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mardi 11 novembre 2014

Bioplastiques : Distinctions Subtiles mais Significatives

Les bioplastiques suscitent depuis quelques années un intérêt grandissant. Toutefois, le développement de ce nouveau secteur n’est pas sans soulever un certain nombre de questionnements et de défis.

Le vocabulaire utilisé sème la confusion et l’amalgame

Les termes « biodégradable, compostable, biosourcé, dégradable voire oxo-biodégradable » sont largement utilisés comme argument de promotion de matériaux «environnementaux». La situation actuelle est plus que confuse. La sémantique utilisée pour la promotion de ces nouveaux produits est souvent complexe, reposant sur des termes galvaudés et jouant sur l’ambigüité, ce qui ne permet pas aux consommateurs avertis d’opérer des choix éclairés.

Il faut dire que la définition même du terme « bioplastique » n'est pas claire. Sciences et Avenir définissait les bioplastiques comme étant : « un néologisme formé de toutes pièces par les industriels et qui recouvre des plastiques à la composition et à l’intérêt écologique très variables »
Le terme « bioplastique » est aujourd’hui utilisé pour désigner deux réalités distinctes : l’origine de la ressource et la gestion de la fin de vie. Contrairement aux termes biodégradable et compostable qui font référence à la gestion de fin de vie, le terme biosourcé est plutôt en lien avec l’origine de la ressource du bioplastique. Il englobe donc les plastiques des trois catégories suivantes :

1.     Biodégradables et issus de ressources renouvelables : ex. PLA (Natureworks)
2.     Biodégradables et issus de ressources non renouvelables (origine fossile) : ex. Ecoflex (BASF)
3.     Non biodégradables et issus de ressources renouvelables : ex. Green PE (Braskem)

Les distinctions sont subtiles mais importantes. Il convient de mentionner que certains matériaux biodégradables peuvent être fabriqués à partir de ressources fossiles. Il ne faut pas non plus confondre le biodégradable et le compostable : la biodégradabilité ne veut pas nécessairement dire compostabilité. Si un plastique est compostable, il est forcément biodégradable, mais la réciproque n’est pas vraie. De plus, bio-sourcé ne veut pas dire nécessairement compostable.
Dans un but de clarification, il faudrait éviter l’utilisation du terme de bioplastique et lui préférer celui de plastique compostable ou celui de plastique biosourcé (compostable ou recyclable).

Gestion de fin de vie, le casse-tête

Une mauvaise gestion de fin de vie des plastiques compostables risque potentiellement de contaminer l’ensemble de la chaîne de recyclage ou même d’avoir des effets pervers sur l’environnement s’ils se trouvent dans les sites d’enfouissement. Les plastiques compostables qui sont déviés de la voie du compostage risquent en effet, de causer plus d’impacts nocifs sur l’environnement ainsi que des dommages au sein de l’industrie de recyclage. En effet, la dégradation d’un bioplastique dans un site d’enfouissement génère du méthane, un des principaux gaz à effet de serre, dont le pouvoir réchauffant est environ 23 fois supérieur à celui du CO2. De même, les bioplastiques qui finissent dans un bac de recyclage risquent de contaminer la chaîne de recyclage, si l’on ne peut les différencier des pétro-plastiques.

Promouvoir avec discernement

Il s’avère impératif de mieux informer les consommateurs pour qu’ils comprennent quelle est la véritable valeur ajoutée environnementale de ces produits. Le vrai débat est celui de la valeur ajoutée environnementale des bioplastiques. Elle n’est réelle que lorsqu’il n’est pas possible d’envisager les 3R (Réduction, Réutilisation, Recyclage). Il ne faudrait pas laisser croire au consommateur que tous ces matériaux qui s’arrogent le préfixe « Bio » ne posent aucun problème en matière de déchets et pourraient magiquement disparaitre de notre environnement. De plus, le développement des bioplastiques ne doit pas compromettre la hiérarchie d’usage des ressources.


