lundi 30 novembre 2009

Trophées Ecotop 2009 : Moins d'emballages, Plus d'économies

Les Trophées de l’optimisation et de la prévention (Ecotop) récompensent chaque année depuis 2005 trois PME, engagées avec Eco-Emballages dans le développement d'une démarche de prévention et de conception plus environnementale de leurs emballages.

Cette année, les lauréats 2009 se sont distingués par des projets innovants visant la réduction de l’impact environnemental de leurs emballages.
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INSUDIET: Produits de régime protéiné et hyperprotéiné

Le projet : Le diagnostic rapide mené par un expert mandaté par Eco-Emballages a porté sur 3 axes : l’allègement et la modification de la structure de l’emballage primaire (sachet), l’optimisation des étuis de regroupement ainsi que l’allégement des colis d’expédition en sur spécification.

Résultat : L'optimisation des emballages et du taux de remplissage des colis d’expédition de vente par correspondance ont conduit à une diminution de 25 tonnes des emballages (13% du total des emballages utilisés par l’entreprise)

DELPEYRAT MONTAGNE NOIRE

Le projet : Il s’agissait d’analyser et revisiter tous les niveaux d’emballages : des barquettes thermoformées aux films utilisés pour les flow packs ainsi que les cartons de regroupement.

Résultat : Une réduction des impacts environnementaux : 195 tonnes d’emballages en moins, dont 48 tonnes de plastique et 147 tonnes de carton. Au total, ce sont ainsi 18 camions en moins sur les routes par an, des économies financières, une simplification du travail (diminution du nombre de références à gérer et des risques d’erreur).

REFRESCO France

Le projet : L’entreprise a développé un vaste programme d’innovation sur l'éco-conception d'une bouteille d'1,5L de jus de fruit, qui a mobilisé 8 services, 10 personnes pendant 12 mois et qui a nécessité la mise en place de 37 actions. L’exercice portait sur la création d’une gamme éco-conçue de bouteilles en faisant évoluer une gamme existante vers des produits à plus faible impact environnemental.

Résultat : Une économie de 160 tonnes d’emballages et une introduction de 66T de PET recyclé, une réduction de 2 860 m3 d’eau et 340 tonnes équivalent CO2 qui n’ont pas été émises.

Cliquez ici pour voir les vidéos des lauréats 2009
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samedi 28 novembre 2009

Nanotechnology has 'big potential' for intelligent packaging

PIRA consultant Dr Graham Moore has highlighted the "big potential" for nanotechnology in packaging as long as issues surrounding consumer safety are fully addressed.

Moore made the comments during an online conference organised yesterday (26 November) by the NanoKTN in conjunction with Leatherhead Food Research, titled Development and Enhancement of Packaging through Nanotechnology.

Barriers, track and trace, anti-counterfeit measures and intelligent packaging were all identified as possible outlets for nanotechnologies.

However, Moore said that before nanotechnologies become readily accepted by the packaging market, issues such as supply and consumer safety must be addressed.

He said that if brands "go down the route" of nanotechnology they must have the "quantity and quality they need".

"Packaging is already under huge scrutiny because of migration of chemicals," added Moore. "They must show there is no migration and no detriment to the consumer."

Please find enclosed my talk entitled: “Printed Intelligence in Packaging: Current and Potential Applications of Nanotechnology” given last April 28-30, 2009 in Columbus, Ohio, USA for the 2009 TAPPI PLACE Flexible Packaging Summit.
Printed Intelligence in Packaging


vendredi 27 novembre 2009

Eco-conception des emballages : Auchan réduit à la source

Auchan veut réduire ses emballages. Le distributeur vient de décider d’arrêter de commercialiser ses adoucissants de 3 l dilué pour les remplacer par un adoucissant concentré conditionné en 750ml (4 références) permettant un même nombre de lavages, assure la chaîne.


Cette substitution permet d’économiser 46 tonnes de plastique par an, soit un tonnage divisé par 2,5, d’utiliser 4 fois moins d’eau, soit 1,8 million de litres d’eau préservé, indique le distributeur. En outre 4 fois plus compact et 4 fois plus léger, le nouvel emballage représente 4 fois moins de camions sur les routes, soit 23 au lieu de 98, dit-il. Entamée fin 2003, Auchan poursuit sa politique d’éco conception sur ses produits à marque propre qui permet d’économiser plus de 1000 tonnes d’emballage par an. Aujourd’hui, ce sont plus de 400 références de produits Auchan qui ont été revues, et qui ont entraînées soit un changement ou une réduction d’emballage, précise le distributeur.

Source

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jeudi 26 novembre 2009

Les nanoparticules de TiO2 sont-elles dangereuses pour l'homme ?

