council Supports European Bioplastics Position That "Oxo-biodegradable" Technology's Claims of Being Biodegradable are Scientifically Unsubstantiated.

The Bioplastics Council, a special interest group of SPI: the Plastics Industry Trade Association, today announced the release of a position paper that questions the scientific validity of biodegradability claims made by producers of “oxo-degradable" and "oxo-biodegradable" products. The Council’s paper formally supports the point of view put forth by European Bioplastics in a July 2009 publication.

Since its inception in 2008, the SPI Bioplastics Council has placed consumer and industry education at the core of its mission. In fact a key Council objective for 2010 has placed a new emphasis on clarifying “bioplastics-related” marketing claims. In the position paper released today, the Council outlines the issues and questions concerning oxo-biodegradables and other degradable additives in order to support consumers, retailers and the plastics industry in identifying unsubstantiated and misleading product claims.

Producers of pro-oxidant and biological additives use the term “oxo-biodegradable” to describe the resulting products made using the additives. This term suggests that the products can undergo rapid biodegradation under many different end-of-life conditions. However, the main effect of oxidation is fragmentation, not biodegradation, into small particles which remain in the environment for an undetermined amount of time. These results do not meet the internationally established and acknowledged standards and certifications that effectively substantiate claims on biodegradation under certain specific end-of-life conditions.

“In 2010 we made a pointed decision to insist on bringing clarity to the bioplastics market,” said Bioplastics Council Chair Frederic Scheer, CEO of Cereplast, Inc. (Hawthorne, Calif.). “Allowing the brand owner, retailer or ultimately the consumer to decide what they consider a biodegradable product to be is risky, as they may lack the scientific knowledge to make an accurate decision. The Bioplastics Council supports legitimate scientific data as recommended by state and federal agencies and stresses the need for all companies, when making product claims, to work along guidelines defined by the Federal Trade Commission.”

“The Council has issued this position paper because its member companies believe that it is the duty of the industry to provide clear, substantiated scientific data that will assure stakeholders that the products offered meet their requirements for end-of-life disposal options, including industrial composting, home composting, water, soil or the ocean,” added Melissa Hockstad, SPI vice president, Material Suppliers Council.

Launched in 2008, the Bioplastics Council was created to provide a forum for resin and additive suppliers, as well as processors and equipment suppliers, to promote the development of bioplastics. Currently, the eight members of the group are Arkema, BASF Corporation, Cereplast, Inc., DuPont, NatureWorks LLC, PolyOne, Teknor Apex and Telles (a Metabolix/ADM Joint Venture).
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jeudi 7 janvier 2010

Oxo-biodegradable: not suitable to be landfilled or composted

Writing in the November/December issue of bioplastics, a European trade publication, Dr. Gerald Scott, long time proponent of oxo-biodegradable technologies and chairman of the Scientific Advisory Board of the Oxo-biodegradable Plastics Association, stated that products made with oxo-bioedgradable additive technologies are not suitable to be landfilled or composted.

Let us be clear…that oxo-biodegradable plastic is not normally marketed for composting, and it is not designed for anaerobic digestion nor for degradation deep in landfill…

Rather, Dr. Scott claims that these additives are designed to lessen the impact of plastics that are littered. You can read the complete article from bipoplastics magazine here.

This is something of a retreat on the part of leaders of the ‘oxo’ industry. Unfortunately, while Dr. Scott claims that ‘oxo-degradables’ are not marketed as compostable or biodegradable in landfills, this direction has not filtered down to the wide array of additive suppliers, who routinely make extravagant green marketing claims for products based on oxo-degradable additives. Check out this sample: a simple Google search of the combination “oxo-biodegradable + landfilling“.