Promouvoir la biodégradabilité des plastiques (A lire aussi Bannir le « Biodégradable »…!) auprès des consommateurs, peut aussi comporter le risque d’augmenter les cas d’abandon sauvage, alors que les comportements à encourager doivent rester la prévention et la participation individuelle au système collectif de gestion des déchets. En d’autres termes, plastique « bio » ou « petro », il ne faut pas jeter; Il faut plutôt, dans l’ordre, Réduire, Réutiliser, Recycler et Composter.

dimanche 9 juin 2013

Emballage : les géants imposent les règles

Si une industrie peut souffrir du qualificatif non-environnemental, c’est bien celle de l’emballage. Les temps changent cependant et de plus en plus, elle entame un tournant vert. Tendance imposée par les demandes des consommateurs et aussi des géants comme WalMart.

L’industrie de l’emballage au Québec : ce sont des milliers d’emplois, une concurrence féroce entre des PME et de grandes entreprises comme Alcan et Cascades, le tout doté d’un dynamisme certain. Elles sont présentes à toutes les étapes de création d’un emballage. « C’est un secteur industriel qui est de façon générale en bonne santé », souligne Denis Darche, président de la section québécoise de l’Association canadienne de l’emballage (ACE).

De la production de la matière première (carton, papier, aluminium), aux produits finis, à l’impression et à la livraison. Là où le consommateur ne voit que l’emballage et le gaspillage qui en résulte, la réalité est tout autre, car si autant d’entreprises se partagent ce marché c’est parce que l’emballage répond à plusieurs besoins.

« L’emballage protège ce qu’il vend et vend ce qu’il protège. Il garantit la santé et la sécurité des consommateurs. Sans l’emballage, plus d’un tiers des aliments seraient gaspillés ou perdus. Il constitue un support d’information et de communication », mentionne Islem Yezza, directeur technique Cascades groupe produits spécialisés.


mercredi 12 décembre 2012

Les priorités de l’industrie du packaging en 2012 et en 2022



Le Blogue de l’identification de produit a publié une série de quatre billets  présentant les faits saillants d’une étude réalisée par Packaging World, en collaboration avec DuPont Packaging and Industrial Polymers.  Il s’agit d’une synthèse des résultats d’un sondage auprès des professionnels de l’industrie du conditionnement et de l’emballage, ainsi que des industries connexes, pour connaître les tendances actuelles ainsi que celles qui prédomineraient dans 10 ans.










mercredi 25 juillet 2012

Bannissement des sacs plastiques : cause environnementale dérisoire ?


Depuis plusieurs années, un peu partout dans le monde, les sacs en plastiques sont mis à l’index, accusés d’être un terrible fléau environnemental dont le symbole ultime est le terrible 6ème continent formé par un vortex de déchets essentiellement plastiques flottant au centre du Pacifique.

Au Québec, il paraîtrait que la taxe de 5 cent a porté ses fruits et que les consommateurs seraient de plus en plus nombreux à utiliser les sacs réutilisables. Et tout le monde s’en félicite.

Selon une étude (ici) présentée lundi par le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, les Québécois ont réduit de 52 % leur utilisation de sacs d'emplettes à usage unique entre 2007 et 2010.

Mais est-ce vraiment un geste vert dont on doit s’enorgueillir quand on sait que…? :

-   Les sacs représenteraient seulement 1 % des matières envoyées aux sites d’enfouissement dans lesquels le problème n’est pas le plastique inerte mais les matières putrescibles.

-    L’une des alternatives qu’on nous propose, le sac biodégradable ne fait toujours pas la preuve de sa valeur ajoutée ni de son innocuité environnementale. Pire, les centres de tri, les accusent de contaminer la chaîne du recyclage et nous demande de les jeter aux rebus, bref de les destiner à l’enfouissement.

