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lundi 10 novembre 2014

Bannir le « biodégradable »…!

Généralement, le terme biodégradable est perçu de façon positive par le consommateur, qui trop souvent considère que ce qui est biodégradable peut magiquement disparaître. Il faut rappeler que tout est potentiellement biodégradable; ce n’est qu’une question de temps.

Derrière la terminologie biodégradable se cache parfois une tentative à peine éhontée de «Greenwashing». De surcroît, mettre l’accent sur la biodégradabilité d’un plastique auprès des consommateurs peut comporter un effet pervers et faire augmenter les risques de cas d’abandons sauvages.

Au lieu d’insister sur l’aspect biodégradable, il serait préférable de promouvoir le compostable. Rappelons que si un plastique est compostable, il est forcément biodégradable, mais la réciproque n’est pas vraie. De plus en utilisant le terme compostable, cela ne laisse plus la place à l’ambigüité : le consommateur est d’emblée informé de ce qu’il devra en faire à la fin de son cycle de vie, c'est-à-dire le destiner au compostage. En revanche, que doit faire le consommateur d’un produit prétendument «biodégradable» au terme de sa vie utile? La confusion règne.


En conclusion, il ne faudrait pas laisser croire au consommateur que tous ces matériaux qui s’arrogent le préfixe «Bio» ne posent aucun problème en matière de déchets et pourraient magiquement disparaitre de notre environnement. Il s’avère impératif de mieux informer les consommateurs. Il ne faudrait pas qu’ils leur attribuent des vertus miraculeuses qui les déresponsabiliseraient d’une gestion plus éco-responsable des matières résiduelles commençant par une Réduction à la source, la Réutilisation et le Recyclage. Enfin, le compostable n’a vraiment de valeur ajoutée environnementale que lorsqu’il n’est pas possible d’envisager les 3R.

mercredi 5 novembre 2014

Sacs plastiques : cause environnementale dérisoire ?

Depuis plusieurs années, un peu partout dans le monde, les sacs en plastiques sont mis à l’index, accusés d’être un terrible fléau environnemental dont le symbole ultime est le terrible 6ème continent formé par un vortex de déchets essentiellement plastiques flottant au centre du Pacifique.



Chez nous, au Québec, il paraîtrait que la taxe de 5 cent a porté ses fruits et que les consommateurs seraient de plus en plus nombreux à utiliser les sacs réutilisables. Et tout le monde s’en félicite. Mais est-ce vraiment un geste vert dont on doit s’enorgueillir quand on sait que… ?

  1. Le souci environnemental c'est moins le sac en lui-même que le comportement inconsidéré de certains consommateurs qui  jettent les sacs n'importe où.
  2. Les sacs représenteraient seulement 1 % des matières envoyées aux sites d’enfouissement dans lesquels le problème n’est pas le plastique inerte mais les matières putrescibles.
  3. L’une des alternatives qu’on nous propose, le sac biodégradable ne fait toujours pas la preuve de sa valeur ajoutée ni de son innocuité environnementale. Pire, les centres de tri, les accusent de contaminer la chaîne du recyclage et nous demande de les jeter aux rebus, bref de les destiner à l’enfouissement.
  4. Encourager l’usage du sac réutilisable est une politique de petits-pas qui ne cause pas de débat politique risqué, et qui contente ceux qui veulent se donner bonne conscience… c’est peut être bien, mais c’est trop peu, surtout pour les entreprises de la distribution qui souhaitent développer une image éco-responsable. On parlera de véritables efforts lorsque l’éco-conception sera généralisée.



Le sac plastique c’est un peu un non problème pour lequel on a trouvé une solution

mercredi 25 juillet 2012

Bannissement des sacs plastiques : cause environnementale dérisoire ?


Depuis plusieurs années, un peu partout dans le monde, les sacs en plastiques sont mis à l’index, accusés d’être un terrible fléau environnemental dont le symbole ultime est le terrible 6ème continent formé par un vortex de déchets essentiellement plastiques flottant au centre du Pacifique.

Au Québec, il paraîtrait que la taxe de 5 cent a porté ses fruits et que les consommateurs seraient de plus en plus nombreux à utiliser les sacs réutilisables. Et tout le monde s’en félicite.

Selon une étude (ici) présentée lundi par le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, les Québécois ont réduit de 52 % leur utilisation de sacs d'emplettes à usage unique entre 2007 et 2010.