Qu'on le sache ou non, on retrouve les nanoparticules de dioxyde de titane (TiO2) dans la plupart des produits cosmétiques, dans les crèmes solaires, dans les colorants alimentaires, dans les compléments nutritionnels et dans les emballages dits intelligents (Ex. encre intelligente à base de nano-particules photosensibles à base de TiO2).

Bien que le TiO2 à l'état macroscopique et microscopique soit chimiquement inerte, il a déjà été montré qu'à l'échelle nanoscopique le TiO2 a un impact sur la santé : il existe une cancérogénèse pulmonaire chez le rat, (non transposable à l'homme selon de nombreux auteurs). Cependant, les mécanismes de génotoxicité (c'est-à-dire qui peut compromettre l'intégrité du génome) n'ont pas été définis clairement et jusqu'à maintenant ont été très peu étudiés dans des conditions in vivo. Une étude conduite par des chercheurs de Univesity of California à Los Angeles (UCLA), au Jonsonn Comprehensive Cancer Center, est la première à montrer un tel effet génotoxique des nanoparticules de TiO2 sur des souris vivantes, d'après Robert Schiestl, professeur de pathologie, radiation et oncologie à UCLA, et auteur principal de l'étude.

L'étude porte sur des souris à qui les chercheurs ont donné à boire de l'eau contenant des nanoparticules de TiO2. Une fois que les nanoparticules de TiO2 sont entrées dans le système, elles s'accumulent dans différents organes et le corps n'a aucun moyen de les éliminer en totalité. Et parce qu'elles sont très petites (de 20nm à 200nm), elles peuvent pénétrer les cellules, et peuvent interférer avec les mécanismes intracellulaires causant le stress oxydant et les inflammations pulmonaires qui avaient déjà été mis en évidence chez le rat. Plus les particules sont petites, plus la surface générée par l'agglomération des particules est importante (de manière exponentielle), plus le stress oxydant et les inflammations sont importants, c'est ce que l'on appelle la réactivité de surface.

Outre le stress oxydant et les inflammations, un nouveau mécanisme de toxicité plus particulièrement inquiétant a été mis en évidence par les chercheurs chez les souris vivantes. En effet ils montrent des modifications des chaines d'ADN : des cassures dans l'ADN double hélice ont été mises en évidence.

La manufacture de TiO2 représente une industrie importante, avec une production d'environ deux millions de tonnes par an. Les personnes les plus exposées aux nanoparticules sont évidemment les employés de cette industrie, mais les résultats de cette étude devraient susciter les inquiétudes quant à l'exposition aux nanoparticules des consommateurs, d'après le professeur Schiestl. Les souris exposées aux nanoparticules de TiO2 ont commencé à montrer des dommages génétiques à partir du 5e jour. L'équivalent humain serait d'une année et demie d'exposition aux nanoparticules dans un environnement industriel. Cependant il n'est pas clair si l'exposition régulière et quotidienne augmente exponentiellement avec le temps.

Source
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mercredi 25 novembre 2009

Bioplastics News: Tetra Pak, MATBIM

Tetra Pak and Braskem sign agreement to pilot green plastic in carton packaging

Tetra Pak has reached agreement with the largest Brazilian petrochemical company, Braskem SA, to purchase limited volumes of high-density polyethylene (HDPE) derived entirely from a renewable feedstock. The agreement represents the first move toward using green polyethylene in the carton packaging industry.

Braskem expects the world’s first commercial-scale green polyethylene plant, located in the south of Brazil, to come on stream late next year and is targeting first deliveries to Tetra Pak early in 2011. The new facility will use ethanol derived from sugar cane to produce ethylene, which will then be converted into polyethylene, the world’s most commonly used plastic. It is estimated that the process will result in an overall reduction in greenhouse gas emissions when compared with the traditional process for manufacturing polyethylene.

MATBIM 2010: First International Meeting on Material / Bioproduct Interactions

You are cordially invited to participate in the first international Meeting on Materials and Bioproducts interactions (acronym MATBIM 2010) to be held on March 3-5, 2010 at Paris Institute of Technology for Life, Food and Environmental Sciences (Agroparistech), France.

The meeting will promote the development of new and innovating materials, including active, intelligent, biobased and biodegradable packaging to improve the safety and the quality of bio products in contact. Although food applications are mainly targeted, the conference will welcome outgoing descriptive and/or predictive works focused on the physicochemical interactions between constituents of polymeric materials and a medium in contact (e.g. cosmetic, medical, biotechnological applications).
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mardi 24 novembre 2009

