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mardi 9 avril 2013

Bisphénol A (BPA) et cancer : les preuves s'accumulent


Rarement – jamais peut-être – une agence de sécurité sanitaire aura rendu des conclusions aussi alarmantes sur un polluant à ce point omniprésent dans notre environnement quotidien. Au terme d'un travail de longue haleine ayant rassemblé les contributions d'une centaine de scientifiques, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a rendu public, mardi 9 avril, un avis sur le bisphénol A (BPA) singulièrement inquiétant pour les générations à venir.

De toutes les substances chimiques de synthèse capables d'interférer avec le système hormonal ("perturbateurs endocriniens"), le BPA est celle qui entre dans la composition du plus grand nombre d'objets (plastiques, conserves, canettes, amalgames dentaires, etc.) ; il imprègne l'ensemble de la population occidentale.

Selon l'agence française, "certaines situations d'exposition de la femme enceinte au BPA présentent un risque pour la glande mammaire de l'enfant à naître". En d'autres termes, les enfants exposées in utero à des taux de BPA rencontrés dans la population générale pourront avoir un risque accru de contracter un cancer du sein plus tard dans leur vie.



jeudi 6 octobre 2011

Thierry Varlet: «Il n'y a pas que les emballages»


Thierry Varlet gère Breiz Pack, un réseau d'industriels bretons de l'emballage. Il prend acte des études pointant les risques de dangerosité du bisphénol A.

Pourquoi les emballages alimentaires contiennent-ils du bisphénol A, des phtalates et autres huiles minérales? 

Le bisphénol A est présent dans de nombreux plastiques alimentaires. Tout comme les phtalates. Ces substances augmentent la souplesse et la fluidité d'un matériau qui serait sinon plus cassant. Les huiles minérales, elles, sont intégrées aux encres utilisées en impression sur les emballages. On sait aujourd'hui que ces huiles traversent les plastiques alimentaires et que la plupart des cartons issus du recyclage en contiennent. De même, on sait que le bisphénolA et les phtalates migrent du plastique aux aliments. Mais il ne faut pas prendre les industriels pour des irresponsables. Ces différentes substances sont utilisées dans les emballages en respect de la réglementation en vigueur actuellement. 


Justement, ça pourrait changer. Qu'y a-t-il de nouveau dans le rapport de l'Anses(*) publié la semaine dernière? 

Ce qui est nouveau, c'est que l'Anses affirme aujourd'hui la dangerosité du bisphénol A chez les femmes enceintes et les enfants avant trois ans et à la puberté. Le bisphénol A est un perturbateur hormonal qui peut notamment provoquer des cancers et modifier le développement des foetus. Jusqu'à présent, on faisait un lien entre la quantité et la nocivité. Donc, on utilisait de très faibles doses. Désormais, on sait grâce aux études de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique) que, même à faible dose, il y a des risques et que la période de la vie pendant laquelle on ingère la substance a beaucoup d'importance. 

Quelles conséquences aurait une interdiction du bisphénol Apour les fabricants d'emballages? 


Il semble que certains industriels de la pétrochimie aient déjà des produits de substitution. En tout cas, je remarque que l'industrie de l'emballage est le seul secteur où on va chercher ce genre de détail. Car les substances remises en cause, vous en avez dans les meubles, les sacs, les textiles, les lunettes, les téléphones portables, etc. Et dans la plupart des jouets que l'on importe massivement de Chine. 

Peut-on imaginer demain un emballage respectueux de l'homme et de l'environnement?


D'ici à cinq, dix ou quinze ans, on aura avancé vers des composants issus de ressources renouvelables dont l'impact sera minimisé au maximum. On devrait être en capacité de fabriquer localement avec des ressources locales, comme les fibres végétales, des emballages pour des produits qui seront vendus localement dans des sortes de «circuits courts». On trouvera un bon compromis entre le tout pétrole et le tout bio. On n'aura pas besoin que la durée de vie des aliments soit de quinze jours. Les performances demandées seront moindres. 

Source

mardi 27 septembre 2011

Bisphénol A: le remplacer là où c'est possible, et sans tarder


Il est urgent d'agir : l'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) juge nécessaire de remplacer "sans tarder" le bisphénol A (BPA), dont la toxicité est avérée pour l'animal et suspectée pour l'homme, en priorité dans les matériaux au contact des aliments.

