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mercredi 11 mars 2015

Comment se retrouver dans cette «forêt» de logos ?

L’industrie forestière s’est dotée d’outils de certification pour une gestion durable de la ressource. La certification est même devenue une condition d’accès au marché. Cependant, avec la multiplication des systèmes de certification, les designers, créatifs, imprimeurs, manufacturiers et même les consommateurs ne savent plus où donner de la tête et en vient à s’interroger sur leur fiabilité. Comment se retrouver dans cette « forêt » de logos?

Au Canada, 3 grandes normes crédibles en matière de certification forestière, de certification de la chaîne de traçabilité et d’étiquetage des produits:

1.     Association canadienne de normalisation (CAN/CSA Z809)
2.     Forest Stewardship Council (FSC)
3.     Sustainable Forestry Initiative® Program (SFI)

Les normes de la CSA et de la SFI sont reconnues par le PEFC, le Programme de reconnaissance des certifications forestières. Quant aux normes régionales du FSC au Canada, elles sont agréées par FSC International.

Même si ces normes diffèrent quant aux organes qui les ont élaborées et quant à leur optique, elles assurent toutes que leur mise en œuvre favorise l’Aménagement Forestier Durable (AFD). Il y a néanmoins des différences fondamentales: certaines d’entre elles ont été créées au départ pour s’appliquer auxterres privées, d’autres aux terres domaniales, et d’autres encore à un contexte international, où les droits sociaux ne sont pas toujours prévus par la loi

En conclusion, le Canada demeurre le chef de file en matière de certification forestière et que les certifications sont des instruments crées pour contrôler les pratiques et actions largement critiquées de l’industrie forestière. Toutefois, je trouve que la multitude de certificateurs et surtout la prolifération des logos peut avoir l’effet inverse à celui recherché. Le consommateur ne s’est plus où donner de la tête et en vient à s’interroger sur leur fiabilité.


Et la question demeure : Comment se retrouver dans cette « forêt » de logos ?

lundi 10 novembre 2014

Bannir le « biodégradable »…!

Généralement, le terme biodégradable est perçu de façon positive par le consommateur, qui trop souvent considère que ce qui est biodégradable peut magiquement disparaître. Il faut rappeler que tout est potentiellement biodégradable; ce n’est qu’une question de temps.

Derrière la terminologie biodégradable se cache parfois une tentative à peine éhontée de «Greenwashing». De surcroît, mettre l’accent sur la biodégradabilité d’un plastique auprès des consommateurs peut comporter un effet pervers et faire augmenter les risques de cas d’abandons sauvages.

Au lieu d’insister sur l’aspect biodégradable, il serait préférable de promouvoir le compostable. Rappelons que si un plastique est compostable, il est forcément biodégradable, mais la réciproque n’est pas vraie. De plus en utilisant le terme compostable, cela ne laisse plus la place à l’ambigüité : le consommateur est d’emblée informé de ce qu’il devra en faire à la fin de son cycle de vie, c'est-à-dire le destiner au compostage. En revanche, que doit faire le consommateur d’un produit prétendument «biodégradable» au terme de sa vie utile? La confusion règne.


En conclusion, il ne faudrait pas laisser croire au consommateur que tous ces matériaux qui s’arrogent le préfixe «Bio» ne posent aucun problème en matière de déchets et pourraient magiquement disparaitre de notre environnement. Il s’avère impératif de mieux informer les consommateurs. Il ne faudrait pas qu’ils leur attribuent des vertus miraculeuses qui les déresponsabiliseraient d’une gestion plus éco-responsable des matières résiduelles commençant par une Réduction à la source, la Réutilisation et le Recyclage. Enfin, le compostable n’a vraiment de valeur ajoutée environnementale que lorsqu’il n’est pas possible d’envisager les 3R.

mercredi 5 novembre 2014

Sacs plastiques : cause environnementale dérisoire ?

Depuis plusieurs années, un peu partout dans le monde, les sacs en plastiques sont mis à l’index, accusés d’être un terrible fléau environnemental dont le symbole ultime est le terrible 6ème continent formé par un vortex de déchets essentiellement plastiques flottant au centre du Pacifique.



Chez nous, au Québec, il paraîtrait que la taxe de 5 cent a porté ses fruits et que les consommateurs seraient de plus en plus nombreux à utiliser les sacs réutilisables. Et tout le monde s’en félicite. Mais est-ce vraiment un geste vert dont on doit s’enorgueillir quand on sait que… ?