-    Le véritable problème est celui du suremballage qui est bien plus dommageable.

-   Le souci environnemental c'est moins  le sac en lui-même que le comportement inconsidéré de certains consommateurs qui  jettent les sacs n'importe où.

-     Encourager l’usage du sac réutilisable est une politique de petits-pas qui ne cause pas de débat politique risqué, et qui contente ceux qui veulent se donner bonne conscience…c’est peut être bien, mais c’est trop peu, surtout pour les entreprises de la distribution qui souhaitent développer une image éco-responsable. On parlera de véritables efforts lorsque l’éco-conception des emballages sera généralisée.

Le sac plastique c’est un peu un non problème pour lequel on a trouvé une solution.

mercredi 4 juillet 2012

Fibres recyclées : comment concilier écologie et sécurité alimentaire?


Dans un billet récent, nous avons discuté de l’enjeu que pose la présence d’huiles minérales dans les fibres recyclées au niveau de la sécurité alimentaire. Nous avions avancé que plusieurs pistes de solution existaient, mais qu’elles suscitaient toutes des interrogations. Elles impliquent notamment des augmentations de coût substantielles de l’emballage et des changements majeurs au niveau des procédés. Mais ces solutions, quelles sont-elles?



dimanche 17 juin 2012

Emballages en PET: ces « indispensables» du quotidien, aux hautes performances de recyclage


Bouteille d’eau minérale ou de soda, barquette de fraises, flacon de  nettoyant pour vitres, soins en cosmétique …Les emballages en PET sont devenus les complices de notre quotidien. Ces emballages illustrent particulièrement la dynamique d’innovation, les actions en matière d’environnement et de sécurité du consommateur qui constituent les atouts majeurs des emballages plastiques et souples représentés par ELIPSO.

La nouvelle édition de FUTURS fait le point sur l’emballage en PET : l’essor dans de nombreux secteurs, le matériau PET, les dernières innovations, les actions en faveur de l’environnement dont les performances du recyclage.

Pour consulter la dernière édition de FUTURS, cliquez ici !

dimanche 15 avril 2012

Migration des substances d’emballage dans les aliments


Mardi 1 mai prochain, Cascades donnera une conférence dans le cadre du séminaire sur la Migration des substances d’emballage dans les aliments organisé par l’Association de l’emballage (PAC).

Le programme du séminaire est disponible ici

Notre présentation s’intitule: Papier Recyclé et Sécurité Alimentaire: Migration des huiles minérales.

Voici un les thèmes qui vont être abordés lors de notre conférence :

1)     Emballage alimentaire: Vilain ou Héro?
2)     Problématique: Migration des huiles minérales
3)     Huiles minérales: sources et risques
4)     Comment faire face?: les solutions
5)     Wrap-up : Pas de Panique
6)     Cascades : analyse des huiles minérales

Pour vous inscrire en ligne : ici

Au plaisir de vous rencontrer!

vendredi 13 avril 2012

Eco-conception & Emballages: Guide méthodologique


Le CNE vient de publier un guide sur l’éco-conception des emballages. Ce guide vise d’une part, à faciliter la compréhension de l’éco-conception des emballages et sa mise en œuvre, notamment à travers une check–list de 25 questions, et d’autre part, à diminuer leur impact sur l’environnement.

Avec cette nouvelle publication, le CNE rappelle que l’éco-conception doit intégrer le cycle de vie complet du produit emballé ; elle constitue une approche fonctionnelle qui conduit à réfléchir sur le produit lui-même ainsi que sur les fonctionnalités de l’emballage. 


La réduction à la source s’apprécie par la mise en évidence de "point(s) critique(s) ". Etablir un "point critique" revient à démontrer qu’une réduction supplémentaire de poids et/ou de volume de l’emballage mettrait en péril une ou plusieurs de ses fonctions principales appelées "critères de performance".

