Affichage des articles dont le libellé est Environnement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Environnement. Afficher tous les articles

mercredi 11 mars 2015

Comment se retrouver dans cette «forêt» de logos ?

L’industrie forestière s’est dotée d’outils de certification pour une gestion durable de la ressource. La certification est même devenue une condition d’accès au marché. Cependant, avec la multiplication des systèmes de certification, les designers, créatifs, imprimeurs, manufacturiers et même les consommateurs ne savent plus où donner de la tête et en vient à s’interroger sur leur fiabilité. Comment se retrouver dans cette « forêt » de logos?

Au Canada, 3 grandes normes crédibles en matière de certification forestière, de certification de la chaîne de traçabilité et d’étiquetage des produits:

1.     Association canadienne de normalisation (CAN/CSA Z809)
2.     Forest Stewardship Council (FSC)
3.     Sustainable Forestry Initiative® Program (SFI)

Les normes de la CSA et de la SFI sont reconnues par le PEFC, le Programme de reconnaissance des certifications forestières. Quant aux normes régionales du FSC au Canada, elles sont agréées par FSC International.

Même si ces normes diffèrent quant aux organes qui les ont élaborées et quant à leur optique, elles assurent toutes que leur mise en œuvre favorise l’Aménagement Forestier Durable (AFD). Il y a néanmoins des différences fondamentales: certaines d’entre elles ont été créées au départ pour s’appliquer auxterres privées, d’autres aux terres domaniales, et d’autres encore à un contexte international, où les droits sociaux ne sont pas toujours prévus par la loi

En conclusion, le Canada demeurre le chef de file en matière de certification forestière et que les certifications sont des instruments crées pour contrôler les pratiques et actions largement critiquées de l’industrie forestière. Toutefois, je trouve que la multitude de certificateurs et surtout la prolifération des logos peut avoir l’effet inverse à celui recherché. Le consommateur ne s’est plus où donner de la tête et en vient à s’interroger sur leur fiabilité.


Et la question demeure : Comment se retrouver dans cette « forêt » de logos ?

jeudi 13 novembre 2014

L’emballage n’est pas un déchet! L’emballage n’est pas inutile!

Souvent décrié et accusé d’être une source  de contamination et de pollution, on oublie que l’emballage remplit de nombreuses fonctions aussi bien techniques que marketing.

La principale fonction de l'emballage est d’être au service du produit. L’emballage doit conserver et protéger le produit tout au long de la chaîne allant du fabricant au consommateur en passant par le transport et le stockage intermédiaire. Il évite ainsi qu'une partie du produit ne se perde ou ne s'abîme, ce qui impliquerait une perte économique et écologique beaucoup plus importante que celle causée par l'emballage. Un bon emballage constitue aussi une garantie pour la santé et la sécurité des consommateurs. Enfin, l'emballage a encore d'autres fonctions telles que la mise à disposition d'informations, le marketing, la diversification et la présentation des produits en portions adaptées.

Éco-conception : Réconcilier l’environnement et l’emballage

De point de vue environnemental, l’emballage est toujours pointé du doigt. Pourtant, le problème vient davantage du suremballage que de l’emballage lui-même. Un phénomène qui coûte cher au fabricant et agace énormément le client. Au Québec, l’adoption de nouvelles normes environnementales, en l’occurrence les lois 102 et 130, est susceptible d’amorcer un changement dans la conception de l’emballage.