Mais est-ce vraiment un geste vert dont on doit s’enorgueillir quand on sait que…? :

-   Les sacs représenteraient seulement 1 % des matières envoyées aux sites d’enfouissement dans lesquels le problème n’est pas le plastique inerte mais les matières putrescibles.

-    L’une des alternatives qu’on nous propose, le sac biodégradable ne fait toujours pas la preuve de sa valeur ajoutée ni de son innocuité environnementale. Pire, les centres de tri, les accusent de contaminer la chaîne du recyclage et nous demande de les jeter aux rebus, bref de les destiner à l’enfouissement.

-    Le véritable problème est celui du suremballage qui est bien plus dommageable.

-   Le souci environnemental c'est moins  le sac en lui-même que le comportement inconsidéré de certains consommateurs qui  jettent les sacs n'importe où.

-     Encourager l’usage du sac réutilisable est une politique de petits-pas qui ne cause pas de débat politique risqué, et qui contente ceux qui veulent se donner bonne conscience…c’est peut être bien, mais c’est trop peu, surtout pour les entreprises de la distribution qui souhaitent développer une image éco-responsable. On parlera de véritables efforts lorsque l’éco-conception des emballages sera généralisée.

Le sac plastique c’est un peu un non problème pour lequel on a trouvé une solution.

mardi 19 avril 2011

Danone adopte des technologies vertes pour ses emballages

Danone au Canada annonce aujourd'hui deux innovations majeures concernant ses emballages : un nouveau procédé de fabrication écologique, appelé « expansion » pour le plastique de polystyrène utilisé pour ses pots, ainsi que l'adoption de la version écologique du polyéthylène haute densité (HDPE) pour sa gamme de yogourts à boire. Ces innovations viennent directement répondre à son objectif corporatif de réduire de 30 % son empreinte de carbone en 2012.

« Ces initiatives environnementales audacieuses et cohérentes avec notre mission et nos objectifs en matière de réduction de CO2 nous poussent à repenser complètement l'emballage de nos produits pour la protection de l'environnement et le bien-être de nos consommateurs » indique Anne-Julie Maltais, chef des communications externes de Danone inc. au Canada.

Le procédé « expansion » consiste en l'ajout d'un agent inerte dans le plastique de polystyrène. L'introduction de cet agent forme une mince couche de mousse de polystyrène, réduisant ainsi la densité globale du plastique d'environ 18%. Par conséquent, le poids du plastique des pots individuels des marques Activia, Stonyfield, Silhouette et Crémeux est diminué du même pourcentage. « À ce jour, environ 40 % du volume de ces marques utilisent ce procédé en vue d'une intégration complète d'ici juin 2011 », ajoute Mme Maltais.

De plus, la version écologique du polyéthylène à haute densité (HDPE) diffère de sa version classique puisqu'il est fabriqué entièrement à partir de canne à sucre, produit naturel et non d'hydrocarbure. Grâce à ce bioplastique, Danone réduira l'empreinte de CO2 des contenants des yogourts à boire de 55 % (DanActive, Danacol, Danino Go et Activia à boire). De plus, ce bioplastique est 100% recyclable. Malgré le fait qu'il engendre des coûts de fabrication supplémentaires pour la compagnie, son adoption se fera graduellement pour atteindre une pleine intégration d'ici la fin de l'année 2011.

«Comme les emballages des produits Danone représentent 40 % de notre empreinte écologique, soit le deuxième facteur le plus important en terme d'émission, nous avons investi beaucoup d'effort en recherche et développement » renchérit, Mme Maltais.

Source : Danone

mardi 7 décembre 2010

Plastique : alerte aux toxiques

Aujourd’hui le plastique est en accusation : baisse de la fertilité, malformations génitales, puberté précoce, cancers, obésité, troubles du comportement et même retards de développement chez l’enfant. En France, l’utilisation de Bisphénol A dans la fabrication des biberons est interdite depuis six mois… Mais si ce composant est dangereux pour la santé pourquoi ne pas étendre l’interdiction à tous les emballages alimentaires ?
 
Des études américaines et canadiennes ont détecté du plastique dans les urines d’environ 90 % de la population ! Mais aucune étude de ce type n’a encore été menée en France. Pollution de notre corps et de la planète. Du plastique disséminé, sur les plages, au fond des rivières, dans l’estomac des oiseaux, l’intestin des tortues... Quelle est la réalité du recyclage du plastique ? Aujourd’hui la France est à la traîne avec seulement 22 % des emballages plastiques recyclés. Faut-il bannir le plastique de notre quotidien ? L’équipe de Pièces à conviction a enquêté dans un monde où les enjeux industriels priment parfois sur la santé et l’environnement. Les journalistes se sont également soumis à un test en laboratoire dont les résultats seront révélés lors de l’émission.
 