  1. Le souci environnemental c'est moins le sac en lui-même que le comportement inconsidéré de certains consommateurs qui  jettent les sacs n'importe où.
  2. Les sacs représenteraient seulement 1 % des matières envoyées aux sites d’enfouissement dans lesquels le problème n’est pas le plastique inerte mais les matières putrescibles.
  3. L’une des alternatives qu’on nous propose, le sac biodégradable ne fait toujours pas la preuve de sa valeur ajoutée ni de son innocuité environnementale. Pire, les centres de tri, les accusent de contaminer la chaîne du recyclage et nous demande de les jeter aux rebus, bref de les destiner à l’enfouissement.
  4. Encourager l’usage du sac réutilisable est une politique de petits-pas qui ne cause pas de débat politique risqué, et qui contente ceux qui veulent se donner bonne conscience… c’est peut être bien, mais c’est trop peu, surtout pour les entreprises de la distribution qui souhaitent développer une image éco-responsable. On parlera de véritables efforts lorsque l’éco-conception sera généralisée.



Le sac plastique c’est un peu un non problème pour lequel on a trouvé une solution

mercredi 23 octobre 2013

jeudi 16 mai 2013

LES PRIX GAÏA 2013 : L’excellence en Emballage Alimentaire


Je suis fier de siéger sur le Jury du Prix Gaia qui récompense l’excellence en emballage alimentaire.


Ce concours exclusif est réservé à l'industrie agroalimentaire et a pour objectif de récompenser l’excellence en emballage alimentaire principalement en matière d’esthétisme, de fonctionnalité du design et de compréhension du produit, tout en soulignant les défis de production.

De plus, le concours valorise les entreprises qui font des efforts démarqués et qui commercialisent leurs produits dans des emballages qui respectent l’environnement.

Le concours LES PRIX GAÏA est réservé aux entreprises qui œuvrent dans et/ou pour l'industrie agroalimentaire et plus spécifiquement celles qui sont dans les catégories ci-dessous:

  • Les transformateurs agroalimentaires
  • Fabricants agroalimentaires
  • Les designers graphiques indépendants
  • Les studios de design graphique
  • Les agences de publicité
  • Les fabricants et imprimeurs qui œuvrent dans l'industrie de l'emballage agroalimentaire

dimanche 14 octobre 2012

Le défi «Comment lutter contre le SURemballage et réduire le gaspillage alimentaire»


Du 14 au 21 octobre 2012 c'est la Semaine québécoise de réduction des déchets (SQRD). Des activités mettant en avant la réduction et le réemploi sont organisées partout à travers la province. Quatre défis sont aussi organisés : le Défi scolaire, le Défi municipalités, le Défi PME et le Défi survivre sans emballage.


Justement ce dernier défi me fait littéralement sursauter. Le Défi « Survivre Sans Emballage! » consiste à éviter un maximum d’emballages pendant la Semaine du 14 au 21 octobre 2012. Mais survivre quotidiennement sans emballage, est-ce possible? La réponse est catégorique NON. Le défi aurait dû être : Le défi « Comment lutter contre le SURemballage et réduire le gaspillage alimentaire ».

L’emballage, ce mal aimé

Lorsque l’emballage et l’environnement sont évoqués, surgit inévitablement le problème des déchets. Cependant, le problème n’est pas l’emballage en tant que tel, mais le suremballage, un phénomène qui coûte cher au fabricant et agace énormément le client.

Tout le monde semble en effet avoir oublié à quoi sert un emballage. La principale fonction de l'emballage est d’être au service du produit. L’emballage doit conserver et protéger le produit tout au long de la chaîne allant du fabricant au consommateur en passant par le transport et le stockage intermédiaire. Il évite ainsi qu'une partie du produit ne se perde ou ne s'abîme, ce qui impliquerait une perte économique et écologique beaucoup plus importante que celle causée par l'emballage. Un bon emballage constitue aussi une garantie pour la santé et la sécurité des consommateurs. Enfin, l'emballage a encore d'autres fonctions telles que la mise à disposition d'informations, le marketing, la diversification et la présentation des produits en portions adaptées.

Il est à noter que sur les 13 millions de tonnes de déchets produits annuellement au Québec, seulement 600 000 tonnes sont des déchets d’emballage, dont la moitié est récupérée. L’emballage représente aussi seulement 10% de l’impact environnemental des produits alimentaires.