Emballage: le tri des déchets possible dès le supermarché

L'Asvi une association de protection de la nature en Alsace, milite pour le tri à la source, dès les achats en magasin.
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Mais pour mieux s'initier aux arcanes du tri malin, une conseillère, qui intervient dans les écoles, peut également se rendre à votre domicile pour vous indiquer la marche à suivre. Une leçon qui met en évidence les pièges à éviter, lorsqu'on commence à défaire les emballages pour ranger les courses.
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Une démonstration dans une maison-témoin permet de se faire une idée de tout ce que peut réserver le monde du plastique. Et son corrolaire, l'emballage. Au demeurant les Alsaciens sont plutôt de bons élèves. Mais les objectifs de réduction des déchets vont les obliger à faire encore mieux. Pour y parvenir, il suffit tout simplement d'acheter moins d'emballages. L'Asvi, une 0association de protection de la nature en Alsace Bossue en a fait son cheval de bataille. Pour éviter la création de nouvelles décharges, elle incite à acheter malin. Démonstration à l'appui, dans un magasin, on s'aperçoit que le caddy éco-consommateur c'est 60% de déchets en moins et 7 euros d'économie, pour l'acquisition de produits équivalents.

Et pour alléger encore un peu plus les cabas, le supermarché visité propose des bacs de tri à la sortie du magasin.

Voir ici le reportage de France 3.
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dimanche 22 novembre 2009

Bioplastics News: biobased, biodegradable, compostable

Collaboration yields biodegradable, printed laminate for food packaging

The highly innovative technical team at Ultimate Packaging believes it has produced a world first environmentally-friendly product as part of a joint venture with Innovia Films and Sun Chemical. Staff at the North East Lincolnshire, UK-based company believe that UltigreenTM is the first-ever, truly biodegradable and home-compostable, printed laminate for the food industry.

Using hybrid biodegradable inks, Ultimate Packaging has reverse-printed NatureflexTM and laminated the material using a unique biodegradable adhesive to metallised NatureflexTM. The Grimsby-based company has already established itself as one of the UKs flexographic print suppliers to the food industry, but the experienced team continue to focus on finding innovative new solutions for its customers.

Several factors clearly speak for bio-based plastics. These are the limited and therefore uncertain supply with fossil fuels (especially oil and gas), the related economic aspects, environmental considerations (especially savings of non-renewable energy and greenhouse gas abatement), innovation offering new opportunities (technical, employment etc.) and rejuvenation in all steps from chemical research to the final product and waste management. Challenges that need to be successfully addressed in the next years and decades are the lower material performance of some bio-based polymers, their relatively high cost for production and processing and the need to minimize agricultural land use and forests, thereby also avoiding competition with food production and adverse effects on biodiversity and other environmental impacts.

Sacs poubelle en France: Une convention pour développer l'usage du bioplastique

Augmenter la visibilité de l’offre de sacs biodégradables, sensibiliser les consommateurs et développer la filière de valorisation des déchets organiques. Tels sont les trois objectifs de la convention signée jeudi par la secrétaire d’Etat chargée de l’Écologie Chantal Jouanno avec l’Association des maires de France Fédération des entreprises du commerce et de la distribution.

Cette convention qui s’inscrit dans la continuité du Grenelle Environnement et du plan d’actions déchets 2009-2012, comprend 3 engagements majeurs : augmenter la visibilité de l’offre de sacs à déchets biodégradables, sensibiliser les consommateurs et développer la filière de valorisation des déchets organiques par compostage et méthanisation. Afin de pouvoir être facilement utilisés en compostage ou en méthanisation, les sacs biodégradables devront contenir au moins 40 % de matières premières d’origine végétale en 2009, une part qui sera progressivement accrue pour atteindre 70 % d’ici 2018.

Synthèse de polymères d'acide lactique par un dispositif à micro-ondes

Des chercheurs de l'Institut National des Sciences et Techniques Industrielles Avancées (AIST), en collaboration avec l'Organisation pour le Développement des Energies Nouvelles et des Technologies Industrielles (NEDO) et les sociétés japonaises GLART et Shikoku Keisoku Kogyo, ont développé un dispositif de synthèse de polymères organiques et de macromolécules utilisant des micro-ondes. Ils ont ainsi créé des polymères d'acide lactique par un procédé économe en énergie, ce qui, selon les chercheurs, constitue une première mondiale.

L'utilisation des micro-ondes dans le procédé de fabrication de polymères organiques et de macromolécules permet de réduire considérablement cette durée. De plus, l'emploi d'un catalyseur nocif devient inutile.
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lundi 16 novembre 2009

COCA-COLA Canada Launches Innovative “PLANTBOTTLE™”