Les reportages au sommaire de cette émission : 
  1. Le plastique : menace sur la santé, un reportage de Magali Serre et Khalid Aoutil.
  2. La face cachée du recyclage, un reportage de Paul Labrosse et Antoine Placier
  3. La planète malade du plastique, un reportage de Willy Gouville et Denis Bassompierre
Pour voir l’intégrale de l’émission, cliquez ici

dimanche 19 septembre 2010

Plastique, l'ennemi intime : VERS DES BIOPLASTIQUES ?

Il existe plusieurs solutions alternatives à l'universel plastique. Beaucoup d'écologistes et d'associations appellent au retour du verre pour l'emballage des aliments et des produits pour bébés, au remplacement des innombrables sacs en plastique par des sacs en papier recyclable et recyclé.

Mais, surtout, le plastique biodégradable, fabriqué à partir de ressources renouvelables (maïs, pomme de terre, patate douce, blé, canne à sucre, etc.) ou de pétrole, semble constituer la solution de rechange à l'indestructible matériel.

Ne nous réjouissons pas trop vite, même si la filière du nouveau plastique et son marché connaissent une expansion lente – estimée à 1 million de tonnes en 2011 – quoique prometteuse. Coca Cola, par exemple, a annoncé son intention de produire 30% de ses bouteilles en plastique à partir de matières végétales. Mais le bioplastique rencontre déjà de sérieuses difficultés : où trouver les terres pour produire la monoculture permettant sa fabrication en masse ?

Opposera-t-on les quantités d'eau, importantes, nécessaires à sa fabrication à celles utilisées pour la production vivrière ou le bétail ? L'énergie grise perdue dans les transports des céréales ne va-t-elle pas être colossale et polluante ?

Quant au bioplastique à base de pétrole, s'il ne veut pas devenir un gadget de l'industrie chimique, il doit être dégradable à 90 % pour mériter le label bio. Toutes ces questions demeurent ouvertes, et y répondre prendra du temps. Mais, à l'époque du grand vortex d'ordures et de l'effondrement de la spermatogenèse, existe-t-il d'autre solution que produire des biens recyclables, sains et biodégradables ? Et espérer vivre demain dans un monde… durable ?

Vous pouvez lire l’intégralité du dossier sur LeMonde.fr

Plastique, l'ennemi intime : PLASTIFICATION DU MONDE

Que répondent les industriels du plastique à de telles critiques ? Ils vous renvoient à leur communication, très bien faite et n'évitant pas les questions dérangeantes. D'abord, expliquent-ils, eux utilisent les hydrocarbures pour faire des produits utiles, pratiques, bon marché qui facilitent la vie quotidienne des gens – cela dit, en bout de chaîne, il faut bien les brûler ou s'en débarrasser.

Ensuite, ils ne sont responsables ni de l'incurie de certains citoyens et des industriels – qui jettent n'importe où leurs ordures ou ne les trient pas –, ni d'un recyclage insuffisant ou défectueux par les services publics, ni du suremballage par les marques. Ils n'ont pas tort.

Nous participons tous, producteurs et consommateurs, à la plastification du monde. Quant aux dangers médicaux associés à la migration du BPA et des phtalates dans le corps, les industriels mettent en avant des études qui les minimisent, menées par des scientifiques… ayant travaillé pour eux.

Or, depuis des années, ces études ont été contredites par de très nombreuses recherches indépendantes, ou menées par des sociétés médicales reconnues en Europe comme aux Etats-Unis. De son côté, le neurobiologiste Frederick vom Saal, de l'université du Missouri-Columbia, avance que l'industrie du plastique se comporte comme hier les cigarettiers : "Distorsion, mensonge, tentatives de discrédit."

Il affirme qu'ils ont tenté de l'acheter pour qu'il renonce à publier ses premiers travaux sur le bisphénol A. Il reste, comme le font remarquer les industriels, que nous n'allons pas supprimer l'usage des produits chimiques dans les emballages comme dans quantité d'objets utiles en plastique ou en matériel composite.

L'évaluation des risques doit être faite, des normes doivent être établies. C'est dans cette perspective que l'Union européenne (UE) a adopté, en 2005, à l'initiative des ministres de l'environnement, le système Reach (Règlement sur l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques), obligeant les industriels à prouver l'innocuité de tout produit mis sur le marché.