Emballages éco-responsables : Concevoir mieux avec moins

Sous les pressions sociétales, réglementaires et politiques, de plus en plus d’entreprises optent pour l’éco-conception des emballages, qui s’avère finalement plus une opportunité qu’une contrainte.
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Inspiré par l’adage « Less is more », l’éco-conception se traduit par moins de matières premières, moins de consommation d’énergie et une meilleure optimisation du transport. Le gain est non seulement environnemental mais également économique. Cette démarche est fréquemment profitable pour l'entreprise puisque, dans la majorité des cas elle contribue à augmenter les profits de l'entreprise, soit par une augmentation des ventes, soit par une réduction des coûts de production. Mais le gain n’est pas seulement économique et environnemental, c’est aussi un gain en termes d’image auprès des consommateurs. Bref, l’éco-conception permet d’augmenter vos profits, d’accroitre vos ventes et de réduire vos coûts de production. 


Gaspillage alimentaire : L’emballage devient plus actif et plus intelligent

L’emballage est une des solutions à mettre en œuvre pour réduire le gaspillage des denrées alimentaires.

Entre le champ et l’épicerie en passant par le transport et la distribution, de grandes quantités de denrées alimentaires sont gaspillées. D’après un récent rapport de la FAO, le tiers de la nourriture que nous produisons dans le monde serait gâché, soit 1,3 milliard de tonnes de nourriture gaspillée chaque année. En première ligne se trouve les fruits et légumes frais, suivis par les produits laitiers. En Amérique du Nord, entre 40 et 50% de la nourriture produite se retrouve au site d’enfouissement. Selon Statistique Canada, chaque Canadien gaspillerait 183 kilogrammes de nourriture par an.

Parallèlement, l’industrie agro-alimentaire développe des emballages de plus en plus sophistiqués afin d’améliorer la conservabilité des aliments frais. Auparavant passif, l’emballage devient actif et même intelligent. Ces emballages sont regroupés sous l’appellation Smart Packaging. Ces emballages permettent de mieux répondre aux évolutions du marché et aux exigences des consommateurs et des industriels.

Les progrès technologiques ont permis le développement d’emballages dits intelligents intégrant de nouveaux systèmes d'étiquetage. Ces nouvelles étiquettes mettent à la disposition du consommateur une information claire et objective sur l’état de conservation d’un produit.

Quant aux emballages actifs, ils offrent bien plus qu’une simple protection, ils interagissent avec l'aliment, et dans certains cas, répondent à des changements du milieu environnant ou du produit lui-même. Ces emballages sont conçus de façon à incorporer délibérément des constituants qui libèrent ou absorbent des substances dans les denrées alimentaires emballées ou dans l’environnement des denrées alimentaires. 

dimanche 7 octobre 2012

Sécurité alimentaire : Les emballages actifs et intelligents à la rescousse!!!

Une nouvelle crise alimentaire secoue le Québec et le Canada tout entier. La fermeture de l'usine d'abattage de XL Foods et le lancement de la plus grande opération de rappel de viande de l'histoire canadienne en raison d'une contamination à l'E. coli. XL Foods fournissait 40% du marché canadien du bœuf et ce rappel risque de coûter des millions de dollars à l'entreprise albertaine. En tout, c’est plus de 1500 produits de viande de bœuf qui font actuellement l'objet d'un rappel dans près de 80 chaînes et commerces d'alimentation au Canada et aux États-Unis. 

La sécurité alimentaire est aujourd’hui devenue une préoccupation constante pour tous les acteurs de l’industrie agroalimentaire. Le non-respect des températures de conservation ainsi qu’une rupture de la chaîne du froid sont les principales causes de prolifération des bactéries dans les produits alimentaires. Ces bactéries sont les causes des intoxications alimentaires. Les rappels de produits sont de plus en plus récurrents et la multiplication du nombre d’inspections semble difficilement à même de résoudre le problème.

En 2008 déjà, la crise de la listériose avait coûté 37,5 millions $ à Maple Leaf en comptant les coûts de la valeur des produits retournés et détruits, les frais de désinfection d'une usine et les frais directs liés aux communications avec les médias et les consommateurs. Manifestement l’industrie n’a pas tirée toutes les leçons qui s’imposaient à l’époque au vue de l’ampleur et gravité de cette première crise alimentaire qui touchait le marché canadien de la viande. 