L'Agence a procédé à une analyse exhaustive de la littérature scientifique et des expertises sur le BPA, un produit associant phénol et acétone, décrié depuis plusieurs années et utilisé pour la fabrication de très nombreux plastiques.

On le trouve, selon l'Anses, dans "près d'une soixantaine de secteurs d'activité" : conditionnements d'aliments et boissons, jouets et articles de puériculture, tickets de caisse des supermarchés et matériel médical. Sa consommation est "en augmentation régulière".

L'Agence a publié mardi deux rapports préliminaires, l'un sur les effets sanitaires du bisphénol A, l'autre sur ses usages.

dimanche 1 mai 2011

Chemicals in food packaging linked to breathing problems in babies

A gender-bending chemical found in food packaging is linked to breathing problems in young babies, researchers have found.

A study showed pregnant mothers with the highest levels of bisphenol A in their bodies were twice as likely to have babies who suffer from wheezing in their first six months.

Wheezing in babies can be a symptom of lung damage, asthma, bronchitis, allergies or an infection.

Bisphenol A, or BPA, which is used to harden plastics, is one of the world’s most widely manufactured chemicals and can be found in dozens of everyday items including baby bottles, CD cases and food and drink packaging.

Because the chemical mimics oestrogen, many scientists believe it interferes with the way hormones are processed by the body.

Although several animal studies have shown it to be safe, others have linked Bisphenol A to breast cancer, liver damage, obesity, diabetes and fertility problems.

The latest U.S. study looked at the BPA levels of 367 pregnant women, with researchers at Penn State College of Medicine measuring levels of the chemical in expectant mothers in the 16th and 26th week of pregnancy.

mardi 7 décembre 2010

Plastique : alerte aux toxiques

Aujourd’hui le plastique est en accusation : baisse de la fertilité, malformations génitales, puberté précoce, cancers, obésité, troubles du comportement et même retards de développement chez l’enfant. En France, l’utilisation de Bisphénol A dans la fabrication des biberons est interdite depuis six mois… Mais si ce composant est dangereux pour la santé pourquoi ne pas étendre l’interdiction à tous les emballages alimentaires ?
 
Des études américaines et canadiennes ont détecté du plastique dans les urines d’environ 90 % de la population ! Mais aucune étude de ce type n’a encore été menée en France. Pollution de notre corps et de la planète. Du plastique disséminé, sur les plages, au fond des rivières, dans l’estomac des oiseaux, l’intestin des tortues... Quelle est la réalité du recyclage du plastique ? Aujourd’hui la France est à la traîne avec seulement 22 % des emballages plastiques recyclés. Faut-il bannir le plastique de notre quotidien ? L’équipe de Pièces à conviction a enquêté dans un monde où les enjeux industriels priment parfois sur la santé et l’environnement. Les journalistes se sont également soumis à un test en laboratoire dont les résultats seront révélés lors de l’émission.
 
Les reportages au sommaire de cette émission : 
  1. Le plastique : menace sur la santé, un reportage de Magali Serre et Khalid Aoutil.
  2. La face cachée du recyclage, un reportage de Paul Labrosse et Antoine Placier
  3. La planète malade du plastique, un reportage de Willy Gouville et Denis Bassompierre
Pour voir l’intégrale de l’émission, cliquez ici

dimanche 19 septembre 2010

Plastique, l'ennemi intime : VERS DES BIOPLASTIQUES ?

Il existe plusieurs solutions alternatives à l'universel plastique. Beaucoup d'écologistes et d'associations appellent au retour du verre pour l'emballage des aliments et des produits pour bébés, au remplacement des innombrables sacs en plastique par des sacs en papier recyclable et recyclé.

Mais, surtout, le plastique biodégradable, fabriqué à partir de ressources renouvelables (maïs, pomme de terre, patate douce, blé, canne à sucre, etc.) ou de pétrole, semble constituer la solution de rechange à l'indestructible matériel.

Ne nous réjouissons pas trop vite, même si la filière du nouveau plastique et son marché connaissent une expansion lente – estimée à 1 million de tonnes en 2011 – quoique prometteuse. Coca Cola, par exemple, a annoncé son intention de produire 30% de ses bouteilles en plastique à partir de matières végétales. Mais le bioplastique rencontre déjà de sérieuses difficultés : où trouver les terres pour produire la monoculture permettant sa fabrication en masse ?

