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dimanche 21 novembre 2010

Les emballages conjuguent écologie et praticité pour continuer à séduire

Pour des raisons économiques, environnementales et marketing, les industriels de l'emballage misent sur l'innovation écologique, sous la pression des consommateurs qui réclament moins d'emballages, sans toutefois vouloir renoncer à leurs avantages pratiques.

Qu'il s'agisse de carton, plastique ou métal, les fabricants d'emballages "ont placé les innovations en faveur du développement durable au centre de leur stratégie", selon le spécialiste Bertrand Perri, dans une étude du cabinet d'études économiques Xerfi.

D'ici 2014, le marché des emballages respectueux de l'environnement devrait doubler à 170 milliards de dollars, d'après une étude de Pike Research citée par Annette Freidinger, consultante pour le salon international de l'emballage, qui ouvre lundi à Villepinte, près de Paris.

Ce sont d'abord des obligations réglementaires qui ont poussé les acteurs de l'emballage, à l'image des géants Verallia, Impress, Gascogne ou Tetra Pak, à parier sur le développement durable.

Depuis 1998, les industriels doivent prendre en compte les exigences liées à l'environnement et la priorité donnée à la diminution des déchets a été renforcée par une directive européenne de 2004. Le Grenelle de l'Environnement a été plus loin, en fixant un objectif de taux de recyclage de 75% à 2012.

Fabricants et concepteurs se sont d'abord livrés à "une course à l'allégement", selon M. Perri.

Depuis 1998, les seuls acteurs du Conseil national de l'emballage (CNE) en France ont réduit de 75.000 tonnes le poids des emballages, tous matériaux confondus, soit le volume de 5.000 camions par an.

Par ce biais, le vert devient aussi une carte à jouer économique, en réduisant les besoins en matières premières. Atout non négligeable quand plastique, pâte à papier ou aluminium renchérissent.

Cette source d'économie est d'autant plus recherchée que, si 2010 s'annonce en légère reprise, le marché mondial de l'emballage, tributaire de la consommation, a souffert de la crise, baissant de 2,6% en 2009 à environ 415 milliards d'euros, selon Annette Freidinger.

En France, le chiffre d'affaires du secteur, qui rassemble 1.500 entreprises, a perdu environ 10% à 19 milliards, d'après le Comité de liaison des industries françaises de l'emballage (Clife).

Mais le seul allègement a ses limites, ce qui stimule la recherche d'innovations technologiques "éco-conçues", comme l'emploi de matériaux biosourcées ou recyclés.

"Il existe encore une marge de réduction de poids pour certains produits emballés, mais il serait erroné de croire que l'on puisse réaliser les mêmes réductions que celles réalisées ces dix dernières années", souligne Bruno Siri, délégué général du CNE, association créée en 1997 diffusant des bonnes pratiques de conception d'emballages.

Trop léger, l'emballage risque de perdre son intérêt: bouteille trop fine qui se broie quand on la prend en main, ou pot de yaourt s'écrasant dans le chariot du supermarché.

Outre l'obligation réglementaire et l'intérêt économique, le développement durable est devenu un atout marketing non négligeable pour séduire les consommateurs, qui sont 59% à considérer que la recyclabilité est une fonction à part entière de l'emballage, selon un sondage Ipsos réalisé pour le salon de l'emballage.

Mais "même si le consommateur réclame des emballages recyclables et recyclés, il ne souhaite pas revenir en arrière sur les fonctionnalités que l'emballage lui a données jusqu'à présent", comme l'ouverture facile ou les monodoses, relève Mme Freidinger.


lundi 15 novembre 2010

Emballage in green

Résultats d'un sondage Ipsos dans six pays européens à l'occasion d'Emballage 2010 : plus que jamais le recyclable est une des fonctions essentielles du packaging.


A l'occasion du 39 ème Salon International de l'Emballage, Ipsos a interrogé les consommateurs européens sur leurs attentes et leurs perceptions en matière d’emballage (*). Cette étude intitulée « Les Européens et l’emballage en 2010 ». montre clairement que l’emballage porte désormais des valeurs sociales et environnementales.

Premier enseignement de l'étude : pour tous les Européens, l’emballage, doit, au même titre qu’il protège ou préserve, être recyclable ou en matériau recyclé. La recyclabilité est ainsi devenue une fonction attendue. L'emballage porte des valeurs sociales et environnementales.

Si la majorité des consommateurs perçoit l’emballage comme une partie intégrante du produit, qui doit permettre : sa préservation (77%), son ouverture pratique (71%), son stockage (62%) et son transport (59%). Et 59 % des personnes interrogées mettent en avant la recyclabilité des emballages comme une fonction à part entière.

