Généralement, le
terme biodégradable est perçu de façon positive par le consommateur, qui trop
souvent considère que ce qui est biodégradable peut magiquement disparaître. Il
faut rappeler que tout est potentiellement biodégradable; ce n’est qu’une
question de temps.
Derrière la
terminologie biodégradable se cache parfois une tentative à peine éhontée de
«Greenwashing». De surcroît, mettre l’accent sur la biodégradabilité d’un
plastique auprès des consommateurs peut comporter un effet pervers et faire
augmenter les risques de cas d’abandons sauvages.
Au lieu d’insister
sur l’aspect biodégradable, il serait préférable de promouvoir le compostable.
Rappelons que si un plastique est compostable, il est forcément biodégradable,
mais la réciproque n’est pas vraie. De plus en utilisant le terme compostable,
cela ne laisse plus la place à l’ambigüité : le consommateur est d’emblée
informé de ce qu’il devra en faire à la fin de son cycle de vie, c'est-à-dire
le destiner au compostage. En revanche, que doit faire le consommateur d’un
produit prétendument «biodégradable» au terme de sa vie utile? La confusion
règne.
En conclusion, il
ne faudrait pas laisser croire au consommateur que tous ces matériaux qui
s’arrogent le préfixe «Bio» ne posent aucun problème en matière de déchets et
pourraient magiquement disparaitre de notre environnement. Il s’avère impératif
de mieux informer les consommateurs. Il ne faudrait pas qu’ils leur attribuent
des vertus miraculeuses qui les déresponsabiliseraient d’une gestion plus
éco-responsable des matières résiduelles commençant par une Réduction à la
source, la Réutilisation et le Recyclage. Enfin, le compostable n’a vraiment de
valeur ajoutée environnementale que lorsqu’il n’est pas possible d’envisager
les 3R.
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