Opposera-t-on les quantités d'eau, importantes, nécessaires à sa fabrication à celles utilisées pour la production vivrière ou le bétail ? L'énergie grise perdue dans les transports des céréales ne va-t-elle pas être colossale et polluante ?

Quant au bioplastique à base de pétrole, s'il ne veut pas devenir un gadget de l'industrie chimique, il doit être dégradable à 90 % pour mériter le label bio. Toutes ces questions demeurent ouvertes, et y répondre prendra du temps. Mais, à l'époque du grand vortex d'ordures et de l'effondrement de la spermatogenèse, existe-t-il d'autre solution que produire des biens recyclables, sains et biodégradables ? Et espérer vivre demain dans un monde… durable ?

Vous pouvez lire l’intégralité du dossier sur LeMonde.fr

Plastique, l'ennemi intime : PLASTIFICATION DU MONDE

Que répondent les industriels du plastique à de telles critiques ? Ils vous renvoient à leur communication, très bien faite et n'évitant pas les questions dérangeantes. D'abord, expliquent-ils, eux utilisent les hydrocarbures pour faire des produits utiles, pratiques, bon marché qui facilitent la vie quotidienne des gens – cela dit, en bout de chaîne, il faut bien les brûler ou s'en débarrasser.

Ensuite, ils ne sont responsables ni de l'incurie de certains citoyens et des industriels – qui jettent n'importe où leurs ordures ou ne les trient pas –, ni d'un recyclage insuffisant ou défectueux par les services publics, ni du suremballage par les marques. Ils n'ont pas tort.

Nous participons tous, producteurs et consommateurs, à la plastification du monde. Quant aux dangers médicaux associés à la migration du BPA et des phtalates dans le corps, les industriels mettent en avant des études qui les minimisent, menées par des scientifiques… ayant travaillé pour eux.

Or, depuis des années, ces études ont été contredites par de très nombreuses recherches indépendantes, ou menées par des sociétés médicales reconnues en Europe comme aux Etats-Unis. De son côté, le neurobiologiste Frederick vom Saal, de l'université du Missouri-Columbia, avance que l'industrie du plastique se comporte comme hier les cigarettiers : "Distorsion, mensonge, tentatives de discrédit."

Il affirme qu'ils ont tenté de l'acheter pour qu'il renonce à publier ses premiers travaux sur le bisphénol A. Il reste, comme le font remarquer les industriels, que nous n'allons pas supprimer l'usage des produits chimiques dans les emballages comme dans quantité d'objets utiles en plastique ou en matériel composite.

L'évaluation des risques doit être faite, des normes doivent être établies. C'est dans cette perspective que l'Union européenne (UE) a adopté, en 2005, à l'initiative des ministres de l'environnement, le système Reach (Règlement sur l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques), obligeant les industriels à prouver l'innocuité de tout produit mis sur le marché.

"No data, no market", décrète Reach ("pas de renseignement sur les risques, pas de mise en vente"). Depuis, l'industrie chimique dénonce les bureaucrates de Bruxelles, brandit le spectre du chômage, si bien que Greenpeace a publié, en 2006, une étude intitulée "Lobby toxique. Ou comment l'industrie chimique essaie de tuer Reach".

La Suédoise Margot Wallström, commissaire européenne à l'environnement de l'Union jusqu'en 2004, déclare dans le film Plastic Planet : "Les industriels ont longtemps espéré faire échec à toute la réglementation." Une musique connue, non ?

Vous pouvez lire l’intégralité du dossier sur LeMonde.fr


Plastique, l'ennemi intime : BISPHÉNOL A, PHTALATES ET SPERMATOGÉNÈSE

Sur Terre, nous produisons 260 millions de tonnes de plastique par an, ce qui correspond à 30 kg par habitant – pour une matière si légère, cela équivaut à 85 paires de chaussures de jogging, 2 000 brosses à dents ou 6 000 sacs d'emballage.