Les emballages à la rescousse 

Cette nouvelle crise, aurait-elle pu être évitée, ou du moins atténuée, si l’industrie agroalimentaire canadienne s’était convertie plus tôt au dernier cri en matière d’emballage, les emballages actifs et intelligents? 

Souvent décrié et accusé d’être une source de contamination et de pollution, on oublie que l’emballage joue pourtant un rôle primordial dans la protection, le transport, la conservation, le stockage et l’information du produit : «l'emballage protège ce qu'il vend et vend ce qu'il protège!». Le temps où les emballages ne jouaient qu'un rôle de barrière inerte et imperméable entre l’aliment et l'environnement extérieur est révolu. Les progrès technologiques ont permis le développement des emballages actifs et des emballages intelligents. 

En proposant des dispositifs d’information qui «parlent» directement aux consommateurs, les emballages intelligents devraient permettre de garantir la qualité et la sécurité des produits jusqu’au consommateur. Les emballages intelligents intègrent de nouveaux systèmes d'étiquetage, qui mettent à la disposition du consommateur une information claire et objective sur l’état de conservation d’un produit. Les emballages intelligents devraient connaitre, dans les prochaines années, une croissance rapide, grâce notamment à l’émergence d’indicateurs temps-température (ITT) à prix abordable. À cela s’ajoute une véritable prise de conscience par le consommateur du rôle que peuvent jouer ces ITT dans la sécurité alimentaire. Ces indicateurs sont généralement irréversibles, constituant une méthode sûre et infalsifiable pour contrôler la chaîne du froid. Ils apportent finalement une valeur ajoutée aux produits et garantissent un lien de confiance entre le consommateur et le produit, voire la marque. 

Quant aux emballages actifs, ils offrent bien plus qu’une simple protection, ils interagissent avec l'aliment, et dans certains cas, répondent à des changements du milieu environnant ou du produit lui-même. Ces emballages sont conçus de façon à incorporer délibérément des constituants qui libèrent ou absorbent des substances dans les denrées alimentaires emballées ou dans l’environnement des denrées alimentaires. Ces emballages permettent de mieux répondre aux évolutions du marché et aux exigences des consommateurs et des industriels. L’emballage actif joue ainsi un rôle dans la protection des aliments, et s’avère intéressant contre le gaspillage de la nourriture. 

Conclusion

Cette nouvelle crise alimentaire qui pourrait traumatiser les consommateurs canadiens devrait convaincre de l’utilité et de la pertinence des indicateurs intelligents et des agents actifs sur les produits les plus sensibles. L’investissement nécessaire pour le développement et la généralisation de ce type d’emballage est finalement peut-être plus rentable qu’il n’y parait. En effet, ces nouveaux emballages, en plus de sauver des vies, prémuniraient les industriels de l’agro-alimentaire des pertes considérables occasionnées par le rappel massif de leurs produits, sans compter l’impact négatif que cela peut causer à leur image de marque. Ces nouveaux emballages apportent finalement une valeur ajoutée aux produits et garantissent un lien de confiance entre le consommateur et le produit, voire la marque.

 

mercredi 5 septembre 2012

Les prix GAIA: Le meilleur en emballage et mise en marché en alimentation



Ce concours exclusif est réservé à l'industrie agroalimentaire et a pour objectif de récompenser l'originalité et la créativité des manufacturiers et transformateurs agroalimentaires pour leurs efforts en termes de design graphique et conditionnement d'emballage dans la mise en marché de leurs produits.

De plus, le concours a pour mission de récompenser des entreprises qui font des efforts démarqués et qui commercialisent leurs produits dans des emballages faisant appel à l'utilisation de matières recyclables et/ou environnementales.

Le concours « LES PRIX GAÏA » est réservé exclusivement aux entreprises qui œuvrent dans et/ou pour l'industrie agroalimentaire et plus spécifiquement aux entreprises qui sont dans les catégories ci-dessous :

  • Les transformateurs agroalimentaires
  • Les manufacturiers agroalimentaires
  • Les designers graphiques indépendants
  • Les studios de design graphique
  • Les agences de publicité
  • Les fabricants et imprimeurs qui œuvrent dans l'industrie de l'emballage agroalimentaire


vendredi 11 mai 2012

Comment exploiter les médias sociaux au sein d'une stratégie marketing?