All Sparkling Soft Drinks and DASANI Served in PlantBottle at Vancouver 2010 Olympic Winter Games.
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Coca-Cola Canada announced today that the innovative PlantBottle packaging will be featured throughout the Vancouver 2010 Olympic Winter Games, joining other select markets in the initial global launch of this partially plant-based PET plastic. The “PlantBottle” package will be the primary beverage product package used during the Vancouver 2010 Olympic Winter Games.
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PlantBottleTM packaging is a PET plastic package made with up to 30 percent of its material derived from plant based waste material. Plantbottle package is 100 percent recyclable, by design. PlantBottle packaging currently is made through a process that turns sugar cane and molasses, a by-product of sugar production, into a key component for PET plastic. The sugar cane being used comes from predominantly rain-fed crops that were processed into ethanol, not refined sugar. Ultimately, the Company’s goal is to use other types of plant-based waste, such as wood chips or wheat stalks, to produce recyclable PET plastic bottles.
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A variety of products will be in PlantBottle packaging in Western Canada beginning in December and for the Vancouver 2010 Winter Olympic Games. Products available in the PlantBottle package will include Coca-Cola, Coke Zero, Diet Coke, DASANI, Sprite, Fresca, Barqs, and Fanta. All Canadian products available in the new plant-based bottle will be bottled in Coca-Cola Bottling Company facilities in Calgary, Alberta and Richmond, British Columbia.
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The global launch plans also include availability in Denmark and the United States. Throughout Denmark, Coca-Cola, Coca-Cola Light and Coca-Cola Zero in 500mL and 2L sizes are now available in the PlantBottle. And for select markets in the Western United States, including Seattle, San Francisco, and Los Angeles, the PlantBottle will be used for DASANI in several sizes and Coca-Cola in two-liter bottles, starting in January. Future package launches are being planned in other markets, including Japan and Mexico and for China’s Shanghai Expo in 2010.
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More information: Plantbottle Facts
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jeudi 12 novembre 2009

Bioplastics news: Cereplast, Futerro, Ecovio and Ingeo

Cereplast Expects U.S. Bio-Plastics Market to Top $10Bn by 2020

Cereplast announced this week that it expects the U.S. bio-plastics market to top $10 billion in sales by 2020. As of 2007, the U.S. bio-plastics market accounted for approximately $1 billion in sales. Some estimates point to bio-plastics capturing up to 30% of the total plastics market within ten years.

New ‘Green’ initiatives by the Obama administration and increasing consumer demand for compostable and renewable plastics are pushing the market. “We believe that breakthrough products like our Cereplast Compostables® and Cereplast Hybrids® are enabling manufacturers to make the switch to environmentally responsible, sustainable packaging,” stated Mr. Frederic Scheer, Founder and CEO of Cereplast. “Our algae-based bio-plastics, currently under development, will soon open up a whole new source of feedstock and result in a broad range of new applications.”

“American consumers are pushing major manufacturers and retailers to make the switch to environmentally conscious solutions. Many of the largest retailers have already made in-roads with programs designed to adopt alternative packaging, including Wal-Mart and Coca-Cola,” added Mr. Scheer.

Ecovio® FS : New biodegradable plastic for special packaging

BASF is now offering a new biodegradable plastic. It goes by the name Ecovio® FS and it has joined the existing Ecovio product line. BASF has optimized this new plastic for two specific applications: for coating paper and for manufactur¬ing so-called shrink films, which serve to easily wrap packaged goods. For this reason, the first two new plastic types are called Ecovio FS Paper and Ecovio FS Shrink Film.

As has been demonstrated in recent composting experiments, the new Ecovio FS biodegrades even more rapidly than its predecessors, and it has a higher content of renewable raw materials. “Ecovio FS consists of the likewise new, now bio-based Ecoflex® FS (a biodegradable polyester made by BASF) and of PLA (polylactic acid), which is extracted from corn starch. The use of the new Ecoflex FS raises the proportion of bio-based material in Ecovio FS Shrink Film to 66% and that of Ecovio FS Paper to a full 75%,” explains Jürgen Keck, who heads BASF’s global business with biodegradable plastics.

Futerro starts up its bioplastics demo unit (PLA)

Futerro, a 50/50 joint venture established in September 2007 by Galactic and Total Petrochemicals, announces the start up of its demo unit in Escanaffles, Belgium. The purpose of the unit is to test a state-of-the-art technology for the production of PolyLactic Acid (PLA) bioplastics of renewable vegetable origin, developed by the two partners.

The demo unit, which has a capacity of 1,500 tonnes per year, will be used to test and improve the successive steps in this process during an internal evaluation, which is expected to last around six months. By that time, Futerro will be able to offer a full range of products made from lactic acid, including lactide, oligomers and PLA polymers for the packaging market, especially food packaging, on the one hand, and sustainable applications, on the other.

Eco cordless: It’s good to talk with PLA

Following recent launches of car mats for the Toyota Prius and coated hot cups for KLM flights, Ingeo PLA polymer now forms the basis of the new Eco cordless phones from Telecom Italia. The Eco’s advanced features include backlight display, handsfree, an integrated backlight keypad and polyphonic ringtones.