Prenez le bisphénol A, ou BPA, une molécule facilitant la plastification, utilisée dans les tétines et les biberons. Un groupe de 38 experts américains, dont l'étude a été confirmée par soixante autres travaux, a montré que le BPA migre dans le lait, puis dans la thyroïde et les organes sexuels des bébés.

Sont encore incriminés les phtalates, des additifs qui rendent le plastique souple et flexible, très présents dans tous les objets en PVC : eux aussi se déplacent dans le corps, affectent les organes de reproduction, surtout chez les petits. Leur présence dans la fabrication des jouets a été prohibée par un décret du 9 novembre 2006.

Certains d'entre eux, comme le DHEP, ne doivent plus être utilisés dans aucun cosmétique, car ils peuvent endommager le fœtus et réduire la fertilité.

Des études répétées montrent que BPA et phtalates, libérés progressivement lorsque le plastique est chauffé ou fréquemment lavé avec des détergents, agissent comme des perturbateurs du système hormonal et endocrinien, pénètrent les testicules et réduisent la spermatogenèse.

Depuis plusieurs années, nombre de recherches médicales internationales, comme celles de la Société internationale d'endocrinologie, tendent à établir que l'accumulation des additifs du plastique, des composés volatiles des peintures et des parabens, les conservateurs contenus dans les cosmétiques, participent à la baisse massive de la fertilité chez les Occidentaux. Jusqu'à moins 40 % du nombre de spermatozoïdes chez certains hommes en vingt ans. Des études sanitaires associent BPA et phtalates au développement de l'obésité et du diabète.

Autrement dit, si nous voulons survivre au post-modernisme, nous devons entrer dans l'âge du principe de précaution.

Vous pouvez lire l’intégralité du dossier sur LeMonde.fr

Plastique, l'ennemi intime : "SIXIÈME CONTINENT"

Si les océans et les mers ont toujours été une poubelle de choix pour les hommes – selon l'ONG Oceana, on y jette 675 tonnes d'ordures chaque heure –, leurs eaux et les algues finissaient par dégrader et annihiler les détritus. Mais pas le plastique. Aujourd'hui, la grande zone de détritus du Pacifique est estimée à la taille de l'Etat du Texas, voire de l'Europe centrale – d'où son surnom : le "sixième continent".

Il faut savoir que les Américains consomment 2,5 millions de bouteilles en plastique par heure et 25 milliards de tasses à café en polystyrène par an. Chaque année, ils produisent 6,8 millions de tonnes de plastique. Sur cette masse considérable, seules 450 000 tonnes sont recyclées ou incinérées.

Vous pouvez lire l’intégralité du dossier sur LeMonde.fr


Plastique : l'ennemi intime

Un excellent dossier sur les plastiques publié dans le quotidien français LeMonde. Je partage avec vous quelques passages : inquiétant, alarmant, effrayant, préoccupant…et aussi les solutions alternatives aux plastiques tels que le papier et les bioplastiques.

Vous pouvez lire l’intégralité du dossier sur LeMonde.fr


lundi 16 août 2010

Bisphénol A: la substance est présente chez 9 Canadiens sur 10

Neuf Canadiens sur dix ont dans leur organisme du bisphénol A (BPA), un produit chimique industriel utilisé dans les emballages alimentaires et pouvant agir comme un perturbateur hormonal, selon un rapport du ministère de la Santé rendu public lundi.

La présence du BPA dans l'urine est la plus forte chez les adolescents âgés de 12 à 19 ans et la plus faible chez les personnes de plus de 60 ans, selon les résultats d'une enquête de Statistique Canada ayant porté sur 5.600 volontaires entre 2007 et 2009 et destinée à mesurer la présence de plus de 80 contaminants dans leur corps.

"Santé Canada, rappelle le rapport, a fait une évaluation scientifique préalable de l'impact de l'exposition des humains et de l'environnement au BPA et a conclu que cette substance est nuisible pour la santé humaine et l'environnement" selon les critères édictés dans une loi de 1999 sur la protection de l'environnement.

Les catégories à risque à protéger en priorité sont les nouveau-nés et les bébés et c'est ainsi que le Canada a interdit en mars dernier la vente des biberons en polycarbonate contenant du bisphénol A.