Vous pouvez télécharger le nouveau guide sur le site du CNE.

lundi 5 mars 2012

« Survivre Sans Emballage! », NON. Lutter Contre le Suremballage, OUI



Marie-Eve Cloutier a très bien résumé la conférence que j’ai donnée dans le cadre des 48 heures de la communication pour le développement durable (Eastman, 16 et 17 février 2012)

Ci-dessous l’article publié dans GaïaPresse :

Le Défi « Survivre Sans Emballage! » consiste à éviter un maximum d’emballages pendant la Semaine québécoise de réduction des déchets. Mais survivre quotidiennement sans emballage, est-ce possible? « Je crois plutôt que la vraie question devrait être comment lutter contre le suremballage », précise Islem Yezza, directeur technique chez Cascades et spécialiste en emballages.

L’emballage, ce mal aimé

Selon Islem Yezza, on critique beaucoup les emballages, car ils sont très visibles et qu’ils sont immédiatement perçus comme des déchets. « On oublie souvent le rôle de l’emballage. Il protège, transporte, conserve et donne de l’information sur le produit qu’il contient », fait-il valoir.

Selon un rapport préparé par la FAO, le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé. « En plus de garantir la santé et la sécurité du consommateur, je crois aussi que l’emballage à un rôle à jouer pour éviter ce genre de gaspillage » ajoute Islem Yezza.

D’après le spécialiste en emballage, sur les 13 millions de tonnes de déchets produits annuellement au Québec, seulement 600 000 tonnes sont des déchets d’emballage, dont la moitié est récupérée. L’emballage représente aussi seulement 10% de l’impact environnemental des produits alimentaires.

L’écoconception est la clé

De plus en plus de consommateurs veulent des produits à la fois écoresponsables et pratiques. Pour arriver à cette fin, Islem Yezza croit qu’il faut penser à l’écoconception du couple produit/emballage. « On doit concevoir mieux avec moins : utiliser moins de matières qui ont un fort impact sur l’environnement, éliminer ou réduire les substances toxiques qui risquent de migrer vers les aliments et maximiser la durabilité de l’emballage et ainsi retarder sa mise aux rebuts. »

L’écoconception s’avère également une démarche profitable pour les entreprises. Comme le précise Islem Yezza, un emballage «écoconçu» signifie moins de matières premières, moins de transport, et moins de déchets, ce qui entraîne une augmentation des profits puisque les coûts de production sont réduits. « Nous avons donc un gain environnemental, un gain économique, mais aussi un gain en ce qui concerne l’image de la compagnie » ajoute Islem Yezza.

Vraiment bio, le bioplastique?


Depuis quelques années, on entend beaucoup parler de bioplastique. Cependant, d’après le directeur technique chez Cascades, la gestion de fin de vie de ces plastiques est un casse-tête et leur durabilité est mise en doute, sans compter que le vocabulaire utilisé sème la confusion : « On utilise les mots «biodégradable», «compostable», «dégradable», «oxodégradable», etc. La sémantique est complexe et c’est difficile pour le consommateur de faire un choix éclairé. »

De plus, une mauvaise gestion de la fin de vie des bioplastiques peut avoir des effets pervers sur l’environnement. « Si un bioplastique se retrouve dans un site d’enfouissement, la matière organique va se transformer en méthane, donc émettre des gaz à effet de serre. Dans un centre de recyclage, il va contaminer les autres types plastiques », explique Islem Yezza.

Bref, Islem Yezza rappel aux consommateurs que tous les matériaux avec le préfixe «bio» ne sont pas nécessairement bons pour l’environnement. « Il faut informer le consommateur pour qu’il comprenne la véritable valeur ajoutée des bioplastiques. Les comportements à encourager demeurent pour l’instant les 3RV », conclut-il.

mercredi 15 février 2012

Peut-on survivre sans emballage?

Je serai ce vendredi sur le panel thématique: Communication visuelle responsable pour échanger sur l’emballage et le suremballage.