It was designed by Telecom Italia Lab, the University of Palermo and the MID design studio and in addition to providing certified environmental credentials, Ingeo enhances both its performance and aesthetics.

Ingeo producer NatureWorks notes that for 30,000 cordless units, the savings which result from replacing conventional oil based material with Ingeo bioplastic, are equivalent to 36 barrels of oil, a full month of electrical energy for 108 European citizens, or driving an average car 75,000 km.
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mercredi 11 novembre 2009

BPA dans les emballages : la dysfonction érectile

D’après une étude publiée cette semaine dans la revue "Human Reproduction", une exposition à de fortes doses de bisphénol A (BPA) cause des troubles sexuels chez les hommes.

Le BPA est utilisé dans de nombreux produits de consommation courante, notamment les bouteilles en plastique ou les canettes en métal. Plusieurs fabricants de biberons ont récemment annoncé avoir cessé d'utiliser ce composant chimique, qui peut se détecter dans les urines d'environ 90% de la population américaine.

Les scientifiques craignent qu'une exposition au BPA ne perturbe les systèmes nerveux et reproductifs, avec le développement possible de cancers de la prostate et du sein. L'an dernier, une étude préliminaire avait lié le bisphénol à des risques possibles de maladies cardiaques et de diabète. (source)
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Il y a quelques mois, je me demandais: À quand l’interdiction du BPA dans les matériaux alimentaires?

Sur cette question, le principe de précaution devrait être préconisé. Il faut interdire le BPA de tous les matériaux utilisés dans l'alimentaire. Quand on sait qu’un composé toxique n’est pas indispensable, pourquoi faire courir des risques à la population surtout quand des alternatives pas forcément plus onéreuses existent ?


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mardi 10 novembre 2009

World Bioplastics to 2013

According to a new study from the US-based research group, Freedonia, global demand for bioplastics, which include plastic resins that are biodegradable or derived from plant-based sources, will rise more than fourfold to 890,000 metric tons in 2013. This extraordinary growth will be fuelled by a number of factors, including consumer demand for more environmentally-sustainable products, the development of bio-based feedstocks for commodity plastic resins, and increasing restrictions on the use of plastic products, particularly plastic bags.
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Most importantly, however, will be the expected continuation of high crude oil and natural gas prices, which will allow bioplastics to become more cost-competitive with petroleum-based resins. Looking ahead to 2018, world bioplastics demand is forecast to reach nearly two million metric tons, with a market value of over $5 billion.

Non-biodegradable plastics to be primary demand driver

Biodegradable plastics, such as starch based resins, polylactic acid and degradable polyesters, accounted for the vast majority (nearly 90 percent) of bioplastics demand in 2008. Double-digit gains are expected to continue going forward, fueled in part by the emergence of polyhydroxyalkanoates (PHAs) -- such as MIREL resins from Telles -- on the commercial market. However, non biodegradable plant-based plastics will be the primary driver of bioplastics demand.

In the next few years, Dow Chemical and Braskem are each planning to open plants in Brazil that will produce polyethylene from bio-based ethanol. Other firms are expected to open bio-based polyvinyl chloride and polypropylene facilities. As a result, demand for non-biodegradable plant-based plastics will increase from just 23,000 metric tons in 2008 to nearly 600,000 metric tons in 2013.

Asia/Pacific market to catch Western Europe

Western Europe was the largest regional market for bioplastics in 2008, accounting for about 40 percent of world demand. Bioplastics sales in the region benefit from strong consumer demand for biodegradable and plant-based products, a regulatory environment that favors bioplastics over petroleum resins, and an extensive infrastructure for composting.

Going forward, however, more rapid growth in demand will be found in the Asia/Pacific region, which will become the equal of the West European market by 2013. Gains will be stimulated by strong demand in Japan, which has focused intently on the replacement of petroleum based plastics. Other world regions, such as Latin America and Eastern Europe, will see stellar gains in bioplastics demand from a very small 2008 base.

World bioplastic production to shift from developed to developing countries

Currently, world bioplastics production is heavily concentrated in the developed countries of North America, Western Europe and Japan. This will change dramatically by 2013, as China is expected to open over 100,000 metric tons of new bioplastics capacity. Furthermore, once the planned bio-based polyethylene and polyvinyl chloride plants come online, Brazil will become the
world’s leading producer of bioplastics in 2018.
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vendredi 6 novembre 2009

Bio-based plastics: New study forecasts enormous potential

The associations European Bioplastics and the European Polysaccharide Network of Excellence EPNOE published a jointly commissioned study on bio-based plastics today. Forecasts concerning capacity developments and technical substitution potentials are the focus of the investigations. The authors from Utrecht University estimate a substitution potential of up to 90 percent of the total consumption of plastics by bio-based polymers to be technically possible. How fast this substitution will occur depends on a multitude of factors.