Pour toutes les entreprises du secteur agroalimentaire, il devient donc urgent de « produire mieux avec moins ». La solution pourrait venir de l’écoconception, une démarche novatrice et  préventive, qui vise à minimiser l’impact de ces derniers sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie. Il s’agit essentiellement de privilégier la réduction à la source, d’encourager la réutilisation et le recyclage et de promouvoir la mise au point de matériaux renouvelables. Cette démarche est fréquemment profitable pour l'entreprise puisque, dans la majorité des cas, elle contribue à augmenter les profits de l'entreprise, soit par une augmentation des ventes, soit par une réduction des coûts de production. Elle renforce l’image de marque, témoignant de son réel engagement dans la voie de la responsabilité environnementale et c’est un excellent moyen pour se différencier de la concurrence.


mardi 11 novembre 2014

Bioplastiques : Distinctions Subtiles mais Significatives

Les bioplastiques suscitent depuis quelques années un intérêt grandissant. Toutefois, le développement de ce nouveau secteur n’est pas sans soulever un certain nombre de questionnements et de défis.

Le vocabulaire utilisé sème la confusion et l’amalgame

Les termes « biodégradable, compostable, biosourcé, dégradable voire oxo-biodégradable » sont largement utilisés comme argument de promotion de matériaux «environnementaux». La situation actuelle est plus que confuse. La sémantique utilisée pour la promotion de ces nouveaux produits est souvent complexe, reposant sur des termes galvaudés et jouant sur l’ambigüité, ce qui ne permet pas aux consommateurs avertis d’opérer des choix éclairés.

Il faut dire que la définition même du terme « bioplastique » n'est pas claire. Sciences et Avenir définissait les bioplastiques comme étant : « un néologisme formé de toutes pièces par les industriels et qui recouvre des plastiques à la composition et à l’intérêt écologique très variables »
Le terme « bioplastique » est aujourd’hui utilisé pour désigner deux réalités distinctes : l’origine de la ressource et la gestion de la fin de vie. Contrairement aux termes biodégradable et compostable qui font référence à la gestion de fin de vie, le terme biosourcé est plutôt en lien avec l’origine de la ressource du bioplastique. Il englobe donc les plastiques des trois catégories suivantes :

1.     Biodégradables et issus de ressources renouvelables : ex. PLA (Natureworks)
2.     Biodégradables et issus de ressources non renouvelables (origine fossile) : ex. Ecoflex (BASF)
3.     Non biodégradables et issus de ressources renouvelables : ex. Green PE (Braskem)

Les distinctions sont subtiles mais importantes. Il convient de mentionner que certains matériaux biodégradables peuvent être fabriqués à partir de ressources fossiles. Il ne faut pas non plus confondre le biodégradable et le compostable : la biodégradabilité ne veut pas nécessairement dire compostabilité. Si un plastique est compostable, il est forcément biodégradable, mais la réciproque n’est pas vraie. De plus, bio-sourcé ne veut pas dire nécessairement compostable.
Dans un but de clarification, il faudrait éviter l’utilisation du terme de bioplastique et lui préférer celui de plastique compostable ou celui de plastique biosourcé (compostable ou recyclable).

Gestion de fin de vie, le casse-tête

Une mauvaise gestion de fin de vie des plastiques compostables risque potentiellement de contaminer l’ensemble de la chaîne de recyclage ou même d’avoir des effets pervers sur l’environnement s’ils se trouvent dans les sites d’enfouissement. Les plastiques compostables qui sont déviés de la voie du compostage risquent en effet, de causer plus d’impacts nocifs sur l’environnement ainsi que des dommages au sein de l’industrie de recyclage. En effet, la dégradation d’un bioplastique dans un site d’enfouissement génère du méthane, un des principaux gaz à effet de serre, dont le pouvoir réchauffant est environ 23 fois supérieur à celui du CO2. De même, les bioplastiques qui finissent dans un bac de recyclage risquent de contaminer la chaîne de recyclage, si l’on ne peut les différencier des pétro-plastiques.

Promouvoir avec discernement

Il s’avère impératif de mieux informer les consommateurs pour qu’ils comprennent quelle est la véritable valeur ajoutée environnementale de ces produits. Le vrai débat est celui de la valeur ajoutée environnementale des bioplastiques. Elle n’est réelle que lorsqu’il n’est pas possible d’envisager les 3R (Réduction, Réutilisation, Recyclage). Il ne faudrait pas laisser croire au consommateur que tous ces matériaux qui s’arrogent le préfixe « Bio » ne posent aucun problème en matière de déchets et pourraient magiquement disparaitre de notre environnement. De plus, le développement des bioplastiques ne doit pas compromettre la hiérarchie d’usage des ressources.