"No data, no market", décrète Reach ("pas de renseignement sur les risques, pas de mise en vente"). Depuis, l'industrie chimique dénonce les bureaucrates de Bruxelles, brandit le spectre du chômage, si bien que Greenpeace a publié, en 2006, une étude intitulée "Lobby toxique. Ou comment l'industrie chimique essaie de tuer Reach".

La Suédoise Margot Wallström, commissaire européenne à l'environnement de l'Union jusqu'en 2004, déclare dans le film Plastic Planet : "Les industriels ont longtemps espéré faire échec à toute la réglementation." Une musique connue, non ?

Vous pouvez lire l’intégralité du dossier sur LeMonde.fr


Plastique, l'ennemi intime : BISPHÉNOL A, PHTALATES ET SPERMATOGÉNÈSE

Sur Terre, nous produisons 260 millions de tonnes de plastique par an, ce qui correspond à 30 kg par habitant – pour une matière si légère, cela équivaut à 85 paires de chaussures de jogging, 2 000 brosses à dents ou 6 000 sacs d'emballage.

Prenez le bisphénol A, ou BPA, une molécule facilitant la plastification, utilisée dans les tétines et les biberons. Un groupe de 38 experts américains, dont l'étude a été confirmée par soixante autres travaux, a montré que le BPA migre dans le lait, puis dans la thyroïde et les organes sexuels des bébés.

Sont encore incriminés les phtalates, des additifs qui rendent le plastique souple et flexible, très présents dans tous les objets en PVC : eux aussi se déplacent dans le corps, affectent les organes de reproduction, surtout chez les petits. Leur présence dans la fabrication des jouets a été prohibée par un décret du 9 novembre 2006.

Certains d'entre eux, comme le DHEP, ne doivent plus être utilisés dans aucun cosmétique, car ils peuvent endommager le fœtus et réduire la fertilité.

Des études répétées montrent que BPA et phtalates, libérés progressivement lorsque le plastique est chauffé ou fréquemment lavé avec des détergents, agissent comme des perturbateurs du système hormonal et endocrinien, pénètrent les testicules et réduisent la spermatogenèse.

Depuis plusieurs années, nombre de recherches médicales internationales, comme celles de la Société internationale d'endocrinologie, tendent à établir que l'accumulation des additifs du plastique, des composés volatiles des peintures et des parabens, les conservateurs contenus dans les cosmétiques, participent à la baisse massive de la fertilité chez les Occidentaux. Jusqu'à moins 40 % du nombre de spermatozoïdes chez certains hommes en vingt ans. Des études sanitaires associent BPA et phtalates au développement de l'obésité et du diabète.

Autrement dit, si nous voulons survivre au post-modernisme, nous devons entrer dans l'âge du principe de précaution.

Vous pouvez lire l’intégralité du dossier sur LeMonde.fr

Plastique, l'ennemi intime : "SIXIÈME CONTINENT"

Si les océans et les mers ont toujours été une poubelle de choix pour les hommes – selon l'ONG Oceana, on y jette 675 tonnes d'ordures chaque heure –, leurs eaux et les algues finissaient par dégrader et annihiler les détritus. Mais pas le plastique. Aujourd'hui, la grande zone de détritus du Pacifique est estimée à la taille de l'Etat du Texas, voire de l'Europe centrale – d'où son surnom : le "sixième continent".

Il faut savoir que les Américains consomment 2,5 millions de bouteilles en plastique par heure et 25 milliards de tasses à café en polystyrène par an. Chaque année, ils produisent 6,8 millions de tonnes de plastique. Sur cette masse considérable, seules 450 000 tonnes sont recyclées ou incinérées.

Vous pouvez lire l’intégralité du dossier sur LeMonde.fr


Plastique : l'ennemi intime

Un excellent dossier sur les plastiques publié dans le quotidien français LeMonde. Je partage avec vous quelques passages : inquiétant, alarmant, effrayant, préoccupant…et aussi les solutions alternatives aux plastiques tels que le papier et les bioplastiques.

Vous pouvez lire l’intégralité du dossier sur LeMonde.fr


jeudi 29 juillet 2010

Phtalates dans les emballages : Le Nutella pourrait vous rendre stérile

J’avoue être un amateur invétéré de Nutella, j’en mange tous les jours. Mais cette nouvelle a de quoi inquiéter. Mais qu’attend donc Ferrero pour changer son emballage?