Au lieu de parler de zéro emballage, il serait plus adéquat de parler de Lutte contre le suremballage; un phénomène qui coûte cher au fabricant et suscite des réactions du client. L'emballage est un bien nécessaire plutôt qu'un mal. Il joue un rôle majeur dans la protection et la conservation des aliments en garantissant la sécurité alimentaire. Il constitue aussi un atout majeur dans la réduction des pertes de produits périssables.

Voici le plan de ma présentation :

    1. Emballage: outil technique et marketing
    2. Emballage et suremballage
    3. Emballage et éco-conception
    4. Emballages et plastiques biodégradables
    5. Emballages éco-conçus
    6. Conclusions
 Au plaisir de vous rencontrer et d’échanger avec vous!

jeudi 17 novembre 2011

Papier Recyclé et Sécurité Alimentaire: Migration des huiles minérales

Vous trouvez Ci-dessous la présentation que j’ai donnée aujourd’hui dans le cadre de la grande Conférence Flexographie organisée par l’Institut des communications graphiques du Québec (ICGQ, 17 novembre 2011, Montréal).

Papier Recyclé et Sécurité Alimentaire: Migration des huiles minérales

J’ai essayé de mettre un peu de rationalité dans le débat pour couper court à tous les fantasmes et surtout au sensationnalisme journalistique; Rappeler les fonctions primaires de l’emballage et exposer les contraintes liées aux solutions qu’on pourrait éventuellement proposer pour limiter les risques.

Oui, il y a migration des huiles minérales vers les aliments; Oui, il pourrait avoir un risque sur la santé humaine; Oui, il existe des solutions, des plus radicales au plus coûteuses. Mais il faut rappeler que nous ingurgitons quotidiennement de nombreux composés potentiellement toxiques, et il n’est pas démontré que les emballages doivent être davantage incriminés que d’autres sources de contamination.

Si jamais le cadre réglementaire/législateur impose des nouvelles restrictions suite à des études toxicologiques poussées, on sait que les solutions existent, mais elles ont un prix. Un prix dont le consommateur devra s’acquitter.

lundi 19 septembre 2011

Éco-conception : Fonctionnalité VS environnement


Éco Entreprises Québec (ÉEQ) vient de lancer le Code volontairepour l'optimisation des contenants, emballages et imprimés, destiné aux entreprises assujetties au régime de compensation de la collecte sélective. D’après ÉEQ, la marche à suivre : trois champs d'intervention et sept stratégies proposées:
Basé sur le cycle de vie d'un produit emballé, le Code volontaire constitue une approche cadre. Axés sur les principes de réduction à la source, d'éco-conception et de recyclabilité, ces champs d'intervention chapeautent sept stratégies pour guider les entreprises dans le déploiement de leurs démarches d'optimisation : penser cycle de vie, adopter des critères d'approvisionnement responsable, améliorer le ratio emballage/produit, concevoir pour le transport, améliorer le scénario d'usage, améliorer la recyclabilité et communiquer.

Deux commentaires :

Un pléonasme: « axés sur les principes de réduction à la source, d'éco-conception et de recyclabilité ».

L’éco-conception des emballages intègre les aspects environnementaux, économiques et sociaux à chacune des étapes de la vie du couple contenu-contenant. C’est une démarche novatrice et préventive qui vise à minimiser l’impact de ces derniers sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie. Il s’agit essentiellement de privilégier la réduction à la source, d’encourager la réutilisation et le recyclage et de promouvoir la mise au point de matériaux renouvelables. Cette méthodologie promet une approche multicritères (examinant tous les impacts environnementaux), multi-étape (considérant toutes les phases du cycle de vie) et multi-acteur (sollicitant tous les acteurs de l’entreprise et du marché).

Une confusion : J’avoue ne pas comprendre ce qu’on veut dire par « Améliorer le scénario d'usage » et comment on peut l’améliorer?