Promouvoir la biodégradabilité des plastiques (A lire aussi Bannir le « Biodégradable »…!) auprès des consommateurs, peut aussi comporter le risque d’augmenter les cas d’abandon sauvage, alors que les comportements à encourager doivent rester la prévention et la participation individuelle au système collectif de gestion des déchets. En d’autres termes, plastique « bio » ou « petro », il ne faut pas jeter; Il faut plutôt, dans l’ordre, Réduire, Réutiliser, Recycler et Composter.

lundi 14 octobre 2013

L'emballage, nécessaire ou superflu?

Pourquoi emballer un concombre dans un film plastique? Peut-on vivre sans emballage? Les emballages écoresponsables, est-ce que ça existe? Si vous avez déjà eu ces questionnements, rendez-vous à la conférence-midi organisée par Cascades et Quantis sur l'impact environnemental des emballages.

Quand : Le mardi 22 octobre, de midi à 13 h 30

Qui : Edouard Clément, directeur général, Quantis
Islem Yezza, directeur technique, Cascades


Où : Maison du développement durable
50, rue Sainte-Catherine Ouest
Montréal (Québec)

Si vous ne pouvez y assister, l'événement sera webdiffusé.



mercredi 14 août 2013

Emballages Écoresponsables : Concevoir Mieux avec Moins

Je partage avec vous mon post intitulé: « Emballages Écoresponsables : Concevoir Mieux avec Moins » publié sur le Blogue vert de Cascades.

Éphémères, parfois encombrants, les emballages font partie intégrante de notre quotidien depuis de nombreuses années. Ils n’ont cessés de se transformer! L’industrie agroalimentaire, première utilisatrice d’emballages est aussi le principal vecteur d’innovation pour le secteur.

L’emballage n’est pas inutile!

Souvent critiqué et accusé d’être une source de contamination et de pollution, on oublie que l’emballage remplit de nombreuses fonctions. La principale fonction de l'emballage est de conserver et de protéger le produit tout au long de la chaîne allant du fabricant au consommateur en passant par le transport et le stockage intermédiaire. Il évite ainsi qu'une partie du produit ne se perde ou ne s'abîme, ce qui impliquerait une perte économique et écologique! Un bon emballage constitue aussi une garantie pour la santé et la sécurité des consommateurs. Enfin, l'emballage a encore d'autres fonctions telles que la mise à disposition d'informations, le marketing, la diversification et la présentation des produits en portions adaptées.

Emballage et suremballage : la confusion

Lorsque l’emballage et l’environnement sont évoqués, surgit inévitablement le problème des déchets. Le problème vient davantage du suremballage que de l’emballage lui-même. Un phénomène qui coûte cher au fabricant et agace énormément le client. Au Québec, l’adoption de nouvelles normes environnementales, en l’occurrence les lois 102 et 130, sont susceptibles d’amorcer un changement dans la conception de l’emballage, bonne nouvelle!

Éco-conception : réconcilier l’environnement et l’emballage

Pour toutes les entreprises du secteur agroalimentaire, il devient donc urgent de « produire mieux avec moins ». La solution pourrait venir de l’écoconception, une démarche novatrice et  préventive, qui vise à minimiser l’impact des emballages sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie. Il faut privilégier la réduction à la source, encourager la réutilisation et le recyclage et promouvoir la mise au point de matériaux renouvelables. Cette démarche est fréquemment profitable pour l'entreprise puisque, dans la majorité des cas, elle contribue à augmenter les profits, soit par une augmentation des ventes, soit par une réduction des coûts de production. Elle renforce l’image de marque, témoignant de son réel engagement dans la voie de la responsabilité environnementale et c’est un excellent moyen pour se différencier de la concurrence.

lundi 8 juillet 2013

Greener Packaging Award

Le Greener Packaging Award, lancé en 2012, vise à récompenser les emballages qui ont été conçus pour réduire au mieux leur impact environnemental. Cette année, grande nouveauté, les emballages industriels rentrent dans la compétition!