Dans un reportage diffusé, ce mardi, sur Arte, on apprend que le Nutella contient du PEHP, le phtalate le plus dangereux. La substance migre, à chaque fois, de l'emballage dans le produit, affirme dans ce documentaire le Dr Marike Kolossa-Gehring, toxicologue à l'Office fédéral allemand de l'environnement, responsable d'une étude sur le sujet.Lors de ces analyses, une forte concentration de DEHP, le phtalate considéré comme le plus dangereux, a été détecté dans les tartines de Nutella.

Une présence confirmée par le producteur même de cette pâte à tartiner, mais en "quantité inoffensive", affirme Ferrero. Il faudrait, selon le groupe italien, manger des quantités énormes de Nutella pour que des risques de stérilité apparaissent.

Les experts sont unanimes : les phtalates agissent comme un leurre hormonal et provoquent principalement des dérèglements hormonaux. La stérilité chez les hommes en est un exemple (il y a de plus en plus de cas en Europe). Ce "poison" agit même avant la naissance, chez la femme enceinte, nous dit-on.

En 2008, des chercheurs de l’Inserm ont ainsi démontré expérimentalement, en reproduisant in vitro le développement d’un testicule, que les phtalates étaient «délétères pour la mise en place du potentiel reproducteur masculin dans l’espèce humaine». Dans les pays industrialisés, on estime actuellement qu’un homme produit deux fois moins de spermatozoïdes que son grand-père n’en produisait au même âge.

La législation européenne interdit l’utilisation des phtalates dans les jouets depuis janvier 2007, à la suite de leur classification comme «toxiques pour la reproduction» par la Commission européenne. En France, la députée UMP Valérie Boyer a déposé début juillet une proposition de loi visant à interdire les phtalates à l’hôpital: les dispositifs médicaux à destination des femmes enceintes, des prématurés, des nourrissons et des enfants pourraient être débarrassés de ces produits chimiques.

Une autre étude menée par l'Office fédéral de l'environnement montre également le danger que cela représente chez les jeunes enfants. Sur 600 enfants examinés, 100% d'entre eux présentaient des traces de phtalates dont cinq importants. Chez 20% d'entre eux, cette présence était en "quantité critique", autrement dit toxique.

Notons que le Nutella n'est pas le seul produit dans lequel on retrouve ces phtalates, on en retrouve dans certains paquets de bonbons, dans les bouteilles de coca-cola et même dans certains laits bios. Mais ce sont aussi et surtout les produits venant d'Asie qui sont pointés du doigt.

Sources: RTBF - 20 minutes

lundi 12 juillet 2010

L’emballage souffre d’un déficit d’image

Premium Beauty News - Le problème de l’emballage c’est d’abord un déficit d’image ? Les problèmes environnementaux effacent les avantages en termes de protection et de conservation des produits ?

Michel Fontaine, nouveau Président du Conseil National de l’Emballage - C’est tout le problème, précisément. Et c’est sans doute là où le rôle du Conseil National de l’Emballage prend tout son sens. C’est, depuis le départ, sa vocation. Mes prédécesseurs ont fait un travail remarquable d’analyse technique et de rapports des différents enjeux, en particulier en matière de prévention et de réduction à la source. À partir de là, il faut repartir à la conquête du consommateur en équilibrant l’image négative des déchets d’emballages par les multiples qualités et avantages des emballages avant et pendant la consommation. Il faut aussi expliquer la « durabilité » des emballages et les efforts continus de l’ensemble de la filière pour l’améliorer sans cesse. Enfin, il faut inscrire cette démarche dans une vision européenne car les problèmes et les acteurs sont majoritairement européens.

Premium Beauty News - Car il y a toujours autant d’idées fausses concernant l’emballage ?

Michel Fontaine - C’est vrai que la profession dans son ensemble accuse un certain déficit d’image auprès du grand public. Sait-on suffisamment que le plastique dans l’emballage ne représente que 1,5 % de notre consommation de pétrole ! Sait-on que les sinistrés du tremblement de terre en Haïti ont été en grande partie sauvés par l’apport massif d’eau minérale conditionnée en bouteilles plastiques ?

Lire ici l’intégrale de l’entrevue

jeudi 3 juin 2010

Bioplastics News: Growth and future Market


The bioplastics sector, consisting of plastics that either biodegrade or have bio-based components, surged last year despite the economic downturn, according to an industry press release.

European Bioplastics, which represents European manufacturers, released the results of a survey of its members asking what sort of growth they experienced last year and what their expectations are for 2011. According to the survey, 47 percent of companies saw an increase in sales, with only 10 percent seeing sales decline last year. Some companies saw sales growth of more than 5 percent last year. Two thirds of the companies surveyed plan to increase investment next year, and 60 percent expected good to excellent results in the coming year.