Now that the oxo-biodegradable industry leaders have begun to pinpoint where they believe that their additives have value, it is up to them to make the data available to address the following questions:

1. How long will it take (and under what conditions) for products using these additives to fragment, which is a precursor to the possibility of any biodegradation?
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2. How long will it take for these applications to fully biodegrade (as claimed) in the environment? Available data shows that the process will take years, even under optimal conditions and high temperatures (as are found in composting).
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3. What are the environmental impacts of the “plastic fragments” that are created? Are the impacts from plastic fragments with ‘oxo-additives’ any different than those from ordinary plastic fragments that are already been documented?
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We applaud Dr. Scott in providing a clearer direction to this industry. We look forward to seeing his research to answer the questions that will continue to follow this industry.
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lundi 21 décembre 2009

Pastiques oxo-(bio)dégradables : mises au point et questionnements

Je reviens sur un commentaire publié sur le billet : Et le plastique oxo-dégradable arriva…au Maroc!
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Quelques mises au point et questionnements :
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1- Est-il possible de nous fournir les publications scientifiques qui démontrent la biodégradabilité des oxo ; Ceci pourrait éclairer tout le monde
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2- Oui, l’oxo est recyclable, mais on parle de problèmes de contamination dans les centres de Tri ; comment les distinguer dans les centres de tri ? Comment s’assurer des bonnes proportions ? Quels sont les bonnes proportions sur terrain à l’échelle industrielle? Tout cela pour dire que les centres de tri et recycleurs n’en veulent pas. C’est la réalité du terrain.
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3- Oui, en effet, la dernière étude du CRIQ (2007): Évaluation de l’impact des sacs biodégradables sur le recyclage des sacs en plastique traditionnels, montre que : les sacs oxo-biodégradables « NéoSac et EPI » présentent une excellente compatibilité avec les sacs traditionnels lors de la préparation des mélanges et lors de l’extrusion des profilés et des pellicules. Toutefois, les pellicules obtenues à partir des mélanges entre les sacs « NéoSac » et les sacs traditionnels présentent une dégradation rapide et considérable après seulement quelques jours de vieillissement accéléré. Ces sacs ne peuvent donc pas être considérés comme étant parfaitement compatibles avec la filière de recyclage des sacs de plastique traditionnels.
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Juste pour rappel, le CRIQ avait réalisé en 2002 une étude afin d’évaluer les différents types de sacs dégradables sur la qualité du compost. L’étude montrait que certains sacs oxo-biodégradables contiennent des quantités significatives de cobalt, de chrome et de plomb. Notons par ailleurs que les effets à long terme de la présence de ces sacs dans le compost sont encore méconnus.
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4- Concernant la position du CNE soi-disant contredite. Est-il possible de nous fournir les définitions claires sur les bioplastiques proposés par les comités d’expert européens. Qui sont-ils ?
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5- Oui, les oxo ont le vent en poupe, surfent sur la vague verte. Je suis vraiment épaté par leur force marketing et leur présence sur le net. J’en apprends beaucoup.
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6- Citer EUPBIO c’est assez risible ! Quand est-il du BPI : BPI clarifies standards statement by oxo-bio industry
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7- Encore une fois, je ne prends position pour aucun produit, et je ne fais de lobbying pour aucun plastique et je ne défends pas pour autant les bioplastiques. PakBec s’est donné un champ d’intérêt plus large que les débats autour des bioplastiques et des plastiques oxo-(bio)dégradables. Pakbec s’intéresse aussi aux nouvelles tendances en matière d’emballage émergents (éco-responsables et intelligents, actifs ).
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Bref beaucoup de questions qui attendent réponses afin d’enrichir le débat sur les plastiques biodégradable et d'éviter les amalgames et la confusion.
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Promouvoir la (bio)dégradabilité des plastiques auprès des consommateurs peut aussi comporter le risque d’augmenter les cas d’abandon sauvage alors que les comportements à encourager doivent rester la réduction à la source, la réutilisation et le recyclage. Les plastiques (bio)dégradables n’ont vraiment de valeur ajoutée environnementale que lorsqu’il n’est pas possible d’envisager les 3R.
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Finalement, il s’avère impératif de mieux informer les consommateurs pour qu’ils comprennent quelle est la véritable valeur ajoutée environnementale de ces produits. Il ne faudrait pas qu’ils leur attribuent des vertus miraculeuses qui les déresponsabiliseraient d’une gestion plus éco-responsable des matières résiduelles commençant par une réduction à la source.
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Vous pouvez consulter ici le dossier sur les plastiques oxo-dégradables
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samedi 19 décembre 2009

St-Hubert abandonne le Bioxo et adopte des emballages plus éco-responsables

Deux ans après l’adoption du Bioxo, un contenant en mousse de polystyrène oxo-dégradable pour les mets à emporter et les livraisons, St-Hubert vient de lancer une nouvelle gamme d’emballage 100% éco-responsables. Le bioxo a été remplacé par du carton à 100% recyclé, dont 35% post-consommation.