La remise des prix 2013 aura lieu durant la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets. Ces Awards récompenseront non seulement des entreprises ayant mis sur le marché un produit emballé, qu’il soit ménager ou industriel, dont le contenant a été pensé du point de vue de son empreinte environnementale, mais aussi des étudiants ou des designers professionnels qui ont imaginé un emballage plus ‘vert’.

Tous les dossiers introduits seront minutieusement examinés par un jury d’experts issus du monde académique, scientifique, politique, associatif et entrepreneurial. Les critères retenus porteront, entre autres, sur la réduction du poids/volume, l’origine des matériaux, la prise en compte de la fin de vie, la réduction du gaspillage de produit, l’optimisation du transport/de la logistique, la communication aux consommateurs etc...
Comment participer ?


Les dossiers de candidature peuvent être introduits jusqu’au 1er octobre via le site web www.greenerpackagingaward.be, site web qui comprend également le règlement du concours, ainsi que toutes les modalités de participation.

dimanche 16 juin 2013

Emballage Alimentaire: un ami de l'environnement et un partenaire intelligent

Je vous invite à lire mon article publié dans le dernier numéro de la revue l’Actualité Alimentaire (Spécial 10 ans): Emballage Alimentaire: un ami de l'environnement et un partenaire intelligent

Les tendances socioculturelles en pleine mutation, une demande toujours plus grande pour la sécurité, le respect de l’environnement et le confort sont les principaux moteurs de l’innovation en emballage alimentaire.

Introduction

Éphémères, parfois encombrants, les emballages font partie intégrante de notre quotidien depuis de nombreuses années. Ils n’ont eu de cesse de se transformer. L’industrie agroalimentaire, première utilisatrice d’emballages est aussi le principal vecteur d’innovation pour le secteur.

Aux emballages standards, simplifiés, compétitifs et dotés de fonctions essentiellement techniques, répondent d’autres emballages spécifiques, sophistiqués et différenciant qui tissent une relation entre marques et clients. Les nouveaux emballages doivent contribuer à la préservation de la salubrité et des propriétés organoleptiques et nutritionnelles du produit emballé, à la prolongation de la durée de vie des aliments, à la protection de l’environnement, à l’accroissement de la rentabilité, au confort d’utilisation et à la différenciation. 

Conclusions 

Les enjeux de l’industrie alimentaire sont multiples : sécurité alimentaire, prolongation de la durée de vie des aliments et réduction du gaspillage alimentaire. Dans ce contexte, l’emballage, peut offrir des pistes de solutions qui méritent d’être explorées.  Ces nouveaux emballages apportent finalement une valeur ajoutée aux produits et garantissent un lien de confiance entre le consommateur et le produit, voire la marque.

Finalement, faire cohabiter innovation, fonctionnalité et responsabilité environnementale constitue le challenge quotidien de l’industrie de l’emballage.



Nb: N'hésitez pas à me contacter (pak-bec@hotmail.com) si vous voulez consulter l'intégrale de cet article.

dimanche 9 juin 2013

Emballage : les géants imposent les règles

Si une industrie peut souffrir du qualificatif non-environnemental, c’est bien celle de l’emballage. Les temps changent cependant et de plus en plus, elle entame un tournant vert. Tendance imposée par les demandes des consommateurs et aussi des géants comme WalMart.