According to European Bioplastics, bioplastics are being used with increasing frequency in durable products, including cell phone housing and car parts. The organization cited increasing demand for climate protection and reduced consumption of fossil fuels as drivers for the industry.

Despite recent growth, however, bioplastics still represent only 1 percent of the plastics market. The organization called for increased incentives in order to grow the market beyond its niche.

The future of compostable packaging for QSRs

Quick-service restaurants with Seattle locations are well aware the city's "foam ban" goes fully into effect July 1. That means throw-away packaging can no longer be made of expanded polystyrene and must be either recyclable or compostable.

While more QSRs are weighing eco-friendly packaging options, moving to a compostable lineup means overcoming a number of hurdles, Elmore said. Most brands are deterred by the cost. Although prices have come down in recent years, compostable packaging still costs more than traditional packaging.
La société Vegetal & Mineral Water va démarrer dans les prochains jours sa production de bouteilles en PLA (acide polyactique), extrait de l’amidon de maïs non transgénique, à Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne).
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« Nous disposons de trois lignes de production, qui ont mobilisé un investissement de 1 million d’euros, dédiées respectivement aux eaux plates, aux eaux gazeuses et à diverses boissons. Par exemple nous sommes en contact avec des producteurs de jus de fruits bio », explique le dirigeant qui a élaboré ses bouteilles en bioplastique recyclable et intégralement compostables avec le concours du laboratoire d’étude des matériaux polymères d’emballage (LEMPE) de l’Université de Reims et de l’Ecole supérieure d’ingénieurs emballage et conditionnement (ESIEC), également à Reims.

Pour répondre aux contraintes (résistance à la pression et étanchéité) liées à l’embouteillage de boissons gazeuses, et renforcer l’effet barrière du PLA, l’entreprise utilise, alternativement ou simultanément, plusieurs process comme l’introduction de nanoparticules – notamment d’argile – ou le traitement plasma.

POLYSOLE: SOLEGEAR Bioplastics Inc.

After four years of intensive Research and Development, involving chemical engineers and scientists from around the world, SOLEGEAR Bioplastics Inc. is announcing the market readiness of POLYSOLE®.

POLYSOLE® is a 100% natural bioplastic that can biodegrade within weeks after disposal. While plastic bags, food packaging and cup liners are a huge step in the right direction, POLYSOLE® is an ENGINEERED, HIGH PERFORMANCE plastic designed for use in the automotive, electronics, pharmaceutical and consumer goods industries.
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lundi 17 mai 2010

Emballage du vin : Le verre meilleur que le plastique

L’Institut des sciences de la vigne et du vin (ISVV), le plus grand centre de recherche et développement sur la vigne et le vin en Europe, vient de publier les résultats mi-parcours d’une étude à l'initiative de l'ISVV, financée par le fabricant de bouteilles Owens-Illinois.
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L’objectif de cette étude était de comparer les caractéristiques organoleptiques du vin dans les différents contenants sur une période de 2 ans :
  • Bouteille en verre
  • Bouteille en PET Mono
  • Bouteille en PET Multi
  • Bag-in-box®
L’étude montre globalement une meilleure conservation des vins au fil du temps dans les bouteilles de verre, tant du point de vue des analyses chimiques (entrée d’O2, pertes en CO2 et en SO2), de la couleur des vins ou de la dégustation. Les résultats scientifiques semblent plus probants sur les vins blancs (oxydation marquée dans le plastique) que sur les vins rouges, tandis que la dégustation organisée lors de la présentation de l’étude pouvait sembler plus probante sur les vins rouges (meilleur volume du fruit dans la bouteille en verre) .
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Vous pouvez consulter ici les résultats détaillés de l’étude à 12 mois.
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lundi 26 avril 2010

The Promise And Pitfalls of Bioplastic

Regular, petroleum-based plastic doesn't biodegrade. But this year's crop of Earth Day — inspired ads shows plant-based plastics doing just that: an empty SunChips bag fading into the soil, a Paper Mate pen dissolving underground. Although the visuals suggest that these items simply disintegrate (Goodbye, landfill!), the reality is more complicated. Take the SunChips bag. It needs to go in a compost bin; the packaging is clear about that. Likewise, Paper Mate notes that the pen's outer casing will break down if buried in a backyard but that its innards should go in the garbage. Forget to separate them, and the outer part won't biodegrade in a landfill.