L’éco-conception présente, certes des vertus incontestables. Cette démarche est fréquemment profitable pour l'entreprise. Elle contribue à augmenter ses profits soit par une augmentation des ventes, soit par une réduction des coûts de production. Cependant, l’éco-conception ne doit pas faire oublier les fonctionnalités et attentes de tout emballage : Conservation, protection transport et…Praticité. Par praticité, on entend la facilité d’ouverture et le confort d’utilisation.


mercredi 31 août 2011

Comment améliorer les propriétés barrières du papier?


Ci-dessous l’article qui vient d’être publié dans le magazine "Québec imprimerie" (Numéro 26, Septembre-Octobre 2009).

Le papier est un matériau d’emballage qui jouit d’une excellente image : il est renouvelable, biodégradable et recyclable. Il offre des solutions d’emballage polyvalentes et responsables. Améliorer les propriétés barrières du papier (eau, humidité, graisses et huiles…) reste le plus grand défi pour assurer sa viabilité comme matériau d’emballage. Cascades propose diverses solutions pour compenser les défaillances du papier et faire de l’emballage papier une véritable alternative viable et durable.

La cire comme barrière

Depuis longtemps, la cire a été abondamment utilisée pour compenser les faibles propriétés barrières du papier. Toutefois, l’usage de la cire est de plus en plus contesté et soulève des problèmes au niveau de la durabilité et de la renouvelabilité. Plusieurs facteurs poussent les détaillants et producteurs à envisager des alternatives à la cire: les emballages cirés ne sont pas recyclables, la cire est un sous-produit du pétrole, une source non renouvelable de plus en plus chère. Plusieurs géants de la distribution exigent de leurs fournisseurs des alternatives éco-responsables aux  emballages cirés. Par ailleurs, New York et plusieurs métropoles envisagent de bannir les emballages cirées.

Couchage par extrusion/Lamination : résines conventionnelles

Il s’agit d’extruder une fine couche de plastique sur la surface du papier. Le Polyéthylène (LDPE) est la résine la plus utilisée en raison de la facilité de manipulation, de bonnes propriétés barrières,  de ses excellentes aptitudes de scélabilité, sans oublier son prix.

La deuxième technique consiste à combiner le papier à plusieurs autres substrats comme des films plastiques, films métallisés, aluminium…l’adhésion du couple papier/film peut être réalisée soit en utilisant un adhésif ou encore en extrudant du LDPE.

Couchage par extrusion : Bioplastiques

Le Polyéthylène est un pétro-plastique qui n’est ni durable ni viable à long terme. Depuis plusieurs mois, l’industrie fait face à des pénuries et surtout à une augmentation faramineuse du prix de la résine. Les bioplastiques se présentent comme des alternatives éco-responsables. Toutefois, les défis restent de taille, la résine doit être compostable ou bio-sourcée, elle doit bien adhérer au papier et offrir des propriétés barrières comparables au polyéthylène. Le plus grand frein reste le prix élevé de ces résines.

Couchage à base d’eau

L’intérêt croissant pour les produits recyclables conjugué à la recherche constante de solutions durables, a suscité un véritable engouement pour les couchages à base d’eau. L’emballage combine les meilleurs aspects de deux matériaux: le papier et une barrière fonctionnelle à base d’eau. La sauce de couchage peut être adaptée aux besoins et spécifications requises par le produit à emballer, ce qui leur donne un réel avantage comparé aux autres techniques de couchage qui sont souvent surdimensionnées. Un papier enduit d’un couchage à base d’eau offre un emballage entièrement recyclable et repulpable.

En résumé, l’ajout d’une barrière fonctionnelle au papier lui confère les propriétés barrières du plastique sans en avoir les inconvénients. La technologie de couchage à base d’eau semble a le vent en poupe. En plus d’offrir une solution sur mesure aux besoins des clients et aux exigences de l’emballage, il offre des solutions d’emballage polyvalentes et éco-responsables.

lundi 18 juillet 2011

L’emballage n’est pas un déchet !