L'entreprise présente ainsi le résultat d'une démarche globale qui visait notamment "le retrait des matériaux moins écologiques utilisés dans la fabrication des emballages et leur remplacement par des matières recyclables ou compostables".

Selon St-Hubert, l'adoption de matériaux recyclables équivaudra à l'élimination de 412 tonnes de déchets acheminés annuellement aux sites d'enfouissement ; tandis que l'optimisation des pièces d'emballage permettra une économie en papier et carton de 136 tonnes par année.

Un autre objectif était d'effectuer une réduction à la source des matières utilisées, en éliminant le suremballage et en concevant des pièces d'emballage de plus petit format. Par exemple, la boîte individuelle utilise 6,8% de moins de matière, optimisant du même coup le transport et l'entreposage.
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mercredi 16 décembre 2009

Et le plastique oxo-dégradable arriva…au Maroc!

Après le Moyen orient, le nouveau marché d’expansion des plastiques oxo-dégradables semble être le Maghreb. L’arrivée des plastiques oxo-dégradables au Maroc est annoncée en grande pompe.

Chaque année, 3 milliards de sacs en plastique sont distribués au Maroc. Ces derniers mettent près de 400 ans à se décomposer bien que leur utilisation est en général brève. Ils se retrouvent donc par la suite dans la nature, dégradant considérablement l'environnement.
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Une solution à ce problème environnemental semble se dessiner avec l'arrivée au Maroc, dès janvier prochain, de sachets en plastique biodégradable à durée de vie contrôlée. Un challenge qu'ont réussi Symphony environmental et son partenaire marocain Greenberry, en incorporant un additif au polyéthylène, matière première de la fabrication du plastique.

"Le plastique biodégradable disparait, après une durée de vie utile programmée, pour ne laisser que de l'eau, du CO2 et une faible quantité de biomasse. Un atout par rapport au sac en plastique traditionnel, dont la combustion sauvage provoque une acidification de l'atmosphère et son incinération, du gaz à effet de serre. " Edwin Sluismans, Greenberry
"C'est une très bonne initiative d'avoir le sac en plastique biodégradable sauf qu'au lieu de le limiter au niveau de la grande distribution (précisément à Label Vie/Carrefour) je pense qu'il est nécessaire et économique d'élargir la cible." M. Ouafa, responsable de l'Ong AFAK pour le Civisme et le Développement.
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Mais n’ont-t-ils pas succombé aux fausses promesses des oxo-dégradables?

Mais qu'est-ce au juste que le plastique oxo-dégradable ? C’est un plastique contenant un agent oxydant (dithiocarbamate de fer, du nickel, du manganèse ou du stéarate de nickel) pour favoriser la dégradation.
  • Ils sont peu biodégradables, mais plutôt « oxo-dégradables » avec réduction de poids moléculaire avec fragmentation
  • Les impacts des produits de dégradation restent méconnus à long terme (même si le matériau devient invisible à l’œil nu)

De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer les problèmes que suscitent les plastiques oxo-dégradables et s'interroger sur leur véritable valeur ajoutée environnementale. On parle beaucoup de confusion et de fausses affirmations.

  • Le National Advertising Division (NAD) : réglementation laxiste, confusion et fausses affirmations
  • Le New York Times renonce aux sacs oxo-dégradables
  • Relation publique (PR) vs. Environnement : davantage un argument de marketing qu’une réelle opportunité environnementale
  • Le Conseil National de l’emballage (CNE, France) : recommande d’interdire de les qualifier de «bioplastique» et/ou de «biodégradable». Les oxo ne sont pas biodégradables et ne sont pas compostables selon la norme NF EN 13432
  • L’association européenne des fabricants de bioplastiques (European Bioplastics) s’inquiète des confusions que l’emploi erroné de ces qualificatifs pourrait engendrer auprès des consommateurs, en particulier si un produit, censé être biodégradable ou compostable, se révèle, ensuite, ne pas l’être

Le débat sur la recyclabilité des sacs oxo-biodégradables gagne également les centres de tri. On apprend en effet que ces derniers ne sont pas recyclables et qu’ils contaminent la chaîne de recyclage. Des appels ont même été lancés aux citoyens pour qu’ils jettent ces sacs dans les bacs à déchets voués à l’enfouissement.