Bioplastics could be really good for the environment — the manufacturing process produces fewer greenhouse-gas emissions than that for petroleum-based plastics, and these biomaterials don't contain an allegedly hormone-disrupting chemical, bisphenol A (BPA), that some regular plastics do. But is society green enough to use bioplastics? Many of us still don't recycle all our bottles and cans, and now companies are expecting us to start composting?

Breaking our petroleum addiction won't be easy. But the more pain we feel at the pump — gas prices are expected to go back up to $3 a gal. (80¢ per L) this summer — the more we'll be willing to adapt. For now, many SunChips purchasers are complaining not about the lack of industrial composting sites but about how much noise the new bag makes. "I tried to sneak some SunChips at night, and I woke my wife up," says Bob O'Connell, a compliance officer in New Port Richey, Fla. "That's how loud the bag is." Ah, priorities. For many, green still takes a backseat to convenience.

Read full article
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dimanche 31 janvier 2010

La malédiction du plastique

Je partage avec vous ce reportage passionnant diffusé sur Arte.

Comment faire face à la menace écologique que font peser les déchets plastiques ? Un tour du monde à la fois loufoque et très documenté.

Villes et campagnes, montagnes et déserts, rivières et fonds sous-marins : les déchets de plastique ont tout envahi. Alors que ce matériau n'existe que depuis un siècle, il polluera encore notre environnement dans plusieurs milliers d'années. Le constat est alarmant, mais une prise de conscience commence à se faire à l'échelle mondiale. Non seulement il importe de fabriquer moins d'objets, contenants et emballages en plastique, mais leur recyclage pourrait être amélioré. Des entreprises proposent désormais des solutions alternatives. Les stylistes s'y mettent et proposent des éléments de décoration, des robes et des accessoires en plastique recyclé ! Il serait aussi possible de fabriquer des matériaux ayant les mêmes vertus que le plastique mais biodégradables, en utilisant des végétaux. Du bioplastique, en quelque sorte. Un passionnant périple où alternent images choc (le garbage patch dans l'océan Pacifique, les décharges indiennes à ciel ouvert, les plages de Hawaii...) et paroles d'experts.

Vous pouvez visualiser ce documentaire poignant en 4 parties : ici, ici, ici et là
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mercredi 18 mars 2009

Une bouteille de vin écolo en plastique

Via Le Monde


A première vue, rien ne distingue cette bouteille de vin d'une autre. La Maison Joseph Mellot, installée à Sancerre depuis François Ier, a adopté le plastique (PET) au lieu du verre pour le conditionnement de sa cuvée Destinéa (cépage sauvignon) à destination de l'Europe du Nord, où l'on est attentif à la protection de l'environnement. Le PET ou polyéthylène téréphtalate permet d'obtenir une bouteille qui pèse dix fois moins qu'une bouteille classique : 54 grammes, contre 500 grammes minimum. Ses atouts : 68 % d'économie de CO2 (bilan carbone) avant l'embouteillage en raison d'un moindre besoin d'énergie pour la fabrication, réduction de la consommation de carburant pour le transport, aucune casse possible, qualité environnementale (100 % recyclable) et, bien entendu, aucune incidence sur le goût et l'évolution du vin, car la bouteille protège le breuvage des UV et est en plus hermétique à l'oxygène.
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lundi 26 janvier 2009

Le mariage du carton et du plastique, pour le meilleur de l’environnement

Le mariage du carton et du plastique n’est pas nouveau, le plus bel exemple étant la caisse outre (ou Bag-In-Box). La combinaison de ces deux matériaux allie la rigidité (par le carton) à l’aptitude au contact alimentaire (par le film plastique). Cette association permet d’utiliser des films beaucoup plus fins et donc d’économiser de la matière. D’où l’intérêt, sur le plan environnemental, suscité par ce concept dont le champ des applications tend à s’étendre vers les emballages individuels. Au prochain salon CFIA, les visiteurs pourront découvrir, notamment, les deux emballages suivants :

Le concept Optimum Pack, lancé fin 2008 par CGL Pack (breveté) et candidat aux Trophées de l’innovation

Cet emballage rigide se veut «une solution minimaliste» comparée aux solutions traditionnelles du marché, notamment la barquette insérée dans un fourreau carton (sur-emballage marketing). Selon CGL Pack, la combinaison des deux matériaux permet de diviser par deux l’impact environnemental, en réduisant la quantité de matériau plastique.

Cet emballage est destiné à conditionner tout type de produits, notamment agroalimentaires solides. Aucun point de colle n’est nécessaire entre le carton et le plastique: les deux parties s’imbriquent solidement, l’une dans l’autre.

