lundi 10 novembre 2014

Bannir le « biodégradable »…!

Généralement, le terme biodégradable est perçu de façon positive par le consommateur, qui trop souvent considère que ce qui est biodégradable peut magiquement disparaître. Il faut rappeler que tout est potentiellement biodégradable; ce n’est qu’une question de temps.

Derrière la terminologie biodégradable se cache parfois une tentative à peine éhontée de «Greenwashing». De surcroît, mettre l’accent sur la biodégradabilité d’un plastique auprès des consommateurs peut comporter un effet pervers et faire augmenter les risques de cas d’abandons sauvages.

Au lieu d’insister sur l’aspect biodégradable, il serait préférable de promouvoir le compostable. Rappelons que si un plastique est compostable, il est forcément biodégradable, mais la réciproque n’est pas vraie. De plus en utilisant le terme compostable, cela ne laisse plus la place à l’ambigüité : le consommateur est d’emblée informé de ce qu’il devra en faire à la fin de son cycle de vie, c'est-à-dire le destiner au compostage. En revanche, que doit faire le consommateur d’un produit prétendument «biodégradable» au terme de sa vie utile? La confusion règne.


En conclusion, il ne faudrait pas laisser croire au consommateur que tous ces matériaux qui s’arrogent le préfixe «Bio» ne posent aucun problème en matière de déchets et pourraient magiquement disparaitre de notre environnement. Il s’avère impératif de mieux informer les consommateurs. Il ne faudrait pas qu’ils leur attribuent des vertus miraculeuses qui les déresponsabiliseraient d’une gestion plus éco-responsable des matières résiduelles commençant par une Réduction à la source, la Réutilisation et le Recyclage. Enfin, le compostable n’a vraiment de valeur ajoutée environnementale que lorsqu’il n’est pas possible d’envisager les 3R.

mercredi 5 novembre 2014

Sacs plastiques : cause environnementale dérisoire ?

Depuis plusieurs années, un peu partout dans le monde, les sacs en plastiques sont mis à l’index, accusés d’être un terrible fléau environnemental dont le symbole ultime est le terrible 6ème continent formé par un vortex de déchets essentiellement plastiques flottant au centre du Pacifique.



Chez nous, au Québec, il paraîtrait que la taxe de 5 cent a porté ses fruits et que les consommateurs seraient de plus en plus nombreux à utiliser les sacs réutilisables. Et tout le monde s’en félicite. Mais est-ce vraiment un geste vert dont on doit s’enorgueillir quand on sait que… ?

  1. Le souci environnemental c'est moins le sac en lui-même que le comportement inconsidéré de certains consommateurs qui  jettent les sacs n'importe où.
  2. Les sacs représenteraient seulement 1 % des matières envoyées aux sites d’enfouissement dans lesquels le problème n’est pas le plastique inerte mais les matières putrescibles.
  3. L’une des alternatives qu’on nous propose, le sac biodégradable ne fait toujours pas la preuve de sa valeur ajoutée ni de son innocuité environnementale. Pire, les centres de tri, les accusent de contaminer la chaîne du recyclage et nous demande de les jeter aux rebus, bref de les destiner à l’enfouissement.
  4. Encourager l’usage du sac réutilisable est une politique de petits-pas qui ne cause pas de débat politique risqué, et qui contente ceux qui veulent se donner bonne conscience… c’est peut être bien, mais c’est trop peu, surtout pour les entreprises de la distribution qui souhaitent développer une image éco-responsable. On parlera de véritables efforts lorsque l’éco-conception sera généralisée.



Le sac plastique c’est un peu un non problème pour lequel on a trouvé une solution

lundi 3 novembre 2014

Innovation: think big, act small, fail fast and learn rapidly

No fast, simple method to great innovation. Innovation is a discipline or competency which must be developed. There is no instant innovation, no just add water innovation that will create real value.

dimanche 2 novembre 2014

Sustainability and Functionality at the Heart of Packaging Innovation


  1. In the near future the role of packaging will change, we will see packaging as a resource rather than a resource waster 
  2. Keeping the molecule in play will gain momentum (recyclability) 
  3. Bio-based packaging materials will grow, but not necessarily biodegradable. 
  4. Bright Future for Stand-Up Pouches: Standing for protection, Standing for communication, Standing for convenience, Standing for sustainability 
  5. Increasing health and environmental awareness, rising food prices and food safety concerns and improved purchasing power will drive growth in the smart packaging market. 

vendredi 31 octobre 2014

One-Third of Food Is Lost or Wasted: What Can Be Done

At 2.8 trillion pounds, that's enough sustenance to feed three billion people. In the United States, the waste is even more egregious: More than 30 percent of our food, valued at $162 billion annually, isn't eaten. Pile all that food on a football field and the layers would form a putrefying casserole miles high.




Fenugreen Freshpaper: keep produce fresh for 2-4 times longer

An innovative and active “dryer sheet of paper” made from edible organic extracts (Impregnated with organic spices) that can be placed under the produce where it’s stored.

Inhibit the growth of bacteria, fungi and the like, making the food last longer: keep produce fresh for 2-4 times longer than normal 

It’s biodegradable and can be composted or recycled. 