Je vous invite à lire mon article publié dans le dernier numéro de la revue l’Actualité Alimentaire : Comment exploiter les médias sociaux au sein d'une stratégie marketing?

Le web 2.0 et les médias sociaux ont changé fondamentalement le comportement du consommmateur. Intéractivité, collaboration, instantanéité, mobilité, conversation, création de communautés, médiatisation des contenus, organisation d'évènements, rencontres, accès à de nouvelles sources d'informations, facilité d'utilisation, gratuité, accès à un large public sont autant de points positifs des médias sociaux. Les possibilités semblent sans limite, surtout si la stratégie consiste à combiner habilement les différents médias sociaux (Facebook, Twitter, blogs, Youtube, etc.).

Il est clair que les acteurs de l’industrie agro-alimentaire et de l’emballage doivent s’adapter à ces nouveaux medias sociaux qui changent considérablement les façons d’interagir avec les clients et fournisseurs et plus généralement les manières de conduire leurs affaires. Vous voulez présenter un nouveau produit ou un nouveau service à vos clients et prospects, sans engager de dépenses ? Publiez les bonnes informations sur votre blog, faites-en l'annonce sur votre page Facebook et tweetez à vos « followers».



dimanche 15 avril 2012

Migration des substances d’emballage dans les aliments


Mardi 1 mai prochain, Cascades donnera une conférence dans le cadre du séminaire sur la Migration des substances d’emballage dans les aliments organisé par l’Association de l’emballage (PAC).

Le programme du séminaire est disponible ici

Notre présentation s’intitule: Papier Recyclé et Sécurité Alimentaire: Migration des huiles minérales.

Voici un les thèmes qui vont être abordés lors de notre conférence :

1)     Emballage alimentaire: Vilain ou Héro?
2)     Problématique: Migration des huiles minérales
3)     Huiles minérales: sources et risques
4)     Comment faire face?: les solutions
5)     Wrap-up : Pas de Panique
6)     Cascades : analyse des huiles minérales

Pour vous inscrire en ligne : ici

Au plaisir de vous rencontrer!

lundi 5 mars 2012

« Survivre Sans Emballage! », NON. Lutter Contre le Suremballage, OUI



Marie-Eve Cloutier a très bien résumé la conférence que j’ai donnée dans le cadre des 48 heures de la communication pour le développement durable (Eastman, 16 et 17 février 2012)

Ci-dessous l’article publié dans GaïaPresse :

Le Défi « Survivre Sans Emballage! » consiste à éviter un maximum d’emballages pendant la Semaine québécoise de réduction des déchets. Mais survivre quotidiennement sans emballage, est-ce possible? « Je crois plutôt que la vraie question devrait être comment lutter contre le suremballage », précise Islem Yezza, directeur technique chez Cascades et spécialiste en emballages.

L’emballage, ce mal aimé

Selon Islem Yezza, on critique beaucoup les emballages, car ils sont très visibles et qu’ils sont immédiatement perçus comme des déchets. « On oublie souvent le rôle de l’emballage. Il protège, transporte, conserve et donne de l’information sur le produit qu’il contient », fait-il valoir.

Selon un rapport préparé par la FAO, le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé. « En plus de garantir la santé et la sécurité du consommateur, je crois aussi que l’emballage à un rôle à jouer pour éviter ce genre de gaspillage » ajoute Islem Yezza.

D’après le spécialiste en emballage, sur les 13 millions de tonnes de déchets produits annuellement au Québec, seulement 600 000 tonnes sont des déchets d’emballage, dont la moitié est récupérée. L’emballage représente aussi seulement 10% de l’impact environnemental des produits alimentaires.

L’écoconception est la clé

De plus en plus de consommateurs veulent des produits à la fois écoresponsables et pratiques. Pour arriver à cette fin, Islem Yezza croit qu’il faut penser à l’écoconception du couple produit/emballage. « On doit concevoir mieux avec moins : utiliser moins de matières qui ont un fort impact sur l’environnement, éliminer ou réduire les substances toxiques qui risquent de migrer vers les aliments et maximiser la durabilité de l’emballage et ainsi retarder sa mise aux rebuts. »

L’écoconception s’avère également une démarche profitable pour les entreprises. Comme le précise Islem Yezza, un emballage «écoconçu» signifie moins de matières premières, moins de transport, et moins de déchets, ce qui entraîne une augmentation des profits puisque les coûts de production sont réduits. « Nous avons donc un gain environnemental, un gain économique, mais aussi un gain en ce qui concerne l’image de la compagnie » ajoute Islem Yezza.