Le principe de recyclabilité s’impose désormais comme une évidence. Il figure également dans le top 3 des attentes, sur l’ensemble des pays interrogés.

Une Europe à deux vitesses sur les "pratiques vertes"

Sur la question des « pratiques vertes », trier ses emballages est un éco‐geste massivement partagé par les euro‐consommateurs questionnés (à 77%), les Belges étant toutefois les champions européens du tri des emballages vides tous matériaux confondus Les deux derniers pays européens en matière de pratique du tri des emballages (l’Italie et l’Espagne), se montrent, à l’inverse, les tous premiers à aspirer à des « pratiques vertes » : 34% pour l’Italie et 26% pour l’Espagne. De leur côté, les consommateurs Français occupent la situation la plus performante sur le sujet : non seulement ils trient, mais en plus, ils continuent à aspirer aux pratiques vertes (à 25%).

Chez les consommateurs belges (20%), allemands (16%) et britanniques (16%), l’aspiration à ces pratiques est bien moindre, dans la mesure où elles sont devenues des réalités du quotidien.

La véritable innovation serait celle d’un emballage plus « juste » : réutilisable, en matériau végétal, avec moins d’emballage… La contribution de l’emballage à la protection de l’environnement est devenue une réalité pour une majorité d’euro‐consommateurs sensibles aux alternatives qui leur sont proposées. Emballages réutilisables et systèmes de recharges sont les innovations les plus connues par 56 % et 54 % des euro‐consommateurs et essentiellement en Allemagne et en Belgique.

Mais on constate que les systèmes de recharges sont jugés comme des innovations moins enthousiasmantes que les emballages réutilisables (45% versus 53%) et que, si les emballages en matériaux végétaux sont moins connus (35%), ils enregistrent de l’intérêt pour l’avenir pour plus de 4 européens sur 10.

En ce qui concerne l’innovation technologique, elle doit prouver un bénéfice clair et essentiel avant tout Les packagings portant un indicateur de conservation ou de pastille de couleur (par exemple, avec des puces indiquant la fraicheur des aliments), l’emballage qui, après réchauffage au four, se transforme en assiette… représentent, en l’occurrence, des innovations enthousiasmantes (38% pour les premiers, et 22% pour les seconds).

A l’inverse, des emballages à codes permettant, grâce à son Smartphone, d’avoir accès à des informations sur internet, ou des emballages ludiques permettant aux enfants de jouer virtuellement en 3D sur internet sont jugés beaucoup moins enthousiasmants (15 et 10%).
En ce qui concerne l’attractivité de l’emballage sur les linéaires de 2010, on constate que : si tous les européens se rejoignent sur l’importance des mentions « premiers prix » et/ou « offre spéciale », en premier lieu, l’argument de la marque est le second point qui attire l’euro‐consommateur. En troisième position, on retrouve la couleur du packaging : ce sont surtout les Anglais et les Allemands qui y sont sensibles, à l’opposé des Belges, nettement moins sensibles.

* Etude réalisée en septembre 2010 dans 6 pays (France, UK, Allemagne, Belgique, Italie et Espagne) auprès d’un échantillon représentatif de 6 150 personnes (1 000 personnes par pays), âgées de 16 à 64 ans.

vendredi 2 janvier 2009

Les tendances de l’emballage

Voici une série de 5 reportages réalisés par La Radio Suisse Romande. Sophie Proust vous emmène à la découverte du monde fascinant des emballages.


Cliquez sur les titres pour écouter les entrevues.


L'emballage, c'est un chiffre d'affaire mondial estimé à environ 600 milliards de francs suisses par an !

Annette Freidinger, maître de conférence à l'Ecole nationale d'agronomie et d'industrie alimentaire de Nancy, vous offre un balayage panoramique des tendances innovantes de cette industrie.

Les tendances de l'emballage 2/5

"Emballé c'est pensé", une phrase qui pourrait être le dernier slogan à la mode dans le secteur de l'emballage.

Dominique Weizman, directrice générale de l’agence de conseil en innovation Dezineo, présente quelques exemples de propositions faites par le secteur de l'emballage pour un mode de vie de plus en plus mobile.

Les tendances de l'emballage 3/5

Face aux nouvelles exigences de mobilité et de légèreté du consommateur, des matériaux sacrés tombent de leur piédestal. Si l’eau a depuis longtemps opté pour la légèreté du PET, la boisson noble, sortie des vignes, s’y met aussi. Quant à l'aluminium, si les sodas s’agitaient depuis longtemps déjà dans leur cannette, le vin les rejoint dans ce type de conditionnement. lus d'infos avec Marc Betangé, de la société Boxal.