New bio-based polymers have been available in the market for approximately one decade. Recently, standard polymers like polyethylene, polypropylene, PVC or PET, but also high-performance polymers like polyamide or polyester have been totally or partially substituted by their renewable raw materials equivalents. The starting raw materials are usually sugars or starches, partially also recycled materials from food or wood processing. In their study, Martin K. Patel, Li Shen and Juliane Haufe demonstrate that up to 90 percent of the current global consumption of polymers can technically be converted from oil and gas to renewable raw materials. "Bio-based plastics will not substitute oil-based polymers in the near future for several reasons including low oil price, high production cost and restricted production capacity of biomass-based polymers that limit the technically possible growth of these plastics in the coming years", explains Patrick Navard, Chairman of the Governing Board of EPNOE.

Based on recent company announcements the production capacity of bio-based plastics is projected to increase from 360,000 tons in 2007 to about 2.3 million tons by 2013. This corresponds to an annual growth of 37 percent. "We should keep a close eye on these figures", says Hasso von Pogrell, Managing Director of European Bioplastics. "Important major projects were delayed in the years 2008 and 2009 due to the financial and economic crisis. Despite the still uncertain data, which of course has to be further consolidated, we deem such studies to be very essential. The role that lightweight conventional plastics played in the past, substituting durable materials like iron and steel in vast products, could soon be taken over by bio-based plastics. As the study shows, the potential is enormous", adds von Pogrell.

The study discusses for all major groups of bio-based plastics the production process, the material properties and the extent to which they could substitute petrochemical polymers from a technical point of view. Further aspects covered are the prices of these novel materials and their main producers. Three scenarios are distinguished to establish potential future growth trajectories, i.e. a baseline scenario, an optimistic and a conservative scenario. The results for these scenarios are also compared to the findings of a previous study made in 2005. The new study confirms that substantial technological progress has been made in bio-based plastics in the past five years. Innovations in material and product development, environmental benefits as well as the gradual depletion of crude oil increasingly call for polymers made from renewable raw materials.

Read full Study: Product overview and market projection of emerging bio-based plastics
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jeudi 5 novembre 2009

Pack news of the week: smart, light and resealable


A new conductive silver ink could provide low-cost manufacturing of printable electronics.

Developed by scientists at the Xerox Research Centre of Canada, the ink could help add computing power to a wide range of surfaces such as plastics or fabrics. Xerox cited multiple possible applications, including a "smart pill boxes that track how much medication a patient has taken" and low-cost RFID tags.

The new technology allows electronics manufacturers for smart packaging to print circuits in a fashion similar to how a print service provider prints a continuous feed document, thus eliminating the need for the extensive clean room facilities required in current chip manufacturing. In addition, scientists have improved their previously developed semiconductor ink, increasing its reliability by formulating the ink so that the molecules precisely align themselves in the best configuration to conduct electricity.

Ecolean Packaging: As Light as Air

The lightweight Ecolean makes consumers forget about old-fashioned heavy packaging. The newly presented concept is approx. 50-60% lighter than a traditional liquid food carton, bottle or can. The weight of 1 litre Ecolean® Air package is just 10 grams. It’s totally environmentally friendly as saves a great deal of energy during production, transportation and waste handling.

Resealable innovation at Costco

West Liberty Foods of West Liberty, IA, is producing an innovative resealable package for sliced luncheon meat sold under Costco’s well known Kirkland Brand.

video

mercredi 4 novembre 2009

Propos de Philippe Starck sur les biomatériaux : les réactions

En réaction au billet Bioplastique : Crime contre l'humanité ??? rapportant les propos de Philippe Starck sur les biomatériaux, plusieurs professionnels ont réagi. Je partage avec vous quelques uns de leurs points de vue.

L.B : Oui, nous sommes dans un monde où certains peuvent se permettre de dire haut, fort (et cher) des âneries d'imprécision qui peuvent malheureusement s'avérer dévastatrices; pour certains, la "réussite" ne passe pas par la science de l'exactitude.

Maintenant, je garde espoir car les médias, dans leur ensemble, diffusent largement et assez bien dans la plupart des cas, un certain nombre d'informations (livres, émissions radio, télévisées) sur les problèmes environnementaux et de société. Il y a une réelle prise de conscience ! Consommateurs que nous sommes, nous essayons progressivement de faire mieux pour la Planète.

Je crois que nous pouvons, même si cela est difficile, chaque jour agir.

Pour revenir au slogan, en très peu de temps il sera vu comme une grossière erreur de jugement ; à moins que ce slogan ne fût soufflé à l'intéressé par l'industrie pétrochimique des plastiques pour médiatisation...

Le monde du pétrole et ses conséquences environnementales et humanitaires n'est-il pas un crime contre l'humanité?

Hélas nous n'avons pas tous les mêmes moyens pour se faire entendre.