Cependant, indique le rapport, "Santé Canada a conclu que l'exposition actuelle au BPA provenant des matériaux d'emballage des aliments ne pose pas de risque pour la santé de la population en général, y compris pour la santé des nouveau-nés et des nourrissons".

La dose journalière admissible au Canada est de 25 microgrammes par kilogramme de poids corporel.

Or, la moyenne de concentration de bisphénol A chez les Canadiens s'est établie à 1,16 microgramme par litre d'urine.

Le bisphénol A se comportant comme un oestrogène et donc risquant d'affecter le système hormonal, il est soupçonné d'augmenter les risques de puberté précoce chez les femmes, de cancer de la prostate ou du sein et d'anomalies de reproduction. De tels effets ont été observés chez des rongeurs de laboratoire.

Mais de nombreuses études commandées par les industriels qui l'utilisent massivement comme additif dans le plastique de type polycarbonate pour bouteilles d'eau et revêtement de canettes, tendent à démontrer que ces craintes ne sont pas scientifiquement fondées chez l'homme.


jeudi 29 juillet 2010

Phtalates dans les emballages : Le Nutella pourrait vous rendre stérile

J’avoue être un amateur invétéré de Nutella, j’en mange tous les jours. Mais cette nouvelle a de quoi inquiéter. Mais qu’attend donc Ferrero pour changer son emballage?


Dans un reportage diffusé, ce mardi, sur Arte, on apprend que le Nutella contient du PEHP, le phtalate le plus dangereux. La substance migre, à chaque fois, de l'emballage dans le produit, affirme dans ce documentaire le Dr Marike Kolossa-Gehring, toxicologue à l'Office fédéral allemand de l'environnement, responsable d'une étude sur le sujet.Lors de ces analyses, une forte concentration de DEHP, le phtalate considéré comme le plus dangereux, a été détecté dans les tartines de Nutella.

Une présence confirmée par le producteur même de cette pâte à tartiner, mais en "quantité inoffensive", affirme Ferrero. Il faudrait, selon le groupe italien, manger des quantités énormes de Nutella pour que des risques de stérilité apparaissent.

Les experts sont unanimes : les phtalates agissent comme un leurre hormonal et provoquent principalement des dérèglements hormonaux. La stérilité chez les hommes en est un exemple (il y a de plus en plus de cas en Europe). Ce "poison" agit même avant la naissance, chez la femme enceinte, nous dit-on.

En 2008, des chercheurs de l’Inserm ont ainsi démontré expérimentalement, en reproduisant in vitro le développement d’un testicule, que les phtalates étaient «délétères pour la mise en place du potentiel reproducteur masculin dans l’espèce humaine». Dans les pays industrialisés, on estime actuellement qu’un homme produit deux fois moins de spermatozoïdes que son grand-père n’en produisait au même âge.

La législation européenne interdit l’utilisation des phtalates dans les jouets depuis janvier 2007, à la suite de leur classification comme «toxiques pour la reproduction» par la Commission européenne. En France, la députée UMP Valérie Boyer a déposé début juillet une proposition de loi visant à interdire les phtalates à l’hôpital: les dispositifs médicaux à destination des femmes enceintes, des prématurés, des nourrissons et des enfants pourraient être débarrassés de ces produits chimiques.

Une autre étude menée par l'Office fédéral de l'environnement montre également le danger que cela représente chez les jeunes enfants. Sur 600 enfants examinés, 100% d'entre eux présentaient des traces de phtalates dont cinq importants. Chez 20% d'entre eux, cette présence était en "quantité critique", autrement dit toxique.

Notons que le Nutella n'est pas le seul produit dans lequel on retrouve ces phtalates, on en retrouve dans certains paquets de bonbons, dans les bouteilles de coca-cola et même dans certains laits bios. Mais ce sont aussi et surtout les produits venant d'Asie qui sont pointés du doigt.

Sources: RTBF - 20 minutes

mercredi 21 juillet 2010

L'emballage qui tue

La semaine prochaine Arte diffusera le documentaire : L’Emballage qui tue. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Face à la hausse du nombre de substances toxiques dans les aliments, scientifiques et consommateurs donnent l'alerte.