L’industrie de l’emballage au Québec : ce sont des milliers d’emplois, une concurrence féroce entre des PME et de grandes entreprises comme Alcan et Cascades, le tout doté d’un dynamisme certain. Elles sont présentes à toutes les étapes de création d’un emballage. « C’est un secteur industriel qui est de façon générale en bonne santé », souligne Denis Darche, président de la section québécoise de l’Association canadienne de l’emballage (ACE).

De la production de la matière première (carton, papier, aluminium), aux produits finis, à l’impression et à la livraison. Là où le consommateur ne voit que l’emballage et le gaspillage qui en résulte, la réalité est tout autre, car si autant d’entreprises se partagent ce marché c’est parce que l’emballage répond à plusieurs besoins.

« L’emballage protège ce qu’il vend et vend ce qu’il protège. Il garantit la santé et la sécurité des consommateurs. Sans l’emballage, plus d’un tiers des aliments seraient gaspillés ou perdus. Il constitue un support d’information et de communication », mentionne Islem Yezza, directeur technique Cascades groupe produits spécialisés.


mardi 25 décembre 2012

Le Bilan 2012 : Médias Sociaux, Emballage Fonctionnel-Pratique-Actif-Intelligent et Écoresponsable


2013 est à nos portes, c’est l’heure du bilan!

Mes nouveaux engagements (Directeur Technique et développement des affaires Chez Cascades-emballage industriel) et mes nombreux déplacements m’ont laissé moins de temps pour bloguer. Je dois aussi partager ce temps consacré au web 2.0 avec les nouveaux médias sociaux, Twitter (ici), le Groupe que j’ai créé sur LinkedIn: PAPER-BASED PACKAGING et le nouvel arrivant Pinterest (ici). En 2013 Pakbec fêtera son 5ème anniversaire.

Je vous présente mes meilleurs vœux pour 2013. Que cette nouvelle année soit emballante, active, innovante et éco-responsable!

Conférences et présentations 

L’année 2012 fût riche en conférences et présentations. Voici un condensé de mes diverses communications:

1)    Paper-based Packaging: Functional and Sustainable Coating. You can download here this talk given at The 2012 TAPPI PLACE Conference, May 6-9, 2012, Seattle Washington, USA.

2)  Papier Recyclé et Sécurité Alimentaire: Migration des huiles minérales. Cliquez ici pour télécharger cette conférence que j’ai donnée dans le cadre du séminaire sur la Migration des substances d’emballage dans les aliments organisé par l’Association de l’emballage (PAC) (Montréal, 1 mai 2012).


3)      Peut-on survivre sans emballage? Cliquez ici pour télécharger cette conférence que j’ai donnée dans le cadre des 48 heures de la communication pour le développement durable (Eastman, 16 et 17 février 2012). Marie-Eve Cloutier de Gaia Presse a très bien résumé cette conférence. Vous pouvez consulter ici l’article intitulé : « Survivre Sans Emballage! », NON. Lutter Contre le Suremballage, OUI


Par ailleurs, toutes mes présentations sont disponibles sur SlideShare.

Articles de vulgarisation

J’ai été invité à rédiger quelques articles de vulgarisation avec une chronique régulière dans le magazine ActualitéAlimentaire.

1. Emballages alimentaires : protéger le consommateur ou l’aliment? (ici) Actualité Alimentaire - Mars 2012.

 

2. Comment exploiter les médias sociaux au sein d'une stratégie marketing? (ici) Actualité Alimentaire - Mai 2012


3. Gaspillage alimentaire : L’emballage à la rescousse ! (iciActualité Alimentaire - Juillet 2012

 

4. Les nanotechnologies dans les emballages alimentaires: menace ou révolution? (ici) Actualité Alimentaire Septembre - 2012

 

5.     Sécurité alimentaire : Les emballages actifs et intelligents à la rescousse!!! (ici) Alimentaire Novembre - 2012


Je contribue également au blogue Vert de Nature de Cascades :