C.P : La problématique de l'utilisation de ressources alimentaires et de surfaces agricoles potentiellement exploitables pour la culture de ressources alimentaires m'interpelle depuis des années, bien avant les émeutes de la faim de 2008. Pour autant, à moins de supprimer toute idée de déplacement et de consommation, la recherche d'alternatives à l'utilisation des ressources fossiles est incontournable.

S'agirait-il de consacrer des territoires entiers à la culture de végétaux destinés à notre seul plaisir ? je crois en effet que c'est déjà le cas, au regard des surfaces mondiales consacrées à la culture du café, par exemple. A ce titre, boire du café est un crime contre l'humanité.

Cette prise de conscience, tardive chez certain semble-t-il, pourra peut être servir d'autre causes :

- Encourager l'agriculture vivrière, créatrice de valeur et d'emploi, sur la surface du globe
- Enterdire la spéculation boursière sur les ressources alimentaires (à l'origine de la crise alimentaire en 2008, le blé étant une valeur refuge !)
- Encourager la sobriété dans notre consommation d'énergie et de matériaux au quotidien
- Valoriser les déchets de notre grande industrie agro-alimentaire (combien de ressources alimentaires et de territoires gâchons nous dans nos processus de commercialisation et de transformation !)

Mais peut-être que ce projet, que je porte depuis plusieurs années, et pour lequel j'envisage de nouvelles perspectives plus éthiques et écologiques, est voué à l'échec.

A l'échelle mondiale, les conflits et les guerres sont localisés principalement sur les sources d'énergies : le pétrole aujourd'hui. On observe également un nouveau type de colonisation, industriel et agricole, de pays en croissance forte (la Chine, l'Inde), vers les territoires agraire de pays plus pauvre (Afrique notamment).

C'est maintenant que les questions de l'agro-énergie et des agro-matériaux doivent être envisagées, avant qu'elle ne se décide dans l'ombre.

Ces questions dépassent largement ma petite initiative professionnelle et personnelle.

C.B : Les propos de Philippe Starck sont intéressants (mais à replacer dans le contexte). Il m'inspire quelques remarques. On peut noter que :

- Le problème est complexe, il est nécessaire de ne pas le simplifier (prendre en compte l'ensemble du cycle de vie d'un produit) pour éviter les raisonnements incomplets et simplistes,
- Il existe un problème de vocabulaire (les produits de la pétrochimie sont des bienfaits mais les biomatériaux (tel que le bois) sont un crime),
- Notre société à un comportement addictif (vis à vis de l'eau, l'alimentation, l'énergie et les matériaux / nous avons besoin de nos doses journalières...),
- Il existe des groupes de pression efficaces (la vérité n'existe pas mais quand même),
- Il sera demain nécessaire de faire des choix de société (continuer ou non à manger du bœuf, à se déplacer en avion, à porter des chemises en fibres végétales, à détruire les terres agricoles, à réaliser des déchets "durables", à dépendre du pétrole, à surconsommer...)
* ...

Pierre Feuilloley : Voici ce qu’on pourrait conseiller à monsieur Philippe Starck de bannir de ses projets de designer et de sa vie quotidienne:

Bannir le coton : des millions d’hectares ont été créés du temps de l’URSS en Asie centrale pour cultiver du coton irrigué par le détournement complet de 2 fleuves qui alimentaient la mer d’Aral, provoquant sa disparition et la plus grande catastrophe écologique de tous les temps. De même des milliers d’agriculteurs en Inde sont ruinés pour avoir semé des cotons transgéniques dont ils ne peuvent pas acheter les désherbants spécifiques. Le coton est une des plantes les plus gourmandes en eau et en pesticides.

Bannir aussi le chanvre, le lin, le sisal… et toutes les plantes qui donnent des fibres textiles et qui comme le coton immobilisent des surfaces qui pourraient être consacrées à des plantes alimentaires.

Bannir les bois exotiques (le teck par ex) qui proviennent de la déforestation et du pillage des forets tropicales et équatoriales.

Bannir les aliments à base d’huile de palme dont les palmiers à huile sont plantés sur des forets tropicales défrichées par des incendies gigantesques. Cette huile à bas prix mais de qualité médiocre, concurrence les huiles alimentaires traditionnelles (colza, tournesol...).

Bannir de tabac qui est toxique , cancérigène , vendu le plus légalement du monde et dont les cultures immobilisent des surfaces qui pourraient être consacrées à des plantes alimentaires. Dans ce cadre rentrent les cultures destinées à fournir de la drogue (chanvre indien, pavot, etc.).

Bannir le chocolat car les petits exploitants africains planteurs de cacaoyer sont ruinées par la spéculation des grands groupes de l’agroalimentaire.

