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Plus récemment sont apparus l’éco-conception et l’éco-design, fondés sur l’analyse du cycle de vie d’un produit, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à sa fin de vie en passant par son usage. Ils consistent à repenser les phases les plus consommatrices d’énergie ou les plus polluantes en modifiant le produit ou son mode de production.
Mais la vraie nouveauté, ce sont les biomatériaux et biopolymères. Une norme européenne distinguant les matériaux issus de ressources fossiles de ceux issus de ressources naturelles renouvelables stimule les innovations. Maïs, fécule de pomme de terre, chanvre et lin sont les plus utilisés dans l’emballage. Les biotechnologies permettent aussi de créer de nouveaux matériaux, mais les exigences liées à la protection des produits alimentaires multiplient les contraintes. "Le seul secteur de l’emballage n’est peut être pas assez puissant pour les surmonter, reconnaît Annette Freidinger, mais l’automobile travaille aussi sur le sujet, et plusieurs pôles de compétitivité s’y consacrent". Ce secteur pèse pourtant 22,7 milliards d’euros, emploie 110.000 salariés et place la France au quatrième rang mondial des exportateurs. Autre tendance de fond repérée cette année sur le salon, les machines plus économes en énergie, rejetant moins d’effluents, avec parfois un retour aux énergies mécaniques.
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