Vraiment bio, le bioplastique?


Depuis quelques années, on entend beaucoup parler de bioplastique. Cependant, d’après le directeur technique chez Cascades, la gestion de fin de vie de ces plastiques est un casse-tête et leur durabilité est mise en doute, sans compter que le vocabulaire utilisé sème la confusion : « On utilise les mots «biodégradable», «compostable», «dégradable», «oxodégradable», etc. La sémantique est complexe et c’est difficile pour le consommateur de faire un choix éclairé. »

De plus, une mauvaise gestion de la fin de vie des bioplastiques peut avoir des effets pervers sur l’environnement. « Si un bioplastique se retrouve dans un site d’enfouissement, la matière organique va se transformer en méthane, donc émettre des gaz à effet de serre. Dans un centre de recyclage, il va contaminer les autres types plastiques », explique Islem Yezza.

Bref, Islem Yezza rappel aux consommateurs que tous les matériaux avec le préfixe «bio» ne sont pas nécessairement bons pour l’environnement. « Il faut informer le consommateur pour qu’il comprenne la véritable valeur ajoutée des bioplastiques. Les comportements à encourager demeurent pour l’instant les 3RV », conclut-il.

dimanche 19 février 2012

Peut-on survivre sans emballage?

Vous trouvez Ci-dessous la présentation que j’ai donnée la semaine dernière dans le cadre des 48 heures de la communication pour le développement durable (Eastman, 16 et 17 février 2012)

Peut-on survivre sans emballage?

lundi 19 septembre 2011

Éco-conception : Fonctionnalité VS environnement


Éco Entreprises Québec (ÉEQ) vient de lancer le Code volontairepour l'optimisation des contenants, emballages et imprimés, destiné aux entreprises assujetties au régime de compensation de la collecte sélective. D’après ÉEQ, la marche à suivre : trois champs d'intervention et sept stratégies proposées:
Basé sur le cycle de vie d'un produit emballé, le Code volontaire constitue une approche cadre. Axés sur les principes de réduction à la source, d'éco-conception et de recyclabilité, ces champs d'intervention chapeautent sept stratégies pour guider les entreprises dans le déploiement de leurs démarches d'optimisation : penser cycle de vie, adopter des critères d'approvisionnement responsable, améliorer le ratio emballage/produit, concevoir pour le transport, améliorer le scénario d'usage, améliorer la recyclabilité et communiquer.

Deux commentaires :

Un pléonasme: « axés sur les principes de réduction à la source, d'éco-conception et de recyclabilité ».

L’éco-conception des emballages intègre les aspects environnementaux, économiques et sociaux à chacune des étapes de la vie du couple contenu-contenant. C’est une démarche novatrice et préventive qui vise à minimiser l’impact de ces derniers sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie. Il s’agit essentiellement de privilégier la réduction à la source, d’encourager la réutilisation et le recyclage et de promouvoir la mise au point de matériaux renouvelables. Cette méthodologie promet une approche multicritères (examinant tous les impacts environnementaux), multi-étape (considérant toutes les phases du cycle de vie) et multi-acteur (sollicitant tous les acteurs de l’entreprise et du marché).

Une confusion : J’avoue ne pas comprendre ce qu’on veut dire par « Améliorer le scénario d'usage » et comment on peut l’améliorer?

L’éco-conception présente, certes des vertus incontestables. Cette démarche est fréquemment profitable pour l'entreprise. Elle contribue à augmenter ses profits soit par une augmentation des ventes, soit par une réduction des coûts de production. Cependant, l’éco-conception ne doit pas faire oublier les fonctionnalités et attentes de tout emballage : Conservation, protection transport et…Praticité. Par praticité, on entend la facilité d’ouverture et le confort d’utilisation.


jeudi 26 mai 2011

Emballage papier : flexible, pratique et éco-responsable

Vous trouvez ci-dessous la conférence intitulée : Emballage papier : flexible, pratique et éco-responsable, que j’ai donnée dans le cadre de la deuxième édition du colloque sur l’éco-responsabilité organisé par l’Institut des communications graphiques du Québec (ICGQ).