Bannir le thé, le café dont la culture est finalement inutile car elles donnent des boissons sans intérêt énergétique alimentaire. Là aussi ces cultures immobilisent des surfaces qui pourraient être consacrées à des plantes alimentaires.

Bannir les cultures florales que l’on produit pour notre plaisir des yeux et du nez. Je suggère à ce monsieur de ne plus offrir de fleurs à sa fiancée ni de parfum. Là aussi ces cultures immobilisent des surfaces qui pourraient être consacrées à des plantes alimentaires, et elles sont très exigeantes en énergie (la plupart sont produites sous serres chauffées).

Et l’on pourrait continuer cette liste des crimes contre l'humanité.

De tous temps l’homme à cultivé des productions non alimentaires dites « cultures industrielles » sans que cela soit choquant. Cultiver du blé ou du mais pour produire de l’amidon ou des bioplastiques n’est pas plus choquant que de cultiver du coton.

Le problème n’est finalement pas là. Nous sommes 6 milliards sur Terre, et nous seront 12 milliards dans 20 ans. Comment nourrir ces habitants ? Convertir les surfaces actuellement immobilisées par les cultures industrielles ne suffira pas, surtout dans le contexte actuel de changement climatique. C’est une politique mondiale d’éducation (le consommateur devra changer ses habitudes alimentaires, l'agriculteur devra changer ses systèmes culturaux) et de planning familial qu’il faudrait mettre en place, car notre Terre va devenir trop petite. Philippe Starck pourrait peut être se pencher sur le design de notre future société à mettre en place.
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lundi 2 novembre 2009

Bioplastique : Crime contre l'humanité ???

J’ai glané cette citation du designer français Philippe Starck sur le Blog Biopol.

« … D'autres, plus à la mode, diront que nous devons utiliser le bioplastique. Le bioplastique implique que nous devrons supprimer des milliards d'hectares d'arbres, de champs où les gens cultivent quelque chose qui peut se manger, pour planter du blé ou je ne sais quoi d'autre afin de produire du gaz pour nos grands SUV 4X4. C'est monstrueux. Nous devons refuser le biogaz. En tant que designers, nous devons refuser le bioplastique. Tous les biomatériaux sont un crime contre l'humanité. »


Encore un qui s’exprime sur un sujet dont il n’a pas étudié l’ensemble des tenants et aboutissants, mais qui s’arroge le droit, du haut de son pied d'estale, d’énoncer un jugement définitif et excessif.

Je me permets d’apporter mon éclairage personnel sur le sujet.

Cette déclaration est paradoxalement simpliste et exagérée à la fois. Certes, la «renouvelabilité» et la durabilité des bioplastiques peuvent être mises en doute. La concurrence avec l'usage alimentaire des plantes constitue un écueil potentiel pour les bioplastiques, mais on ne peut pas les comparer aux biocarburants. La concurrence alimentaire des bioplastiques est plutôt un faux problème, et voici quelques chiffres qui semblent en attester :
  • La part des terres agricoles mobilisées est aujourd'hui minime : moins de 0,1 % de la surface agricole en Europe
  • Si les bioplastiques atteignaient 10 % du marché, seuls 1,35 % des surfaces céréalières européennes seraient nécessaires pour leur production
  • Le maïs utilisé dans le monde entier pour les bioplastiques en 2007 : 250,000 tonnes (les États-Unis produisaient à eux seuls 332 millions de tonnes de maïs)
  • Production de bioplastiques à partir de céréales : 0,0005 %

Du coup, les bioplastiques ne peuvent pas être considérés comme ayant un effet sur la crise alimentaire, en particulier par rapport aux biocarburants qui ont utilisé environ 18% de la production céréalière des États-Unis en 2008.

Le vrai débat est celui de la valeur ajoutée environnementale des bioplastiques. Elle n’est réelle que lorsqu’il n’est pas possible d’envisager les 3R (Réduction, Réutilisation, Recyclage). Promouvoir la biodégradabilité des plastiques auprès des consommateurs peut aussi comporter le risque d’augmenter les cas d’abandon sauvage alors que les comportements à encourager doivent rester la réduction à la source, la réutilisation et le recyclage. Au lieu d’insister sur l’aspect biodégradable, il serait préférable de promouvoir le compostable.

Finalement, les bioplastiques sont des produits relativement nouveaux. Il s’avère impératif de mieux informer les consommateurs pour qu’ils comprennent quelle est la véritable valeur ajoutée environnementale de ces produits. Il ne faudrait pas qu’ils leur attribuent des vertus miraculeuses qui les déresponsabiliseraient d’une gestion plus éco-responsable des matières résiduelles commençant par une réduction à la source.

Vous pouvez consulter ici le dossier consacré aux bioplastiques

Nb : il s’agit d’une photo montage pour illustrer les propos de Philippe Starck.