      1. Emballage alimentaire, santé et développement durable : l’histoire d’un paradoxe (Cliquez ici)
      
      2. Fibres recyclées : comment concilier écologie et sécurité alimentaire? (Cliquez ici)

Et finalement, j’ai publié un article dans le “ Converting Quarterly” intitulé: Five sustainability trends that will shape packaging in2012

J’ai eu le plaisir d’encadrer,  Richard Lapointe, étudiant à l’Université de Sherbrooke durant son mémoire. Il s’agit d’une excellente revue de littérature sur les bioplastiques : terminologie, diagnostic clair et exhaustif sur la situation actuelle ainsi qu’une bonne critique des ACV et de la vraie valeur ajoutée des bioplastiques dans les emballages. L’essai est disponible sur le site du centre universitaire de formation en environnement (CUFE) de l'université Sherbrooke. Vous pouvez télécharger l'intégrale de l'essai ici

Enfin cette année j’ai eu la chance de vivre une expérience très enrichissante en ayant l’honneur de siéger au sein du jury Les prix GAIA: Le meilleur en emballage et mise en marché en alimentation.

mercredi 12 décembre 2012

Les priorités de l’industrie du packaging en 2012 et en 2022



Le Blogue de l’identification de produit a publié une série de quatre billets  présentant les faits saillants d’une étude réalisée par Packaging World, en collaboration avec DuPont Packaging and Industrial Polymers.  Il s’agit d’une synthèse des résultats d’un sondage auprès des professionnels de l’industrie du conditionnement et de l’emballage, ainsi que des industries connexes, pour connaître les tendances actuelles ainsi que celles qui prédomineraient dans 10 ans.










dimanche 18 novembre 2012

Bioplastiques Biodégradables, Compostables et Biosourcés : Distinctions Subtiles mais Significatives


Je partage avec vous l’essai de Richard Lapointe, que j’ai eu le plaisir d’encadrer durant son mémoire et qui vient de graduer de l’Université de Sherbrooke.

Il s’agit d’une excellente revue de littérature sur les bioplastiques : terminologie, diagnostic clair et exhaustif sur la situation actuelle ainsi qu’une bonne critique des ACV et de la vraie valeur ajoutée des bioplastiques dans les emballages.

La terminologie utilisée dans le domaine des bioplastiques est complexe et mène à la confusion et à une mauvaise perception des consommateurs. Des propriétés souvent plus faibles, des coûts plus élevés, des solutions de traitement en fin de vie qui ne sont pas adaptées et une mauvaise image au niveau des pratiques agricoles sont les autres problématiques qui limitent l’essor des bioplastiques pour les emballages alimentaires. Les études de marché indiquent cependant une croissance soutenue de ces matériaux pour les prochaines années. Leurs fabricants tenteront d’exploiter leurs atouts, dont la possibilité de les composter et leur moins grande dépendance au pétrole.

L’essai est disponible sur le site du Centre universitaire de formation en environnement (CUFE) de l’Université de Sherbrooke. Vous pouvez télécharger l’intégrale de l’essai ici.

Bonne lecture.


dimanche 14 octobre 2012

Le défi «Comment lutter contre le SURemballage et réduire le gaspillage alimentaire»


Du 14 au 21 octobre 2012 c'est la Semaine québécoise de réduction des déchets (SQRD). Des activités mettant en avant la réduction et le réemploi sont organisées partout à travers la province. Quatre défis sont aussi organisés : le Défi scolaire, le Défi municipalités, le Défi PME et le Défi survivre sans emballage.


Justement ce dernier défi me fait littéralement sursauter. Le Défi « Survivre Sans Emballage! » consiste à éviter un maximum d’emballages pendant la Semaine du 14 au 21 octobre 2012. Mais survivre quotidiennement sans emballage, est-ce possible? La réponse est catégorique NON. Le défi aurait dû être : Le défi « Comment lutter contre le SURemballage et réduire le gaspillage alimentaire ».