Emballage papier : flexible, pratique et éco-responsable

lundi 25 avril 2011

La traçabilité par RFID au service de la sécurité alimentaire

La traçabilité par RFID (identification par radiofréquence), est entre autres utile pour connaître la provenance de certains produits. À l'heure des incidents nucléaires au Japon, une telle technologie pourrait être précieuse au niveau de la sécurité alimentaire.

« Dans l'industrie de la viande, la traçabilité par RFID permet par exemple d'identifier un animal de sa naissance à sa transformation. Le Japon a des exigences très élevées lorsque vient le temps d'importer de la viande. Les autorités veulent notamment savoir la date de naissance des animaux et à quel âge la viande a été transformée. La technologie peut donc permettre donc aux éleveurs canadiens de gagner des marchés d'exportation », explique Grégory Pétrieux, vice-président, ventes chez Epsilia, une entreprise de Trois-Rivières qui développe des solutions de traçabilité.

M. Pétrieux a été rencontré à l'occasion du Colloque sur les TI, événement organisé par la section Mauricie-Centre-du-Québec du Réseau Action TI et qui a eu lieu le 23 mars à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Des éléments radioactifs ont été détectés dans certains légumes et produits laitiers provenant de zones proches de centrales nucléaires nippones endommagées par les tremblements de terre et les tsunamis qui ont suivi en mars dernier. « La traçabilité permet donc de retirer des comptoirs tous les produits originaires de ces zones et de déterminer avec quels éléments ils ont été en contact », dit-il.

La traçabilité peut également permettre de réduire l'ampleur d'un rappel et de retirer uniquement les produits à risque. « L'industrie québécoise du fromage aurait pu grandement profiter de la traçabilité lors de la découverte de produits contaminés à la listéria en 2008. Plutôt que de retirer du marché tous les fromages québécois au lait crû, il aurait été possible de limiter le rappel aux seuls produits contaminés », illustre-t-il.

Contrat pour la traçabilité des produits de l'érable

Le 12 avril, Epsilia a officialisé l'obtention d'un mandat auprès de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) pour réaliser un projet pilote visant l'identification et la traçabilité des barils de sirop d'érable.

La FPAQ a reçu un investissement pouvant aller jusqu'à 110 260 dollars pour identifier ses barils et en gérer les mouvements.

« La Fédération voulait utiliser une technologie pour faire la traçabilité des produits acéricoles du producteur jusqu'au transformateur. Si les transformateurs continuent d'utiliser la traçabilité jusqu'aux produits finis et, ultimement, à la vente aux consommateurs, ce serait une première au Québec, voire au Canada », explique-t-il.
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Grégory Pétrieux ajoute que le principal défi dans ce cas a été de trouver une puce RFID pouvant résister aux rigueurs de l'hiver québécois, mais également aux chaleurs de l'été, puisqu'il arrive que les barils de sirop d'érable soient entreposés à l'extérieur.

En plus de l'environnement extérieur, Epsilia se devait de considérer toutes les opérations et manipulations des barils, dont les processus de remplissage, de vidage et surtout de nettoyage des barils est effectué à la vapeur.

La FPAQ souligne que le projet servira également à améliorer le suivi de la vente des quelque 160 000 à 225 000 barils de sirop d'érable en vrac commercialisés chaque année au Québec.

lundi 11 avril 2011

Biocomposites dans l'industrie automobile

L’épuisement des gisements pétroliers, les variations imprévisibles du coût du baril de pétrole et la prise de conscience environ¬nementale de la nécessité de penser à des options de rechange aux ressources fossiles stimulent la recherche pour développer de nouveaux matériaux renouvelables. Dans ce contexte, les biocomposites s’avèrent être un filon particulièrement intéres¬sant. Obtenus par introduction de fibres naturelles dans une matrice de plastique biodégradable, pétrochimique ou recyclé, les biocomposites sont appelés à remplacer progressivement les matériaux composites issus de la pétrochimie.

Ce BioVeille® entend présenter un aperçu des avancées technologiques touchant l’utilisation des biocomposites dans l’industrie automobile au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde.