  • Maux de tête aux centres de tri du Québec : contaminent la chaîne de recyclage
  • Le syndicat américain de l’industrie de l’emballage en (PET), le National Association for PET Container Ressources (Napcor) : réduire d’urgence l’utilisation des additifs dégradables
  • Les recycleurs européens (EuPR) s’inquiètent des oxo : incompatibles avec le recyclage mécanique

Vous pouvez consulter ici le dossier sur les plastiques oxo-dégradables

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mardi 15 décembre 2009

Oxo-biodégradables : Recyclables ou non, les sacs EPI ?

La confusion la plus totale règne quant au chemin que doivent prendre les sacs oxo-biodégradables de type EPI, comme le Publisac. Doit-on les déposer dans le bac de recyclage en Estrie? Non, répond le centre de tri de la région sherbrookoise. Oui, soutient la Ville de Sherbrooke, l'une des six MRC desservies... par ce même centre de tri.
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«Pour nous, c'est clair que ce n'est pas une matière qui, en soi, est recyclable. On ne veut pas avoir les sacs de type EPI dans le bac de recyclage», affirme Guy Labbé, porte-parole de la Régie de tri et de récupération de la région sherbrookoise. Ces sacs ne sont pas compostables et ne doivent donc pas être déposés dans le bac brun. «On peut s'en servir pour les déchets», avance M. Labbé.
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Contrairement aux sacs de plastique traditionnel qui prennent jusqu’à 400 ans à se décomposer lorsqu’ils sont enfouis, les sacs de type EPI se dégradent totalement en moins de 120 jours après leur enfouissement et se biodégradent dans les 12 à 24 mois suivants, lit-on sur le site web de Publisac. La compagnie précise que ses sacs sont compatibles avec la filière du recyclage traditionnel. L’additif permettant la dégradation rapide des sacs EPI diminue toutefois la qualité du plastique conçu à partir de cette matière recyclée, affirme Guy Labbé. Les sacs EPI contaminent les ballots de sacs de plastique et font diminuer leur prix de vente, déplore-t-il.

Présentement, les sacs de plastique recyclé ne trouvent pas preneurs au Québec, indique le porte-parole du centre de tri de Sherbrooke. Ces sacs sont donc acheminés en Chine et en Inde, à un très faible prix compte tenu des coûts de transport.

«Si on veut de bons débouchés solides et constants au Québec, il faut obtenir de la belle matière, souligne Guy Labbé. C’est pour cette raison qu’on ne veut pas de sacs EPI ou compostables dans les ballots de sacs de plastique que les gens acheminent au centre de tri.». Cette position rejoint celle du réputé centre de tri Gaudreau, dans la MRC d’Arthabaska, qui refuse les sacs EPI depuis un an.

« Faites comme avant »

Du côté de la Ville de Sherbrooke, on persiste à dire que les sacs EPI peuvent être ensachés avec les autres sacs de plastique. «Les gens doivent continuer de faire comme avant», affirme la chef de la division de l’environnement, Christine Fliesen.

Mme Fliesen est consciente que cette position «ne fait pas vraiment l’affaire des centres de tri». «On parle le même langage», insiste-t-elle néanmoins.

D’après la chef de la division de l’environnement, les sacs EPI seraient appelés à disparaître.
Il a été impossible de confirmer cette information auprès de Publisac, hier. «On espère que Publisac va s’adapter au marché», mentionne Mme Fliesen.

Le Bureau de normalisation du Québec planche aussi sur un programme de certification pour les sacs de plastique recyclable. Les centres de tri vont probablement améliorer leurs installations afin de pouvoir trier les sacs de plastique recyclable de ceux qui ne le sont pas, ajoute Mme Fliesen.

«Nous sommes confiants que la problématique va se résorber d’elle-même, indique-t-elle. Nous ne pouvons pas inciter les citoyens à changer leurs habitudes de recyclage aux six mois. [...] Présentement, nous devons mettre les efforts pour convaincre ceux qui ne recyclent pas de le faire plutôt que d’essayer de peaufiner les matières qui sont acheminées au centre de tri.»