L’emballage, ce mal aimé

Lorsque l’emballage et l’environnement sont évoqués, surgit inévitablement le problème des déchets. Cependant, le problème n’est pas l’emballage en tant que tel, mais le suremballage, un phénomène qui coûte cher au fabricant et agace énormément le client.

Tout le monde semble en effet avoir oublié à quoi sert un emballage. La principale fonction de l'emballage est d’être au service du produit. L’emballage doit conserver et protéger le produit tout au long de la chaîne allant du fabricant au consommateur en passant par le transport et le stockage intermédiaire. Il évite ainsi qu'une partie du produit ne se perde ou ne s'abîme, ce qui impliquerait une perte économique et écologique beaucoup plus importante que celle causée par l'emballage. Un bon emballage constitue aussi une garantie pour la santé et la sécurité des consommateurs. Enfin, l'emballage a encore d'autres fonctions telles que la mise à disposition d'informations, le marketing, la diversification et la présentation des produits en portions adaptées.

Il est à noter que sur les 13 millions de tonnes de déchets produits annuellement au Québec, seulement 600 000 tonnes sont des déchets d’emballage, dont la moitié est récupérée. L’emballage représente aussi seulement 10% de l’impact environnemental des produits alimentaires.

Emballages éco-responsables : Concevoir mieux avec moins

Sous les pressions sociétales, réglementaires et politiques, de plus en plus d’entreprises optent pour l’éco-conception des emballages, qui s’avère finalement plus une opportunité qu’une contrainte.
---

Inspiré par l’adage « Less is more », l’éco-conception se traduit par moins de matières premières, moins de consommation d’énergie et une meilleure optimisation du transport. Le gain est non seulement environnemental mais également économique. Cette démarche est fréquemment profitable pour l'entreprise puisque, dans la majorité des cas elle contribue à augmenter les profits de l'entreprise, soit par une augmentation des ventes, soit par une réduction des coûts de production. Mais le gain n’est pas seulement économique et environnemental, c’est aussi un gain en termes d’image auprès des consommateurs. Bref, l’éco-conception permet d’augmenter vos profits, d’accroitre vos ventes et de réduire vos coûts de production. 


Gaspillage alimentaire : L’emballage devient plus actif et plus intelligent

L’emballage est une des solutions à mettre en œuvre pour réduire le gaspillage des denrées alimentaires.

Entre le champ et l’épicerie en passant par le transport et la distribution, de grandes quantités de denrées alimentaires sont gaspillées. D’après un récent rapport de la FAO, le tiers de la nourriture que nous produisons dans le monde serait gâché, soit 1,3 milliard de tonnes de nourriture gaspillée chaque année. En première ligne se trouve les fruits et légumes frais, suivis par les produits laitiers. En Amérique du Nord, entre 40 et 50% de la nourriture produite se retrouve au site d’enfouissement. Selon Statistique Canada, chaque Canadien gaspillerait 183 kilogrammes de nourriture par an.

Parallèlement, l’industrie agro-alimentaire développe des emballages de plus en plus sophistiqués afin d’améliorer la conservabilité des aliments frais. Auparavant passif, l’emballage devient actif et même intelligent. Ces emballages sont regroupés sous l’appellation Smart Packaging. Ces emballages permettent de mieux répondre aux évolutions du marché et aux exigences des consommateurs et des industriels.

Les progrès technologiques ont permis le développement d’emballages dits intelligents intégrant de nouveaux systèmes d'étiquetage. Ces nouvelles étiquettes mettent à la disposition du consommateur une information claire et objective sur l’état de conservation d’un produit.

Quant aux emballages actifs, ils offrent bien plus qu’une simple protection, ils interagissent avec l'aliment, et dans certains cas, répondent à des changements du milieu environnant ou du produit lui-même. Ces emballages sont conçus de façon à incorporer délibérément des constituants qui libèrent ou absorbent des substances dans les denrées alimentaires emballées ou dans l’environnement des denrées alimentaires.