Le nouvel emballage mixte Destocup, lancé au CFIA 2009 par Plastic Force

Plastic Force est une société implantée en Belgique et en France, et spécialisée dans les emballages plastiques thermoformés et injectés (PS, PP, APET, PLA). Cet emballage se compose d’un pot plastique thermoformé très fin (rond, ovale, carré…) qui est entouré d’un carton résistant. Cette combinaison permet d’obtenir un emballage rigide tout en étant très léger. Pour le recyclage, les deux matériaux se séparent très facilement. Autres avantages : le pot s’opercule sans problème et le carton autorise une diversité d’impression : offset, héliogravure, flexographie.

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vendredi 26 décembre 2008

Québec : Attention aux sacs non récupérables !


En conférence de presse, le maire de la Ville de Rimouski, M. Éric Forest, le préfet de la MRC de Rimouski-Neigette, M. Gilbert Pigeon, et le directeur des opérations de l'entreprise Récupération de la Péninsule inc., M. Stéphane Gauthier, ont fait état d'une importante problématique reliée à la présence de sacs non recyclables dans les matières récupérées. Depuis quelque temps, de nouveaux types de sacs ont fait leur apparition dans plusieurs commerces de la région. Les sacs identifiés par les mots OXOBIODÉGRADABLE, OXODÉGRADABLE, BIODÉGRADABLE OU COMPOSTABLE NE SONT PAS RÉCUPÉRABLES ET DOIVENT ÊTRE JETÉS DANS LE BAC À DÉCHETS SEULEMENT.

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vendredi 12 décembre 2008

France : La taxation des sacs plastique définitivement enterrée

Les députés français ont sonné jeudi le glas de la taxation des sacs en plastique non biodégradables malgré une nouvelle - et vaine - tentative du centriste Charles de Courson de relancer ce dossier.

Soutenu par quelques élus UMP et socialistes, le député du Nouveau centre avait à nouveau déposé un amendement en ce sens adopté par la commission des Finances de l'Assemblée nationale dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances rectificative ("collectif budgétaire") pour 2008. Il proposait d'instaurer une taxe de 0,12 euro sur chaque "sac en matière plastique à bretelle présenté en rouleau ou en liasse" afin de protéger l'environnement. Mais le ministre du Budget, Eric Woerth, s'y est opposé. "Il faut laisser à la profession le temps de faire le ménage", a-t-il déclaré. "Les grandes surfaces ont déjà beaucoup réduit la distribution de sacs en plastique."

Charles de Courson expliquait dans son texte que cette taxe avait pour objet "d'encourager le développement des sacs renouvelables et biodégradables, plus appropriés au regard des objectifs de protection de l'environnement". Il avait déjà déposé un amendement identique en octobre dans le cadre du projet de loi de finances pour 2009. L'amendement avait été adopté par la commission des Finances mais avait été rejeté en séance à la demande du gouvernement. Le Sénat avait adopté mardi un amendement identique en commission puis en séance. Mais le gouvernement avait demandé un second vote et l'avait finalement fait rejeter.

BILAN ÉCOLOGIQUE CONTESTÉ

L'initiative avait agacé la grande distribution, qui s'est insurgée contre une nouvelle taxation du consommateur. Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution, avait rappelé que les grandes enseignes de la distribution étaient engagées depuis quatre ans dans une vaste opération pour réduire la distribution des sacs en plastique aux caisses, qui a permis selon lui une réduction de l'ordre de 80%.

Pour lui, l'amendement de Charles de Courson était le résultat d'un "lobbying" de ceux qui veulent défendre la solution des sacs biodégradables fabriqués à partir de produits alimentaires, dont le bilan écologique serait contestable.
Le Centre national d'information indépendante sur les déchets (CNIID) souligne pour sa part que la fabrication de ces bioplastiques pose le même problème que les biocarburants : comme ils sont fabriqués à partir de produits agricoles, leur production entre en compétition avec les aliments.

Le CNIID recommande l'interdiction pure et simple des sacs plastique et le développement de solutions alternatives comme les sacs en papier ou en tissu, comme cela existe déjà dans de nombreux pays, dont les Etats-Unis.

L'association française pour le développement des bioplastiques a fait valoir de son côté que les bioplastiques "ont fait la preuve de leur intérêt environnemental, notamment dans le cadre des sacs de caisse et des sacs fruits et légumes".
Un sac plastique met en moyenne 400 ans à se dégrader.

Source
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