À l'heure où les produits "longue conservation" sont de plus en plus prisés, les clients ne soupçonnent pas l'existence de substances dangereuses dans les emballages hermétiques et dans les aliments avec lesquels ils sont en contact. C'est le cas du Bisphénol A, que l'on trouve dans les contenants en plastique rigide et qui peut provoquer des maladies cardiaques ou affaiblir le système immunitaire. Même risque avec les phtalates utilisés pour plastifier les matériaux servant au conditionnement. Agissant comme des hormones, ils peuvent entraîner la stérilité chez les hommes. Nombre de produits figurent sur la liste des substances interdites par l'Union européenne mais comme celle-ci importe massivement des produits venus d'Asie, où les réglementations ne sont guère restrictives...


mercredi 11 novembre 2009

BPA dans les emballages : la dysfonction érectile

D’après une étude publiée cette semaine dans la revue "Human Reproduction", une exposition à de fortes doses de bisphénol A (BPA) cause des troubles sexuels chez les hommes.

Le BPA est utilisé dans de nombreux produits de consommation courante, notamment les bouteilles en plastique ou les canettes en métal. Plusieurs fabricants de biberons ont récemment annoncé avoir cessé d'utiliser ce composant chimique, qui peut se détecter dans les urines d'environ 90% de la population américaine.

Les scientifiques craignent qu'une exposition au BPA ne perturbe les systèmes nerveux et reproductifs, avec le développement possible de cancers de la prostate et du sein. L'an dernier, une étude préliminaire avait lié le bisphénol à des risques possibles de maladies cardiaques et de diabète. (source)
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Il y a quelques mois, je me demandais: À quand l’interdiction du BPA dans les matériaux alimentaires?

Sur cette question, le principe de précaution devrait être préconisé. Il faut interdire le BPA de tous les matériaux utilisés dans l'alimentaire. Quand on sait qu’un composé toxique n’est pas indispensable, pourquoi faire courir des risques à la population surtout quand des alternatives pas forcément plus onéreuses existent ?


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mardi 7 juillet 2009

Food packaging leaks BPA, phthalates

At least 50 chemicals capable of interfering with hormones is permitted in packaging in the United States and the European Union, a recent study says.

Most people don't worry about what's in food packaging, but the cans, boxes and bottles used as containers for everything from pop to microwave popcorn are an underappreciated route of exposure to synthetic compounds able to disrupt normal hormone functions, according to a new study.

The number of chemicals capable of interfering with hormones and permitted in packaging in the United States and the European Union is at least 50, the study said. The best known are bisphenol A (BPA), which mimics estrogen and is used to make polycarbonate, and phthalates, which are added to plastic to make it more flexible and is able to block the production of testosterone. Because food regulators around the world generally follow each other's leads, the list of chemicals would be largely similar in Canada.

Some researchers are worried that these chemicals are able to leach out of packaging, with possible health effects, much in the same way that the ancient Romans were inadvertently exposed to lead through their use of the dangerous heavy metal in water pipes.

Food packaging is a large but underestimated source of chemical food contamination,” contends Jane Muncke, a Swiss environmental toxicologist who conducted the study.

The view that residues are dangerous is disputed by companies making packaging and by regulators, who say exposures are far too low to be of any consequence.

But the study, which appears in the current issue of the journal Science of the Total Environment, is one of the first to try to survey the extent of the trace chemical residues migrating out of packaging into the foods and drinks by reviewing more than 140 scientific reports on the subject.

In many of these reports, researchers detected contaminants leaking from packaging. These include: perfluorinated compounds, used to line containers to make them grease and water resistant but are under investigation as cancer-causing agents; triclosan, an anti-bacterial compound that has leached into flour and rice from containers, and the biocide ortho-phenylphenol, which has been detected in beer.

Although packaging chemicals amount to inadvertent additives to food, there is no requirement that consumers be told about them on ingredient labels.

Health Canada, in response to questions from The Globe and Mail, said that because these compounds aren't deliberately placed in food, they don't come under disclosure rules.

“Health Canada does not require the labelling of trace additives used in food packaging materials because these chemicals are not intentionally added to foods and do not fall under the definition of food additives, which require mandatory labelling,” the agency said.

Although there is a vast variety of packaging materials, ranging from cardboard to metal cans to glass, the study says plastic most often comes into contact with the food or beverage, even if the containers aren't at first glance made of the petroleum product.