Sommaire

• Introduction

• Engjeux technologiques

• Recherches et innovations

               o Recherches institutionnelles

               o Innovations industrielles

• Centres de recherche et regroupements spécialisés

              o Québec

              o Canada

              o International

• Références

• Glossaire

mardi 8 février 2011

Alimentation: pour ne pas hausser les prix, on réduit les formats

Je partage avec vous l’article de Marie Allard publié aujourd’hui dans le quotidien LaPresse :

Vous n'avez pas rêvé. L'oeuf de Pâques Cadbury est plus petit qu'avant, mais son prix n'a pas baissé. Alors que les cours des matières premières atteignent des records - ceux du cacao ont monté de plus de 25% en deux mois, selon l'AFP - les fabricants sont nombreux à réduire les formats en douce.

Ce n’est pas un nouveau phénomène. Au début de cette année, ce sujet a fait la une de plusieurs journaux américains (Cliquez ici) : Le Shrink Packaging.

Depuis toujours les manufacturiers doivent trouver la juste équation entre, d’une part le prix de leur produit, leurs profits, l’emballage et, d’autre part, les aléas du marché comme l’augmentation des prix de la matière première, et une compétition de plus en plus féroce. Pour rester concurrentiels et plutôt que d’opter pour une augmentation des prix de leurs produits, plusieurs marques ont trouvé une solution miracle : procéder à une belle cure d’amaigrissement de l’emballage et tant qu’à faire du contenu. Si la taille de l’emballage diminue, et si le contenu est réduit, le prix reste toutefois le même; c’est ce qu’on appelle le «Shrink Packaging». Le plus souvent, le consommateur ne s’en aperçoit pas car cela se dissimule derrière un nouveau design plus moderne et plus alléchant.

Ce phénomène a toujours existé, mais les compagnies sont de plus en plus nombreuses à le pratiquer. Depuis l’automne 2008, on assiste à une recrudescence de cette pratique qui s’est largement accentuée en raison de la crise.

Vous pouvez consulter ici le dossier sur le phénomène du «Shrink Packaging»

vendredi 28 janvier 2011

Metro adopte un emballage "écoresponsable"

Les magasins Metro viennent de lancer un nouvel emballage "écoresponsable" pour leurs pommes de terre de marque privée.

L’entreprise indique ainsi que cet emballage, fait de polyéthylène basse densité, est entièrement recyclable. "Développé dans le but de réduire les matières et ressources utilisées lors de la fabrication", le sac est notamment 35% moins lourd que l’ancienne version, et permet de réduire de 70% le nombre de camions nécessaires à son transport. L’entreprise indique également que le fait que le nouvel emballage soit maintenant produit au Québec plutôt qu’outre-mer diminue de 85% la distance parcourue, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre.

"Repenser nos emballages et trouver des solutions pour les rendre plus écologiques font partie de nos priorités en matière d’environnement", dit Marie-Claude Bacon, directrice des affaires corporatives, qui rappelle en outre que Metro avait été le premier distributeur alimentaire à offrir, en 2006, des sacs d’emplette réutilisables.
 
 
Commentaire: Pourquoi Metro n'a pas opté pour un sac de pommes de terre en papier recyclé?

mercredi 5 janvier 2011

Du carton pour emballer la viande et les légumes ?

Patrick Duquette du Quotidien Le Droit rapporte (ici) que le conseiller Alain Riel propose aux supermarchés de Gatineau d'utiliser du carton, au lieu d'emballer la viande et les légumes dans de polluants contenants de styromousse. Séduisante à première vue, l'idée ne convainc pas un boucher d'expérience consulté par Le Droit

Non l’idée n’est pas farfelue, malgré le scepticisme de certains sur le terrain.

Oui le retour au carton est envisageable non seulement pour les légumes mais aussi pour les viandes.

Les sceptiques pointent du doigt les faibles propriétés barrières du carton: «Contrairement au styromousse, le carton va s'imbiber de sang. Ça risque de produire de mauvaises odeurs, peut-être aussi des bactéries. Sans compter que le carton, ce n'est pas enveloppable»

En effet, le carton non traité ne présente pas une bonne barrière, mais en traitant la surface de ce carton, il est possible de lui procurer d’excellentes propriétés barrières: eau, humidité, graisses et huiles…

L’amélioration des propriétés barrières peut se faire en appliquant une fine couche de plastique (polyéthylène) ou encore appliquer un couchage à base d’eau (latex) qui permet d’imperméabiliser le carton.

Le carton couché aura ainsi les mêmes propriétés barrières que le plastique sans les inconvénients de ce dernier.

A lire ici l’exemple de Seattle suite au bannissement du styromousse.