Rappelons que la Régie de tri et de récupération de la région sherbrookoise traite les matières de la Ville de Sherbrooke et des MRC du Val-Saint-François, des Sources, de Memphrémagog, du Haut-Saint-François et de Coaticook.

Source : David Bombardier, La Tribune, Sherbrooke, 15-12-2009

Vous pouvez consulter
ici le dossier sur les plastiques oxo-(bio)dégradables

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mardi 27 octobre 2009

Harmless-Dissolve: The incredible dissolving bag?

I’m wondering about the composition of this “magic” bag?
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Harmless-Dissolve is made from a hydro-degradable substrate which is 5 times stronger than normal polyethylene. It is a readily biodegradable, water soluble polymer which completely biodegrades in a composting environment, in a dishwasher or in a washing machine.

Harmless-Dissolve is non-toxic and is degraded by micro-organisms, moulds and yeasts. In the end the bag becomes carbon dioxide, water and biomass.
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lundi 12 octobre 2009

Oxo-(bio) dégradable : Miracle ou Calamité ?

Les plastiques Oxo-(bio) dégradables sont de plus en plus présents dans le secteur de l’emballage. Après les sacs, les contenants Bioxo, les emballages de chips métallisés, voilà les films rétractables.

Le nouveau marché d’expansion des plastiques oxo-dégradables semble être le Moyen Orient. En effet, Masafi, le leader Émirati de l’industrie de l’eau embouteillée, vient d’introduire sur le marché un film rétractable oxo-dégradables pour l’emballage de ses bouteilles d’eaux. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un d'action pour réduire son empreinte carbone.

Toutefois, dans le communiqué de presse, certains passages sont tout simplement « Priceless »…

The launch of Oxo Biodegradable films, expected to completely revolutionize the food packaging in the region, is a major step in Masafi’s Carbon Action Plan – a key initiative aimed at reducing the carbon footprint in the UAE by cutting down on the carbon emissions from its manufacturing unit, product offerings, systems as well as services.

The conventional shrink-wraps are not degradable, and can take up to 400 years to break down. However, the Oxo Biodegradable films degrade, then biodegrade, on land or at sea, in the light or the dark, in heat or cold, in whatever timescale required, leaving no fragments, no methane and no harmful residues.

The Oxo Biodegradable films disappear in all types of environment and the degradation causes no harm to the eco-system. They can be recycled or incinerated, are more stronger and versatile compared to conventional plastics, have useful applications in agriculture and horticulture, have no genetically-modified ingredients and are safe for direct food contact.

En résumé, le profil d’un produit miraculeux pour l’environnement !!!

Vous pouvez consulter ici le dossier sur les plastiques oxo-(bio)dégradables
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dimanche 11 octobre 2009

Is New Biodegradable Plastic the Answer?

ENSO bottles claims that their bottles are "biodegradable in both landfill and compost environments and can also be successfully mixed with standard PET plastic recycling." How is that possible?

The Risks of Degradable Plastic

1) Increased consumption: Consumers will use more disposable plastics. This means more resources -- whether petroleum or corn or other raw material for the plastic as well as energy and water and more -- go into making single-use throw-away goods.

2) Greenhouse gas balance: much of the carbon in the biodegradable plastics will be emitted as CO2, or worse, as methane (which has a much stronger greenhouse effect than CO2). Is freeing up landfill space really worth releasing all that formerly petroleum-bound carbon into our warming atmosphere?

3) Toxicity of breakdown products: because polymers start out as long chains, it is very important to ensure that none of the smaller pieces that occur as part of being broken down by microbes are toxic in their own right. ENSO has done testing and reports that all steps on the breakdown chain have no negative impacts on the environment. But in the race to get new plastics to the market, testing and caution must be the rule.

So is Biodegradable Plastic Good or Bad?

Biodegradable plastics are just one more tool in the waste management box. Particularly for hard-to-recycle plastic wastes, such as when plastic is bonded to other materials to provide a grease or liquid barrier, these new plastics are a bonus. The entire container can be designed to biodegrade and become a managable waste rather than a straight-to-landfill item. But accepting biodegradable plastic as a silver bullet is premature.
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