Most tin cans, for instance, have a liner made of an epoxy resin that contains BPA. Glass containers typically have lids with plastic inside them, and plastic is a liner of the Tetra Paks used for many juices.

Plastics are complex mixtures that can contain numerous additives, catalysts and other materials, increasing the odds that they contain something that is biologically active. “Even manufacturers of plastics do not know the full extent of chemicals that are present in their products,” Dr. Muncke said. “Virtually all food contact materials are plastic, or coated/lined with plastic-type materials.”

The hormonally active compounds cited in the paper that are permitted in packaging are not household names and include many compounds known mainly to chemists, such as benzophenone (an ultraviolet light blocker in plastic packaging), nonylphenol ethoxylate (a wetting agent ), and methylparaben, (an anti-fungal agent).

The concern over hormonally active compounds leaching into foods from packaging is relatively new. Up until now, food safety regulators have focused almost all of their attention on traditional food contaminants, such as lead, mercury, dangerous microbes and pesticides. But that may be changing.

Last year, Health Canada proposed banning BPA from plastic baby bottles and has asked infant formula makers to minimize the amount of the chemical leaching from their tin cans, the first time that a regulator has taken aim at a hormonally active compound widely used in food packaging.

But Health Canada says BPA exposures from packaging are too low to be a concern for older children or adults. In the United States, there is a congressional request to the Food and Drug Administration to review research on the safety of BPA in food contact uses.

The packaging industry says the traces of packaging materials that get into food are nothing to worry about and many currently used products enhance safety. The North American Metal Packaging Alliance, a Washington-based trade group for can makers, said last month that “there is no readily available” alternative to BPA, which allows high temperature sterilization of canned food, preventing microbial contamination.

Dr. Muncke works for a company that makes equipment for packaging, Emhart Glass SA. The study carried a statement saying the company doesn't restrict her freedom to conduct or publish research.

The study said illnesses associated with hormones that have been increasing in frequency include breast and prostate cancers, obesity, insulin resistance and autoimmune diseases. It said the possibility that the incidence of these diseases is linked to chemical contaminants in foods needs to be studied.
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jeudi 5 mars 2009

Bisphénol A : À quand l’interdiction du BPA dans les matériaux alimentaires?

Le fameux Bisphénol A (ici et ) fait encore parler de lui.

En France, le Réseau Environnement Santé (RES), qui regroupe des organisations non gouvernementales, des scientifiques et des professionnels de santé, vient de lancer une campagne visant à interdire le bisphénol A (BPA) dans les plastiques alimentaires, en application du principe de précaution.

Au Canada, Le Globe & Mail rapporte aujourd'hui que des tests menés par Santé Canada montrent que la grande majorité des cannettes de boissons gazeuses ou de boissons énergisantes vendues au pays contiennent du bisphénol A (Cliquez ici pour voir la vidéo).

Après les biberons, les bouteilles en plastique et les conserves, et donc désormais les canettes, quel sera le prochain sur la liste?

Sur cette question, le principe de précaution devrait être préconisé. Il faut interdire le BPA de tous les matériaux utilisés dans l'alimentaire. Quand on sait qu’un composé toxique n’est pas indispensable, pourquoi faire courir des risques à la population surtout quand des alternatives pas forcément plus onéreuses existent ?
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mardi 19 août 2008

FDA: BPA is safe for food and beverage packaging

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The U.S. Food and Drug Administration has reaffirmed its previous opinion that bisphenol A (BPA) is safe at the levels generally found in packaged foods. This comes shortly after the European Food Safety Authority came to a similar conclusion about the controversial chemical.
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BPA is used in a range of packaging, most commonly soft-drink bottles. But it’s also found in metal can linings, cups, and many other plastic products.
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The FDA’s opinion on BPA is likely to stir up an already heated debate about the chemical. The scientific community for years has questioned the safety of BPA, particularly when ingested by infants. Many cite evidence that it is a carcinogen.
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Among the most prominent of dissenting opinions is the state of California, which is considering a ban on BPA.
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According to many sources, BPA is found in the urine of more than 90% of Americans. However, the European Food Safety Authority’s recent judgment on BPA noted that humans eliminate the chemical from the body faster than animals that were tested for effects of BPA exposure.
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The full version of the FDA bisphenol A draft is available online.
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