As long as the sheet emits a maple-like odor that means it’s active. After about two or three weeks, the smell will fade and the sheet should be replaced.

jeudi 20 février 2014

Pakbec…The end…La fin…

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Après avoir partagé avec vous pendant 6 ans les dernières innovations et de tendances en matière d’emballage, je décide de faire le saut vers une autre plateforme de partage qui est LinkedIn.
Désormais, je publierai directement  des articles sur mon profil LinkedIn

Pour être honnête, c’est à la fois par commodité et surtout par manque de temps en raison de mes responsabilités familiales et professionnelles.

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After 6 years sharing with you packaging trends and innovation, I decided to make the jump to another platform. I will be publishing my articles directly on my LinkedIn profile.

I have to admit that I’m lacking time due to family and professional responsibilities

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lundi 27 janvier 2014

“Inflation masquée”: Moins dans l’emballage au même prix

Ci-dessous ma réaction au dernier rapport d’Option consommateurs intitulé Le sous-dimensionnement : tendances etencadrement au Canada et à l’étranger.

L’industrie agro-alimentaire est fortement touchée par l’augmentation des prix des denrées alimentaires (sucre, farine et lait surtout), à laquelle s’ajoute l’augmentation du prix de l’emballage, lui-même, tiré à la hausse par l’explosion des cours du pétrole. 

Depuis toujours les manufacturiers doivent trouver la juste équation entre, d’une part le prix de leur produit, leurs profits, l’emballage et, d’autre part, les aléas du marché comme l’augmentation des prix de la matière première, et une compétition de plus en plus féroce. Pour rester concurrentiels et plutôt que d’opter pour une augmentation des prix de leurs produits, plusieurs marques ont trouvé une solution miracle : procéder à une belle cure d’amaigrissement de l’emballage et tant qu’à faire du contenu. Si la taille de l’emballage diminue, et si le contenu est réduit, le prix reste toutefois le même; c’est ce qu’on appelle le «downsizing». Le plus souvent, le consommateur ne s’en aperçoit pas car cela se dissimule derrière un nouveau design plus moderne et plus alléchant. 

Ce phénomène a toujours existé, mais les compagnies sont de plus en plus nombreuses à le pratiquer. Depuis l’automne 2008, on assiste à une recrudescence de cette pratique qui s’est largement accentuée en raison de la crise. Selon plusieurs études de marché, près de 30% des biens emballés, et pas seulement des produits alimentaires seraient concernés par une réduction de taille (poids/volume).

Il est pourtant certain qu’il serait plus rentable pour les entreprises de communiquer sur ce « grignotage de contenu » et de l’expliquer au grand public, plutôt que de le passer en douce. Cela pourrait en effet affecter l’image de la marque. Le consommateur fidèle pourrait en effet se sentir berner et finir par bouder celle-ci. En la matière, comme dans d’autres domaines, la transparence a ses vertus. Par ailleurs, cela pourrait être l’occasion pour les manufacturiers de communiquer sur la dimension environnementale d’une telle démarche de « Shrinking ». En effet, la plupart du temps, réduire l’emballage à la source peut être l’occasion de diminuer grandement l’impact environnemental du produit.


Vous pouvez consulter ici le dossier sur le phénomène du «downsizing»

vendredi 24 janvier 2014

Comment développer une culture de l'innovation ?

Je partage avec trois citations que je retiens de l’article : Comment développer une culture de l'innovation? paru dans Lesechos.fr


Une innovation est souvent une coconstruction pluridisciplinaire qui implique de ne pas raisonner en ergotages d'experts, mais en combinant les apports parfois incongrus ou contre nature. Et ceci implique de savoir composer avec les ego de chacun, les enjeux de carrières, les territoires et précarrés afin de développer les leviers d'une Intelligence Coopérative sachant concilier les différences et transcender les conflits.

Pour optimiser l'innovation dans nos entreprises, il devient alors essentiel d'installer une culture d'innovation, ce qui signifie faire évoluer l'existante, composer avec ses atouts et transformer ses paradoxes.

La culture d'entreprise constitue en quelque sorte l'humus qui permet aux graines semées (idées, projets) de se développer et de trouver en interne comme en externe les conditions de leur germination et de leur croissance.


dimanche 5 janvier 2014

Seven Strategy Questions: A Simple Approach for Better Execution

I've just finished reading "Seven Strategy Questions: A Simple Approach for Better Execution" by Robert Simons. This book is concise, inspiring, well written and contains execution approaches that are simple to use in daily business operations.

The author Robert Simons, a professor at Harvard Business School, states that three things in life are certain: (1) death, (2) taxes, and (3) the fact that today’s strategy won’t work tomorrow. 

Simons, argues that to stay ahead of the pack, you must translate your competitive strategy into day-to-day actions that will enable your company to win in the marketplace. This means channeling resources into the right efforts, striking a balance between innovation and control, and getting everyone pulling in the same direction. He asks seven questions which are supposed to create the necessary management dialogue.


By posing these provocative questions, you identify critical gaps in your strategy execution processes, focus on the most important choices you must make, and understand what's at stake in each one.

Simons writes, it's about "tightening your business thinking" and avoiding "unstated assumptions that, if poorly conceived, can sap your business of its energy and potential."