L'emballage n'est pas inutile. Il sert à protéger les aliments et donc à éviter le gaspillage ! Mieux, il doit être vu non comme un déchet mais comme une matière première aux nombreuses vies potentielles…

Tout le monde semble avoir oublié à quoi sert un emballage… Les estimations de la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, ndlr) montrent que selon les pays entre 20 et 75 % des denrées alimentaires sont perdues. En Europe, par exemple, jusqu’à 30% des aliments sont gâchés, soit près de 71 millions de tonnes par an, près de 300 kg par habitant ! Les chiffres sont cruels car ils ne trompent pas : plus l’emballage est développé dans un pays, moins il y a de pertes ; c’est inversement proportionnel… Dans les pays sous-développés, malgré la faim qui est la première cause de mortalité enfantine, le premier consommateur d’aliments est hélas la poubelle.

La principale fonction de l’emballage est de conserver ce qu’il contient : c’est un contenant qui protège durablement un contenu. Deux éléments méritent d’être rappelés :
  1. Le premier est purement physique : s’il protège ce qu’il contient, l’emballage évite les gaspillages. Qu’est-ce qui est le plus irresponsable : gaspiller des produits alimentaires ou, éventuellement, gaspiller du matériau d’emballage ?... Depuis l’invention de la boîte de conserve au XIXe siècle, le packaging a sauvé des milliards de vie et il est, dans la plupart des cas recyclable ; c’est en cela qu’il est totalement responsable.
  2. Le second est l’utilité du packaging trop souvent oubliée dans les pays occidentaux : le commerce. Sans emballage, pas de commerce… L’emballage a permis et permet encore de développer les échanges Est-Ouest, Nord-Sud, de denrées alimentaires. Se dire qu’il n’existe pas de packaging responsable, c’est une approche de « bobos »… ! Lorsque nous disposons de tout à volonté, il est décidément bien difficile de distinguer le superficiel, de l’essentiel.

Il se trouve que le packaging a un défaut majeur, celui d’être visible, dans le caniveau, dans les champs et lorsqu’il déborde de nos poubelles. C’est une pollution visuelle. Mais le problème ne porte pas sur la responsabilité ou l’irresponsabilité du packaging ; il s’agit juste d’une question « d’éco-responsabilité » des industriels et des consommateurs. On se donne donc bonne conscience quand on « attaque » le packaging pour éviter d’aborder la véritable question : celle de notre façon de surconsommer.


mercredi 29 juin 2011

ThermaFresh : La glacière éco-responsable en carton recyclé et recyclable

La nouvelle glacière de carton est désormais offerte aux consommateurs par l'intermédiaire de la Boutique Cascades. Dérivé des produits ThermaFreshMC utilisés pour la conservation et la distribution commerciale de poissons frais, ce modèle est spécialement conçu pour les activités estivales en plein air. La glacière présente une solution de rechange écologique aux glacières à usages limités non recyclables, puisqu'elle est composée à 70% de fibres recyclées en plus d'être recyclable.


La coquille extérieure de la glacière est entièrement faite de carton NorShield®certifié FSC®. Hydrofuge, elle est résistante aux intempéries. La partie interne isolante est constituée de carton nid d'abeilles recouvert d'un papier métallisé qui agit comme barrière thermique. La glacière portable est aussi performante que les glacières à usages limités traditionnelles.

Ce premier modèle plein air est parfaitement adapté aux activités extérieures telles que le camping, la plage et les pique-niques. Il est facile d'y ranger breuvages et nourriture. Pliable et dépliable, elle facilite le rangement entre les utilisations.

Cette nouveauté cadre parfaitement avec les valeurs de Cascades et son offre de produits novateurs à faible empreinte écologique fabriqués à partir de matières recyclées et recyclables.