Les tendances de l'emballage 4/5

Nos modes de vie de plus en plus nomades impriment leurs spécificités sur le secteur de l’emballage. De simples contenants, les emballages deviennent de véritables propositions fonctionnelles. Boire tout en marchant, se déplacer léger, autant de défis relevés par l’industrie.

Le point avec Dominique Weizman, directrice générale de Dezineo, une agence de conseil en innovation qui s’est intéressée à la mobilité, et Romain Filiion, président de la société Sicofore qui a conçu et lancé sur le marché la monodose en twin packs.

Les tendances de l'emballage 5/5

L’emballage a beau innover, il n'empêche qu'il se heurte à un écueil de taille. Le consommateur, en règle générale, ne s’y intéresse qu’au moment de le jeter. C'est toute la réflexion à laquelle s'attache le secteur sous peine de devenir un marché rebut.Les explications d'Annette Freidinger, consultante internationale et coordinatrice du salon de l'emballage, à Villepinte.
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mercredi 19 novembre 2008

Salon Emballage 2008: Hall 6 en photos...


Emballage 2008 : décevant


  • Déçu de ne pas voir beaucoup de nouveautés
  • Déçu de ne pas voir des emballages intelligents et actifs
  • Déçu du nombre indéterminé de stands présentant sacs en plastiques, en carton, biodégradables, recyclables...
  • Déçu de la mise en valeur des emballages et des designs proposés.


Mon coup de cœur va cependant à la section "tendances", même si l'on ne voit pas très bien les emballages car on les perd dans le décor.


Aller ce n’est que mon premier jour, j’espère dénicher, mercredi, d'intéressantes nouveautés !

lundi 17 novembre 2008

Emballage 2008 : l’emballage se met au vert

Cette semaine je serai au Salon emballage 2008 à Paris. Je vous ferai part des dernières innovations et tendances et de mes coups de cœur.

Aujourd’hui, France-Soir a publié un article intéressant sur le tournant vert de l’industrie de l’emballage. Deux citations d’ Annette Freidinger, maître de conférence à l'École nationale d'agronomie et d'industrie alimentaire de Nancy ont retenues mon attention:

"L'emballage doit être un signe extérieur d'intelligence : intelligence de ceux qui l'ont conçu, de ceux qui l'ont choisi, de ceux qui vont le retenir pour leurs linéaires et du consommateur, qui saura jusqu'au bout assurer sa durée de vie"

"Plus personne aujourd'hui ne met un emballage sur le marché s'il n'a pas été 'éco-conçu'. On prend en compte le poids, l'épaisseur de l'emballage mais aussi les impacts environnementaux durant la phase de fabrication".

Vous pouvez lire l’intégralité de l’article : L'emballage veut changer d'image
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vendredi 14 novembre 2008

Emballage 2008: Un événement très tendance

Le salon de l'emballage (Du 17 au 21 novembre 2008 au parc des expositions de Paris-Nord Villepinte) reste un événement international de premier ordre. Et la tenue conjointe de l'IPA permet d'en faire une véritable usine pilote de l'agroalimentaire. Mais l'emballage ne se limite pas seulement à ce secteur industriel. Il représente un chiffre d'affaires de plus de 400 milliards d'euros dans le monde.

Cette année, plus de 2 000 exposants représentant une cinquantaine de pays vont se montrer à Villepinte. Ils attendent 130 000 visiteurs et 500 journalistes pour admirer plus de 500 nouveautés. Certaines auront le privilège de se retrouver dans l'Espace Tendances, qui regroupe les produits les plus innovants dans cinq catégories : plus sûr, plus pratique, plus rentable, plus éco-citoyen, plus différent.

Pour rester très tendance, Exposium lance pour la première fois un espace consacré aux biomatériaux. Il présentera les innovations d'un secteur en plein essor. Et pour rendre ce salon réellement emballant, une exposition intitulée « l'art et le packaging » doit permettre de faire comprendre les liens étroits et les influences multiples entre art et emballages.

A chaque entrée du salon, un jeune photographe exposera sa vision avec Paris en toile de fond. Mais si Paris est une fête, les visiteurs sont avant tout là pour découvrir des tendances, des produits ou s'informer à Pack Vision, le congrès international du design packaging qui se tient pour la première fois au cœur du salon. L'occasion de réfléchir sur l'étiquetage environnemental et l'empreinte carbone, l'écopak attitude, les bioplastiques ou plus révolutionnaire sans doute : les emballages vivants.